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 « Il faut garder le système des criées. »
 le 15.01.2015 à 22 h 43 - mis à jour le 15.01.2015 à 22 h 51 Réagir : Partager :        
 

Ce jeudi 15 janvier 2014, la CCI de Quimper a détaillé les chiffres 2014 de la pêche en Cornouaille : l'ensemble des 7 ports du territoire enregistre une baisse du tonnage débarqué en criée de -8,09% (42 078 tonnes) et une baisse en valeur de -4,22% (127 966 K€).
Si la pêche côtière présente sur l’année écoulée une hausse de 7% en tonnage, la pêche hauturière affiche, elle, un net recul de 12,4%. Les tempêtes de début d’année peuvent expliquer ce recul, mais la Cornouaille a aussi perdu 12 hauturiers en 2014 (7 au Guilvinec, 4 à Concarneau et 1 à Penmarc’h).

Face à la diminution du tonnage débarqué, Jean-François Garrec président de la CCI Quimper Cornouaille, propose de « remoderniser les ports de Cornouaille » car, selon lui, « l’activité pêche de la plupart des ports ne couvre pas les frais fixes des équipements ». Il propose donc de « transformer certains bâtiments, afin de les mettre à disposition d’autres entreprises » qu’elles soient, ou pas, liées à des produits de la mer.
« Depuis 8 ans, on a perdu 20 000 tonnes de poisson blanc » constate le président de la CCI qui rappelle que « la CCI gère les infrastructures » et n’est « pas responsable des décisions prises à Bruxelles ». « On essaie de mutualiser au maximum, mais il y a trop d’infrastructures par rapport aux équipements » analyse le président.
Aujourd’hui, il estime aussi qu’ « il faut garder le système de criées, c’est un modèle commercial magnifique, mais il faut l’améliorer et diminuer les frais ».

En 2014, comme en 2013, la CCI n’a pas remplacé les départs de personnels. Cela représente 10 départs. Ce devrait être du même ordre en 2015.
Ainsi, en 8 ans, les effectifs de la CCI dédiés aux ports de Cornouaille sont passés de 250 à 137 personnes.
« On s’adapte à la baisse des navires » explique Christophe Hamel, directeur des criées. Il prend Loctudy en exemple : « le passage à une seule vente par jour au lieu de deux a permis de réduire les charges de personnel ».

Le Président Garrec promet toutefois que « la CCI continuera à moderniser les équipements », mais assure qu’ « il faut diminuer les infrastructures pour réduire les charges, pour éviter que les bâtiments deviennent des friches industrielles (…) Cela permettra d’apporter des emplois sur les ports.

Si la gestion des équipements inquiète la CCI d’un plan comptable, Pierrick Joncour, armateur à St Guénolé et vice président de la CCI en charge des ports, a redit toute son inquiétude sur la problématique à trouver de la main d’œuvre : « on aura bon trouver des solutions pour racheter des bateaux, faudra-t-il encore trouver patrons ? ».

Pour ce qui est justement de conserver les bateaux (une quinzaine seraient à vendre sur le quartier du Guilvinec), Philippe Le Carre, directeur des ports et nouveau secrétaire général de la CCI depuis le premier janvier, dit regarder de près le fond mis en place en pays de Loire. La CCI aurait un projet analogue dans ses cartons, un projet qui pourrait être un fond public privé, mais la CCI de Quimper attend de voir la jurisprudence (l’eurocompatibilité) de ce fond initié en pays de Loire.

Comme lors de ses vœux, Jean-François Garrec a rappelé que « la Cornouaille reste la première place de pêche fraîche » et que « les criées commercialisent la moitié de la pêche fraîche bretonne ».

 
 le 15.01.2015 à 22 h 43 - mis à jour le 15.01.2015 à 22 h 51 Réagir : Partager :        
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