Actualités tous les articles...
   Si vous souhaitez recevoir notre lettre d'infos,
merci de renseigner votre email :
      Envoyer
 Ciné-débat. Un regard différent sur l'autisme
 le 27.05.2015 à 22 h 55 Réagir : Partager :        
 

En partenariat avec la commune de Plozévet, l'association Autisme Cornouaille propose, lundi 1er juin, une soirée ciné-débat à la salle Avel Dro, afin de mieux comprendre le trouble de l'autisme chez l'enfant et la façon de le prendre en charge par l'utilisation de la méthode ABA (de l'anglais Applied Behavior Analysis ou analyse appliquée du comportement). Pour introduire le débat, le film documentaire à visée pédagogique de la réalisatrice lilloise Sophie Robert intitulé Quelque chose en plus (2014, 80 minutes) sera projeté (ci-contre, extrait de l'affiche). Le public sera ensuite invité à débattre avec la réalisatrice, les membres de l'association Autisme Cornouaille et un professionnel du centre quimpérois SACS (Service d'Accompagnement Comportemental Spécialisé), géré par l'association ABA Finistère qui prend en charge une dizaine d'enfants atteints de troubles autistiques.

Au départ, explique Isabel Bernard, membre de l'association Autisme Cornouaille et maman d'un petit garçon de huit ans souffrant de troubles autistiques, "nous souhaitions, avec la municipalité de Plozévet, organiser un événement le 2 avril, qui est la journée mondiale de l'autisme. Cela n'a pas pû se faire, alors nous avons choisi une autre date." De toutes façons, poursuit la jeune femme, "l'autisme ne se réduit pas à une seule journée. Le combat est permanent, les places en structures de soins adaptés totalement insuffisantes en Finistère et la pose du diagnostic difficile." De fait, l'organisation de cette soirée ciné-débat doit beaucoup à l'investissement des élus de la commune. "Plozévet est vraiment sensibilisée à notre cause et ce, depuis de nombreuses années" explique Isabel Bernard qui souligne par ailleurs à quel point il faut répéter que "l'autisme n'est pas une maladie mentale, mais un trouble neuro-développemental." L'utilisation de méthodes comportementales comme la méthode ABA permettent, selon cette maman, aux enfants de s'ouvrir au monde et de pouvoir s'intégrer dans la société, "même s'ils resteront toujours autistes."

De son côté, Sophie Robert, réalisatrice de ce film Quelque chose en plus, distribué par Dragon Bleu Tv, nous a accordé un entretien :

Qu'est-ce qui vous a donné envie de travailler sur ce sujet de l'autisme ?
La France est très en retard sur la question de l'autisme. Elle a déjà été condamnée à cinq reprises par le Conseil de l'Europe quant au retard de la prise en charge de ce trouble, de ce handicap. En France, on a tendance à psychiatriser le handicap. Dès qu'un enfant est différent, on le bourre de médicaments. Et pourtant, la place des personnes handicapées n'est pas en institution, mais présents, dans le monde ! Nous avons 30 à 40 de retard sur d'autres pays. (...) Il y a quatre ans, j'ai réalisé un film documentaire intitulé Le Mur où je posais des questions à onze psychanalystes sur leurs points de vue sur l'autisme. Dès sa sortie, j'ai été attaquée en justice par certains de ces professionnels (qui estimaient que leurs propos avaient été dénaturés au montage, ndlr)...Le film a été censuré pendant deux ans, avant qu'il ne soit réhabilité par la justice en 2014 et de nouveau visible sur internet. J'ai reçu des milliers de courriers pendant cette période, de parents, de professionnels aussi. J'ai donc continué à travailler sur ce sujet de l'autisme, avec l'optique de monter quelles autres méthodes (que celles de la psychanalyse, ndlr) existaient dans ce domaine. C'est ainsi que j'ai fait connaissance avec des professionnels très en pointe, qui bossent très bien avec des méthodes comportementalistes, comme cette méthode ABA.

Votre film a été tourné dans deux structures ?
Oui, pour montrer comment cela se passe concrètement dans deux établissements médicaux sociaux partenaires du Réseau de Ressources ABA : l'IME ECLAIR, géré par l’association AIME 77 et l'IME de Chambourcy géré par l’association Agir et Vivre l’Autisme. Avec ce film, qui se veut avant tout pédagogique, il s'agit de montrer ce qu'est cette prise en charge ABA et comment les enfants, autistes sévères, y réagissent. En même temps, c'est aussi un film plein de poésie...

Et qu'avez-vous vu et filmé dans ces structures ?
On est très loin des images de souffrances que l'on peut avoir en tête lorsqu'on pense aux enfants autistes, qui se balancent d'avant en arrière, qui crient....J'ai filmé des enfants qui sont plein d'énergie, qui ont la pêche, auprès de professionnels très engagés et heureux de faire leur travail. Travailler auprès de ces équipes, auprès des enfants m'a donné une grande énergie...

Vous avez intitulé ce film Quelque chose en plus. Pourquoi ce titre ?
C'est la phrase d'une maman d'un enfant autiste. Elle disait : Ils ont quelque chose en plus. Elle parlait des éducateurs, des psychologues qui travaillent dans ces structures avec les enfants. Et c'est vrai qu'il faut avoir quelque chose en plus. C'est un hommage à ces professionnels. En fait, le déficit de communication de l'enfant autiste, amène les adultes à développer un surcroît de communication et de sensibilité. Pour accrocher quelque chose chez l'enfant. Pour qu'il puisse aller vers le plaisir de la relation humaine...

Pratique :
Ciné-débat
Quelque chose en plus de Sophie Robert
Lundi 1er juin, salle Avel Dro
A 20h00
Entrée gratuite.

 

 

 
 le 27.05.2015 à 22 h 55 Réagir : Partager :        
 Laissez un commentaire
Rédiger un commentaire ici...


Suivez-nous sur Facebook

 Les + consultés sur l'ensemble des sites
« Pour un dernier barouf d'honneur. »
La scène de spectacle du Malamok, au Guilvinec, va revivre le temps d'un concert de soutien dimanche. Les artistes ont ...
1                                Cliquez ici
        2  Article  :  Donner des outils et reprendre confiance.
        3  Article  :  30 ans de fidélité absolue au Défi !
        4  Article  :  Défi des ports de pêche. Les enfants aussi !
        5  Article  :  Saint-Jean-Trolimon s'ouvre au Brésil.
        6  Article  :  Gouel Ar Vugale. La relève est assurée !