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 Inquiétudes au port de Saint Guénolé
 le 17.03.2015 à 20 h 38 Réagir : Partager :        
 

A quelques mois de la fin de la concession de la CCI ( fin 2017) et alors que le nombre de bateaux ne cesse de diminuer, l’inquiétude gagne sur les quais du port de Saint-Guénolé. D’autant que le gros armement du port, composé de onze hauturiers, vend la pêche de plusieurs de ses navires au Guilvinec. Entretien avec Jo Loussouarn, dirigeant et fondateur de l’Armement La Houle.

Pourquoi faites vous débarquer plusieurs de vos navires dans d’autres ports que Saint Guénolé ?
Nous essayons de faire évoluer notre modèle économique. Il y 2 ans, nous avons fait le choix d’essayer les marées courtes. Ailleurs, on voit qu’il y a des modèles qui marchent alors on essaie de s’en inspirer. Et aujourd’hui ce sont 4 de nos 11 hauturiers qui ont intégré les rotations courtes. Le restant de la flottille est en phase d’évolution. Si on ne fait pas évoluer le modèle, la pêche hauturière bigoudène va mourir.

Quel est l’intérêt des marées courtes ?
Les marées font 5 à 6 jours. Cela permet notamment de débarquer du poisson plus frais et donc de valoriser au maximum les quotas qu’on pêche. Et la valorisation sur marée courte cela fonctionne, il reste maintenant à convaincre les équipages.

Et pourquoi ne pas continuer à débarquer à Saint-Gué ?
Le lieu de débarquement est fonction de plusieurs critères. On essaye de débarquer au plus prêt du lieu de pêche. Car le principe d’une marée courte est que le bateau reparte tout de suite. On peut donc débarquer à Dournenez, Roscoff ou ici en pays bigouden. Mais les ports de Saint-Gué ou du Guilvinec sont des ports à marée. Et à marée basse, il est difficile de sortir du port, et cela n’est pas en adéquation avec notre stratégie de rotation rapide. Mais dans tous les cas, la pêche est chargée dans des camions et la vente se fait au Guilvinec ou à Saint-Guénolé.

Pourquoi vendez-vous la pêche de ses marées courtes au Guilvinec ?
Les mareyeurs ne se déplacent pas à la criée de Saint-Gué. Ils privilégient l’achat par internet. Ils ne peuvent donc pas se rendre compte de la meilleure qualité du poisson qu’on propose avec les marées courtes. Il n’y avait pas d’effet sur le prix à St Gué. Nous avons donc décidé de vendre au Guilvinec où il y a davantage d’acheteurs sur place.

A terme il n’y aura plus de vente à St Guénolé ?
Quand la bascule sera faite, que les mareyeurs auront compris que nos bateaux fonctionnent en rotation courte, rien ne dit que nos bateaux ne reviendront pas vendre à Saint Guénolé. Il n’y a rien de figé. Dans notre stratégie, le port de débarquement sera le plus près de la zone de pêche, le port de vente sera le Guivinec ou St Guénolé et une chose est sûre, le port d’attache de nos bateaux est et restera à Saint-Guénolé. C’est ici que ce fera l’entretien des navires, cela ne bougera pas.
Après peut être qu’il n’y aura pas d’intérêt à revenir. Mais la crié n’est pas l’essentiel.


Le Conseil général a réalisé récemment de gros travaux, dont des quais neufs, au port de Saint Guénolé.
Oui, et les quais correspondent parfaitement à nos besoins.

Comment voyez-vous l’avenir de la pêche ?
Je n’ai pas envie de pleurer sur le sort de la pêche, mais davantage d’être dynamique. J’ai la volonté de continuer à bouger. Quand j’ai commencé en 1986 avec 2 bateaux alors qu’il y en avait 70 dans le port de St Gué. Aujourd’hui il en reste 12/13 et notre armement est composé de 11 navires. Si une opportunité se présente, je pourrais investir de nouveau dans l’achat de bateaux. Pour l’instant, je fais évoluer mon modèle économique. Guilvinec n’est pas un avenir, c’est un passage. Mon port de pêche, c’est Saint Gué.
 

 
 le 17.03.2015 à 20 h 38 Réagir : Partager :        
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