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 Cérémonie d’hommage aux marins à Kérity
 le 19.06.2011 à 21 h 21 - mis à jour le 20.06.2011 à 21 h 20 Réagir : Partager :        
 

Par leur résistance à l’occupant sur le territoire national ou leur engagement dans la marine de guerre ou dans la marine marchande des Forces Navales Françaises Libres, beaucoup de marins, consciemment ou non, volontairement ou non, ont marqué l’Histoire de leur empreinte.

C’est dans cet esprit de refus de la défaite ou de résistance à l’occupant que Pascal MAILHOS, Préfet du Finistère a souhaité mettre à l’honneur deux citoyens de la commune de Penmarc’h, pour leurs engagements et actions pendant la seconde guerre mondiale.

Le Préfet s’est rendu samedi 18 juin dans l'après midi sur le quai Général de Gaulle au port de Kérity où, en présence de Jacqueline Lazard, maire de Penmarc’h et la Délégation générale du Souvenir Français, il a rendu hommage à François Péron, compagnon de la Libération né à Penmarc’h, mort fusillé à Concarneau et inhumé à Saint-Guénolé et Baptiste Julien Marie DUPUIS, né à Penmarc’h, engagé dans les Forces Navales Françaises Libres, décédé à son poste de combat sur l’aviso Commandant Duboc.


François PERON

François PERON est né le 16 février 1904 à Saint-Guénolé en Penmarc’h. Marin pêcheur à Saint-Guénolé, il est démobilisé après l’armistice de juin 1940.

Un soir de novembre 1940, alors qu’il se trouve avec d’autres pêcheurs au café de l’Océan à Saint-Guénolé, une patrouille allemande fait irruption pour une vérification d’identité.

François PERON est en règle mais il s’exécute avec une telle mauvaise grâce qu’une bagarre éclate bientôt entre les allemands et lui. PERON est assommé et conduit à la Kommandantur, il est enfermé puis déféré dès le lendemain à la prison de Quimper.

Un mois plus tard, il est traduit devant un conseil militaire allemand pour violence et voies de fait contre des militaires allemands et condamné à mort.

Le 10 février 1941, veille du jour de son exécution, il bouscule une sentinelle, sort de sa cellule, passe à travers une lucarne et saute d’une hauteur de sept mètres dans un jardin voisin. Malheureusement, il se casse une jambe en sautant et est repris au bout de quelques minutes seulement.

Conduit à l’hôpital, les allemands veulent l’exécuter sur le champ ! Le médecin et le préfet s’y opposent en prétextant que François PERON doit être plâtré et qu’il ne pourra marcher avant quarante jours. Admis à l’hôpital de Concarneau dans une chambre grillagée, il voit son dernier recours en grâce rejeté.

Le 25 février 1941, porté sur un brancard, faisant preuve jusqu’au bout du plus grand courage, François PERON est fusillé à Kériolet en Concarneau. Il est inhumé à Saint-Guénolé.

François PERON sera fait Compagnon de la Libération par décret du 17 août 1941.


Baptiste Julien Marie DUPUIS

Fils de marin pêcheur, Baptiste Julien Marie DUPUIS est né le 1er juillet 1909 à Penmarc’h. Son père décède dans un naufrage alors qu’il a 14 ans.

Devenu marin pêcheur à son tour, il est mobilisé en août 1939. Il prend part à la campagne de France et pendant la débâcle, après avoir été mitraillé par les Allemands avec son unité en rejoignant Dunkerque, il parvient à rentrer à Penmarc’h par ses propres moyens.

Refusant la défaite, il décide de partir pour l’Angleterre, en laissant sa femme et ses deux enfants derrière lui.

Dans la nuit du 23 au 24 juin 1940, avec quelques camarades, il « emprunte » un canot de pêche, le Notre-Dame de Bon Conseil, dans le port de Kérity et parvient en Grande-Bretagne après trois jours de traversée.

Engagé dans les Forces Navales Françaises Libres, il est affecté comme quartier-maître de manœuvre sur l’aviso Commandant Duboc. Il prend part sur le Duboc à l’expédition de Dakar visant à rallier l’Afrique occidentale française à la France Libre.

Cette opération sera un échec et Baptiste Julien Marie DUPUIS est grièvement blessé à son poste de combat par un des obus tirés de la côte le 23 septembre 1940. Il décèdera des suites des ses blessures le lendemain et sera inhumé en mer.

Pour son engagement, son courage et sa mort au combat, Baptiste Julien Marie DUPUIS, français libre, citoyen de Penmarc’h, recevra la Croix de la Libération par décret du 1er février 1941.

 
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 le 19.06.2011 à 21 h 21 - mis à jour le 20.06.2011 à 21 h 20 Réagir : Partager :        
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