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 Plomeur. L'hommage à Louis Méhu.
 le 12.06.2014 à 22 h 26 - mis à jour le 13.06.2014 à 23 h 19 Réagir : Partager :        
 

Ses mots, pleins d'une émotion contenue, ont résonné ce jeudi 12 juin, à l'ombre de l'église de Plomeur, là où est enterré l'enfant du pays qui a donné sa vie, il y a 70 ans pour sa commune.

Ronan Crédou, premier magistrat de Plomeur, a rappelé dans son hommage solennel rendu à Louis Méhu, qui fut maire de la commune pendant la Seconde Guerre mondiale que celui-ci était, tout comme son secrétaire de mairie, Isidore Le Garo,  mort en héros pour la France. Tous deux, a encore précisé Ronan Crédou "ont donné leur vie pour que Plomeur ne devienne pas un autre Oradour-sur-Glane." L'un - Louis Méhu - a été pris en otage par les Allemands le 6 juin 1944, accusé d'être un des chefs de la Résistance,  puis torturé à la prison Saint Gabriel de Pont-l'Abbé et exécuté le 12 juin. Il avait 60 ans.  Louis Méhu fut un des six maires à mourir ainsi pendant la guerre.  L'autre - Isidore Le Garo, son secrétaire de mairie - a été déporté à Neuengamme où il décédera, comme vingt autres Bigoudens.
L'épouse de Louis Méhu, Marie-Louise Le Corre n'apprit que le 19 juin 1944, soit sept jours plus tard, que son mari avait été assassiné par les Allemands. 

Dans son hommage, Ronan Crédou associera toujours les deux noms - Louis Méhu et Isidore Le Garo -  retraçant avec détail ces quelques jours - entre le 6 et le 12 juin 1944 - où la folie et la barbarie nazies se sont acharnées sur la petite commune du pays bigouden. Plomeur aurait pu, alors, rappellera Ronan Crédou, connaître le même sort tragique que le village martyr d'Oradour-sur-Glane. Les Allemands se disaient prêts à tuer femmes et enfants. Plomeur ne sera pas Oradour, mais paiera un lourd tribut, à la Torche notamment où 17 hommes furent massacrés et fusillés. 

Au cours de cet hommage, Corentin Souron a pris également la parole, retraçant la vie à Plomeur pendant cette guerre. Il n'avait alors que 5 ans, son frère Emile, quelques années de plus. Evoquant des scènes très concrètes de la vie quotidienne, comme le travail des femmes à la ferme, pour remplacer leurs maris partis combattre au front, Corentin Souron a su émouvoir son auditoire, lorsqu'il évoquera, notamment, le 7 juin 1944 où, alors qu'il était en classe avec ses camarades, les Allemands vinrent arrêter leur instituteur, François Moulin. Les quinze enfants présents lors de la cérémonie, ont écouté, attentivement, leur aîné parler de cet événement, qui peut leur parler plus particulièrement, à eux, qui sont actuellement scolarisés. 

C'est d'ailleurs en s'adressant aux enfants et à leurs enseignants que Ronan Crédou, après le dépôt de gerbe sur la tombe de Louis Méhu,  le Chant des partisans et celui de la Marseillaise a conclu cette cérémonie. En rappelant qu'il faut se souvenir et ne pas oublier ces moments tragiques, le maire a rappelé l'importance du devoir de mémoire et de la transmission, des anciens vers les plus jeunes, des enseignants vers leurs élèves. 
 


 

 

 
 le 12.06.2014 à 22 h 26 - mis à jour le 13.06.2014 à 23 h 19 Réagir : Partager :        
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