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 En hommage à Erwan
 le 28.11.2009 à 22 h 18 - mis à jour le 02.12.2009 à 21 h 35 Réagir : Partager :        
 

"On créé une association ou on en crève. Voilà." Daniel Primot, le père d'Erwan résume ainsi, avec courage, le combat qu'il mène avec son épouse, Corinne et leur fille Maeva depuis neuf mois, date à laquelle ils ont perdu leur fils et frère.

Erwan avait 15 ans, il était interne au lycée professionnel de Plouhinec, il était sportif, généreux, "toujours prêt à aider les plus jeunes et les plus faibles"  souligne son père, et il est décédé brutalement, lors d'un cours de sport, le 27 février dernier. "Mort naturelle on appelle ça" lâche Corinne Primot, sa mère, qui ajoute dans un souffle : "quel mot horrible."

Depuis ce jour, ils se battent ... pour survivre. Se renseignent, constatent que d'autres enfants, en France, de l'âge de leur fils, ou plus jeunes, sont morts aussi d'un malaise cardiaque. Théo, Hugo, Ludovic, Anne-Charlotte,..."On pourrait se dire" poursuit Corinne Primot "que cela n'arrive qu'aux autres, qu'on est protégé de ça...mais c'est faux. Un malaise comme ça peut arriver chez n'importe qui, n'importe où, à la maison, dans la rue, à l'école,..."

Corinne et Daniel Primot poursuivent leurs recherches, contactent deux autres associations de parents, l'Association Anne-Charlotte et Pour toi, mon coeur, rencontrent des professionnels du monde médical, tissent des liens avec la Croix Rouge Française, les Pompiers...Et le doute émerge, lancinant : Erwan aurait peut-être pu être sauvé, si les gestes de premiers secours lui avaient été prodigués tout de suite, si un défibrillateur automatisé externe (appareil  dont le rôle est d'analyser le rythme cardiaque et qui permet, en cas de nécessité de délivrer un choc électrique) avait pu lui être appliqué....

Leur constat est aujourd'hui sans appel : les défibrillateurs automatisés externes sont inexistants ou en nombre totalement insuffisants dans les communes et lieux publics et le nombre de personnes formées, en France, aux gestes de premiers secours, aux gestes qui sauvent, est totalement insuffisant. Corinne Primot lance les chiffres : 7% de la population française formés au PSC 1 (prévention et secours civiques de niveau1) contre près de 95% en Allemagne. Le grand public n'est donc quasiment pas formé, le monde enseignant non plus, les élèves qui, à la fin de la classe de troisième, devraient tous être diplômés en PSC1 ne le sont pas davantage.
Faute de budget, faute de temps, faute de formateurs, faute de volonté politique, aussi : Corinne et Daniel Primot ne mâchent par leurs mots. Alors, pour agir, ils créent, avec le soutien de leur fille Maeva, l'association En hommage à Erwan ; elle naît le 2 juin 2009 et a pour objectif  de "faire voter une loi, rendant obligatoire, les défibrillateurs dans toutes les écoles et lieux publics, incluant également, l’information et la formation des encadrants scolaires et périscolaires aux gestes de premier secours"  

Ils lancent, parallèlement une pétition dans ce même sens, qui a recueilli près de 9000 signatures.

Aujourd'hui, Corinne et Daniel Primot poursuivent leur combat et lancent un appel vibrant à ce que le plus grand nombre se forme aux premiers secours : pour visionner, cliquez ici
 
Une association, En hommage à Erwan, pour tenter de survivre à l'impensable : la mort d'un enfant, de son enfant. Une association, En hommage à Erwan. Une 2ème chance pour tous, pour que cela n'arrive pas à d'autres. Une association, pour inciter chacun à devenir le premier maillon de la chaîne de secours.

Pratique :
En hommage à Erwan
M. et Mme Primot au 02.98.82.21.58. ou 06.66.45.00.72.
Le site de l'association, cliquez ici.

 le 28.11.2009 à 22 h 18 - mis à jour le 02.12.2009 à 21 h 35 Réagir : Partager :        
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