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 Pêche : « Arrêter l'hémorragie »
 le 12.01.2014 à 22 h 09 - mis à jour le 15.01.2014 à 22 h 45 Réagir : Partager :        
 

Ce vendredi 10 janvier 2014, la CCI de Quimper a détaillé les chiffres 2013 de la pêche en Cornouaille : l'ensemble des 7 ports du territoire enregistre une baisse du tonnage débarqué de -2,72% (4 5781 tonnes) et une baisse en valeur de -2,09% (136 448 K€). Du fait du départ de plusieurs bateaux, « on pensait que cela aurait été pire pour 2013 » reconnaît Jean-François Garrec, président de la CCI.

Et les perspectives sur l'évolution de la flottille ne sont pas bonnes. « Oui, il y a encore des bateaux qui vont quitter les ports cornouaillais » avertit Christophe Hamel, directeur des criées. Il pense au départ d’une dizaine de hauturiers. « C'est énorme sur une flottille composée de 74 unités ». Et « on a généralement l'information quand le bateau vendu quitte le port » constate encore le responsable.
De son côté, Pierrick Joncour, vice-président de la CCI, est aussi pessimiste pour l’avenir, d’autant que, selon lui, « construire un bateau n’est plus rentable ». Et puis l’élu s’inquiète aussi de la vocation : nostalgique, il cite le temps où les promotions à l'école de pêche comptait 125 élèves dont une centaine en faisaient leur métier, alors qu'actuellement, ils sont 20 en classe et seulement 5 ou 6 iront à la pêche. « Le problème est aussi là ».

En octobre dernier, Jean-François Garrec, entouré de professionnels de la pêche, avait déjà tiré la sonnette d'alarme face à l’érosion progressive de la flotte de pêche et de ses conséquences. En ce début janvier, il précise, qu'en trois ans, le nombre d'emplois dans la filière pêche en Cornouaille est passé de 8 000 à 5 470.

Pierrick Joncour, avec son franc-parler, regrette aussi que les bateaux ne fassent pas assez de marées. Il cite ceux de l'armement Porcher, en Bretagne nord, qui réalisent « 320 jours de mer alors qu'ici c'est 100 de moins ».
Pour parer à la diminution des bateaux (plan de casse de ces dernières années, vente de bateaux à l'étranger), il faut aller chercher du poisson ailleurs pour alimenter nos mareyeurs installés sur nos ports préconise Jean-François Garrec. L'objectif est de faire débarquer 5 000 tonnes en 2014 contre 1 000 en 2013.
Dans cette optique, la CCI mène des actions commerciales : elle tenait notamment un stand au salon Conexar de VIGO en Espagne.

Réduction de charges en vue
La CCI, qui affiche, sur la partie port de pêche, un déficit comptable de l'ordre de 500 000 euros se doit, « pour arriver à l'équilibre, de mutualiser les équipements et le personnel » indique le Président de la CCI. « Il n'y aura pas de suppressions de postes, mais des départs en retraite ne seront pas remplacés ». Actuellement 147 salariés de la CCI travaillent sur les criées de Cornouaille.
Toujours dans un souci de réduction de charges, la vente du soir à Loctudy vient, depuis le début 2014, d'être stoppée. Celle du matin est néanmoins conservée.

Enfin, la filière va prochainement devoir mettre en place la traçabilité, afin que le consommateur puisse, sur l’étale du poissonnier, savoir à quelle date, à quelle heure et dans quelle zone le poisson a été pêché. Pierrick Joncour n’a pas hésité à dénoncer « les contraintes administratives devenues insupportables pour les producteurs » expliquant que sur un trait de chalut, un bateau peut traverser plusieurs zones de pêche.

Malgré ce tableau sombre, 3 ports cornouaillais se positionnent dans le top 10 des ports français : le Guilvinec en 3ème position, Saint-Guénolé en 7ème et Concarneau en 8ème. L'ensemble des ports cornouaillais représente un quart de la pêche fraiche française.

 
 le 12.01.2014 à 22 h 09 - mis à jour le 15.01.2014 à 22 h 45 Réagir : Partager :        
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