Actualités tous les articles...
   Si vous souhaitez recevoir notre lettre d'infos,
merci de renseigner votre email :
      Envoyer
 « Le droit de penser autrement »
 le 12.02.2015 à 22 h 47 Réagir : Partager :        
 

Rien ne va plus entre Sur un Air de Terre et la Communauté de communes du pays bigouden sud (CCPBS). Implantée en pays bigouden depuis 2008, et notamment à l'initiative des festivals Eco to Bigoud, l'association éco-citoyenne se dit dans une position fort délicate.
Depuis 2011, l'association était liée avec CCPBS pour l'opération «Arrêtons de faire trinquer la planète », une opération qui vise notamment à sensibiliser les organisateurs d'évènements sur l'utilisation de gobelets réutilisables, de toilettes sèches...
La subvention annuelle de 4 600 euros était, selon l'association, renouvelée d'année en année, avec « un travail constructif dans les deux sens ». Néanmoins, depuis mars 2014 et les élections municipales, « la donne a changé » ont constaté les membres de Sur un Air de Terre qui précisent : « zéro communication de la part de la CCPBS».

Juste avant Noël, l'association a reçu un courrier de la CCPBS lui notifiant la fin du partenariat. Les 10 000 gobelets réutilisables sont désormais dans les bureaux de la CCPBS. S'ils dénoncent la « méthode très radicale et très sèche », les membres de l'association, qui avaient réunis l’ensemble de ses partenaires jeudi soir, avancent, pour justifier la fin du partenariat, l'engagement de Sur un Air de Terre  à militer contre le projet de port de plaisance. En effet, l'association a rejoint le collectif Au nom du ster en 2012. Pour Alain Thomas, à l’origine de ce collectif, « il n'y a aucun doute, cela s'appelle une sanction ».

« C'est une décision prise au bureau communautaire » explique pour sa part Philippe Méhu, vice-président en charge des déchets et joint par téléphone. « C'est un choix du moment, on a du prendre des arbitrages financiers. Certes, il y a eu un travail fait et reconnu, mais on a souhaité, pour l'instant, le mettre entre parenthèses ». Interrogé sur l'éventuel lien entre la prise de position de l'association sur le projet de port de plaisance au Guilvinec et la décision du bureau, l'élu n'a pas souhaité réagir « à cette interprétation » : « j'appartiens à un bureau et je suis solidaire ». « Je fais la part des choses » promet de son côté Raynald Tanter, président de la CCPBS, qui précise n'y voir « aucune relation de cause à effet ». « Il n'y avait plus de convention avec l'ADEME(Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), et la CCPBS est désormais à même de gérer les gobelets. Leur utilisation est rentrée dans les moeurs. On est prêt à retravailler avec Sur un Air de Terre si des actions d'éducation à l'environnement se présentent » complète l’élu.

« Quand on a une politique volontariste, on la mène jusqu'au bout. Le tri sélectif a mis 17 ans, et là, ils arrêtent une opération au bout de 4 ans. Pour le déchet festif, c’est un travail de longue haleine » déplore Sofi Vairon, salariée de l’association.
Alors, aujourd'hui, l'association s'interroge : « pouvons nous continuer à vivre et travailler en coopération avec nos institutions, ici, en ayant des opinions différentes sur certains projets ? » « La bonne santé d'une démocratie, c'est d'être capable de s'occuper de ses contre- pouvoirs » pouvait-on aussi entendre ce jeudi soir dans le local de l'association.

Le 9 février dernier, l'association a de nouveau écrit à la CCPBS pour rencontrer le bureau « dans un esprit constructif ».
Lundi 16 février, ils ont rendez-vous avec la députée Annick Le Loch. « Après on verra, on va faire étape par étape. On ne veut pas la guerre à tout prix » conclut Sofi Vairon.
Une lettre de soutien est à disposition au local de l'association situé rue de Kerentrée à Pont-l’Abbé. 

Ci-dessus : adhérents, sympathisants, partenaires de "Sur Un Air de Terre", tous réunis au local de l'Association le jeudi 12 février pour prendre connaissance de la situation.

 
 le 12.02.2015 à 22 h 47 Réagir : Partager :        
 Laissez un commentaire
Rédiger un commentaire ici...


Suivez-nous sur Facebook

 Les dernières vidéos...
Le Malamok est mort. 1er-Mai. « Faire barrage à l'extrême droite.» Les adhérents maintiennent la pression. Bernard Berrou, un passager dans la baie. Une marche de soutien au Malamok.