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 Les enseignes ne lâchent rien
 le 29.06.2015 à 22 h 46 Réagir : Partager :        
 

La TLPE ne passe pas chez les responsables d'enseignes. Ils étaient réunis ce lundi soir à Pont-l'Abbé pour décider des actions à mener.
Début avril, les enseignes de périphérie recevaient un courrier de la mairie de Pont-l'Abbé leur signifiant  la mise en place de la taxe locale sur les enseignes et publicités extérieures (TLPE).
Après une première réunion tendue en mairie de Pont-l'Abbé entre le collectif des entrepreneurs et plusieurs élus de la commune, le conseil municipal avait adopté mardi 2 juin la mise en place de cette taxe à partir de 2016, et dans la limite d'un tiers du montant autorisé par la loi. Mais cela n'a pas suffit à calmer les responsables des enseignes de la périphérie de Pont-l'Abbé.
« C'est l'incompréhension face à cette taxe qui vient s'ajouter à des taxes existantes » regrette José Le Moigne, gérant de la Biocoop. Les commerçants et artisans sont d'autant plus remontés que cette taxe ne va s'appliquer qu'aux enseignes de plus de 7m2. Les commerces du centre-ville ne seront donc pas concernés. « Pourquoi cette ségrégation » se demande Arnaud Potier, de l'entreprise OWH. Selon ce dernier, la mairie a obligation d'envoyer le courrier à tous ceux qui ont une enseigne.

« Cette nouvelle taxe va au détriment de l'emploi et donc de la dynamique économique du secteur » poursuit José Le Moigne. D’autant que « c’est une taxe injuste » poursuit le gérant de l’enseigne Biocoop prenant en exemple son voisin « Côté Rideau, une petite structure qui a environ 30 m² d'enseigne ».La taxe pourrait ainsi atteindre dans ce cas mille euros par an. Il va être taxé à un niveau indécent pour une petite structure dénonce José Le Moigne.
Se sont-ils demandés si les entreprises étaient en mesure de payer s'interroge encore Arnaud Potier ? Pour le cas de mon entreprise, si je dois payer, je devrais me séparer d’un de mes salariés avance le patron d’OWH .

La taxe est fonction du nombre de mètres carré d'enseignes. Le montant se situe dans une fourchette comprise entre 5 000 et 30 000 euros par an détaille Arnaud Potier pour qui « ce n'est pas le moment, cela ne va pas bien économiquement et on est dans la surenchère des taxes ».
José Le Moigne évoque aussi l'injustice entre les entreprises de Plonéour-Lanvern, qui n'a pas choisi de mettre cette taxe en place et celles de Pont-l'Abbé.

Et puis Arnaud Potier avance une explication à cette taxe : il y aurait, selon lui, « le feu à la mairie (…) il y a des dépenses qui sont incroyablement élevées sur la route du Séquer Nevez.. Plus de 200 000 euros de dépassement sur un budget ». « On demande aux entreprises d'absorber ce dépassement » estime José Le Moigne. « Cette nouvelle taxe, c'est la goutte d'eau, si on accepte, qu'est ce qu'ils vont nous mettre demain ? » se demandent les opposants.

« Si on veut maintenir un tissu économique en local, ce n'est pas en allant taxer les entreprises, alors qu'on a déjà du mal en étant excentré par rapport à Quimper ».
Et les opposants n’oublient pas les promesses de campagne du candidat Mavic lors des municipales. « Il avait dit qu'il serait toujours aux côtés des entreprises, c'est des menteurs, on a vu le coup du cinéma » constate amer Arnaud Potier.

Les entrepreneurs promettent de tout faire pour que la municipalité retire cette taxe. A suivre... 

Les responsables des enseignes de la périphérie de Pont-l'Abbé présents à la réunion

 
 le 29.06.2015 à 22 h 46 Réagir : Partager :        
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