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 « J'investis pour préparer l'avenir »
 le 07.03.2015 à 22 h 35 - mis à jour le 09.03.2015 à 08 h 06 Réagir : Partager :        
 

Julien Le Brun est fils et petit-fils de marin pêcheur. Et depuis tout petit, ce Plobannalecois n'a qu'une idée en tête : être en mer. Après la troisième, il entre à l'école des pêches au Guilvinec. Deux ans après, le BEP en poche, il trouve son premier emploi. Il apprend vite et on lui fait confiance. A l'âge de 20 ans, il est second patron en remplacement.
Avec à peine 5 ans d'expérience, il achète en 2004 son premier bateau, un chalutier de 14,5 mètres qu'il appelle « Caraïbe ». 5 ans plus tard, il acquiert « Les Antilles ». En 2011, après quelques hésitations aux vues de l'ampleur et du poids financier du projet, il construit un bateau neuf « Le Lagon » au chantier Hénaff au Guilvinec. Et en ce début d'année 2015, un 4ème chalutier, « L'Oasis », est venu compléter son jeune armement.

De ce parcours, Julien Le Brun ne cache pas sa fierté, d’autant qu’à 33 ans, il emploie 19 personnes dont 16 marins et deux apprentis… et les emplois induits à terre sont, selon lui, de l’ordre de 80. Mais le jeune homme garde les pieds sur terre.

Il rappelle aussi que son entreprise reste fragile : « si demain, Bruxelles interdit de pêcher de la langoustine, ou encore si le gazole double de prix, mes bateaux restent à quai ».
« Je ne fais pas cela pour l'argent, mais pour garder une activité dans le secteur. J'investis pour préparer l'avenir. Il y a malheureusement beaucoup de départs en retraite en prévision » indique également Julien Le Brun.

Interrogé sur le recrutement, le jeune entrepreneur reconnait que « le recrutement est difficile à la pêche malgré le fait qu'il y ait de bons marins et du monde à l'école des pêches (Lycée maritime ndlr). Il faut savoir fidéliser les équipages et puis l'image du métier commence à changer grâce à de bonnes communications ».
Au sujet des banques, Julien Le Brun constate aussi que « c'est de plus en plus compliqué », mais que « les banquiers font davantage confiance quand ils vous connaissent, qu'ils voient que vous êtes sérieux et que vous savez gérer votre entreprise ».
Sur le volet économique, le chef d’entreprise est catégorique : « la pêche est rentable, 2014 aura été ma meilleure année en terme de tonnages, de chiffre d’affaires et de rentabilité ».
Enfin sur les contraintes et les réglementations dénoncées par les anciens, Julien Le Brun dit avoir commencé avec, « on les prend davantage d'un bon côté ». Mais il dit comprendre les anciens qui, eux, ont commencé avec la liberté, « peut-être avec trop de liberté aussi » s'interroge le jeune armateur.
Car maintenant « la ressource est bonne, le merlu est revenu, la lotte revient elle aussi. Les efforts commencent à payer. Toutes nos contraintes ne sont pas négatives ».

Pour parler de son métier, donner aux jeunes l'envie de s'y investir, Julien Le Brun interviendra jeudi 12 mars au Malamok du Guilvinec dans le cadre de la conférence « Je serai marin », une conférence organisée par le lycée maritime à l'attention des jeunes en recherche d'orientation.

 
 le 07.03.2015 à 22 h 35 - mis à jour le 09.03.2015 à 08 h 06 Réagir : Partager :        
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