Actualités tous les articles...
   Si vous souhaitez recevoir notre lettre d'infos,
merci de renseigner votre email :
      Envoyer
 Christophe Gans au bout du monde.
 le 14.04.2015 à 22 h 44 Réagir : Partager :        
 

Le réalisateur, scénariste et producteur français Christophe Gans est l'invité exceptionnel du cinéma Eckmühl de Penmarc'h pour trois jours, du vendredi 17 au dimanche 19 avril. Une occasion unique de découvrir - ou redécouvrir - ses quatre longs-métrages de fiction, en sa compagnie...

Quatre films de Christophe Gans seront donc projetés : Le Pacte des loups (2001), Crying Freeman (1996), Silent Hill (2006) et La Belle et la Bête (2014). En carte blanche, le réalisateur a choisi Alien (1979), un long-métrage de Ridley Scott. Enfin, une rencontre au bistrot - au bar Chez Cathy à Saint Guénolé - est également prévue ; Christophe Gans y sera accompagné d'Hélène Merrick, critique de cinéma et auteur de deux biographies (Elisabeth Taylor et François Truffaut). Elle vient également de publier La Fille de Starfix (226 pages, édité en novembre 2014) où elle relate son expérience journalistique, en tant que seule fille, au magazine de cinéma Starfix, créé, entre autres, par Christophe Gans en 1983. 

Avant sa venue à Penmarc'h, entretien avec Christophe Gans.

Vous venez dans quelques jours au cinéma Eckmühl rencontrer votre public et débattre de vos films. Est-ce que c'est un exercice que vous appréciez, que vous recherchez ou que vous appréhenez ?
C'est un exercice que j'apprécie. J'aime bien rencontrer le public autour de mes films et autour d'autres films, d'autres réalistateurs d'ailleurs. J'étais à Lyon il y a quelques jours pour une carte blanche et j'ai pu y débattre avec le public. C'est ça qui est intéressant.

Vous connaissez cette pointe bretonne qu'est Penmarc'h et sa région ?
Assez peu je dois dire. Mais, c'est un joli endroit...Ce qui est chouette avec les Bretons, c'est qu'ils sont restés proches de leurs croyances populaires, de leurs contes et légendes. Contrairement à d'autres régions, qui n'ont pas su sauvegarder cela. Les Bretons ont gardé cette proximité avec leurs légendes et contes. 

Vos quatre longs-métrages vont être projetés pendant ce week-end. Pour lequel avez-vous le plus de tendresse?
J'ai de la tendresse pour tous ces films. Parce qu'ils ne sont pas faits de compromis. J'ai toujours fait les films que j'ai voulu et ils ont tous marché. C'est une grande liberté. Ce sont tous des projets qui me correspondent. En fait, tous mes films sont mes enfants. Je les aime tous, de façon différente.  Ce sont mes films, ils me ressemblent.

Vous donnez carte blanche à Ridley Scott et son film Alien qui sera donc également projeté au cours du week-end...
Ridley Scott est un de mes cinéastes favoris et Alien est le summum ! C'est un film qui crée des formes, c'est une expérience onirique. J'avais 18 ans quand je l'ai vu pour la première fois (Alien est sorti en 1979, ndlr). Alien m'a déstabilisé, mis dans un état très particulier. C'est un film totalement unique dans son genre, proche de l'art contemporain. Totalement hors du commun...(silence) Selon moi, il faut rester fasciné par le cinéma. Pour moi, c'est un endroit où on va avec ses petites appréhensions, un endroit qui doit marquer durablement.

Pour finir, vous serez aussi au bar ce week-end, avec Hélène Merrick, critique de cinéma, qui vient de publier La fille de Starfix où elle revient sur cette expérience unique d'avoir travaillé comme seule fille pour un magazine de cinéma consacré au film de genre et d'auteur dans les années 80 que vous avez créé.
Oui, une partie de ma carrière a été journalistique. Et une grande part de mes films a été construite par cet exercice de critique de cinéma. En voyant certains films, comme les films psychologiques, je savais que je ne ferais pas cela. Parce que cela ne me correspondait pas profondément. Il y a eu des réussites éblouissantes en France avec le film psychologique. Mais moi, j'étais en marge de ça. Il faut savoir faire le cinéma que l'on a envie de faire. Il y avait une démarche personnelle à Starfix. Au final, on savait qu'on allait faire un cinéma personnel. 

Pratique :
Christophe Gans au Cinéma Eckmühl
du vendredi 17 au dimanche 19 avril 2015
Vendredi 17 avril à 20h00 : projection Le Pacte des loups (interdit au moins de 12 ans)
Samedi 18 avril :
à 11h00 : rencontre avec le réalisateur et la journaliste Hélène Merrick au bar Chez Cathy à Saint Guénolé
à 16h00 : projection de Crying Freeman (interdit au moins de 12 ans)
à 20h00 : projection de Silent Hill
à 23h00 : carte blanche projection de Alien de Ridley Scott
Dimanche 19 avril à 14h30 : projection de La Belle et la Bête

Renseignements :
Cinéma Eckmühl Rue du port de Kérity 02.98.58.64.45

Photo :
Christophe Gans, La Belle et la Bête,  Berlinale, 2014
©gerhardkassner.de

 
 le 14.04.2015 à 22 h 44 Réagir : Partager :        
 Laissez un commentaire
Rédiger un commentaire ici...


Suivez-nous sur Facebook

 Les dernières vidéos...
Le Malamok est mort. 1er-Mai. « Faire barrage à l'extrême droite.» Les adhérents maintiennent la pression. Bernard Berrou, un passager dans la baie. Une marche de soutien au Malamok.