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 Cinéma Heb Ken : « Tout n'a pas été dit »
 le 08.07.2015 à 21 h 40 Réagir : Partager :        
 

Réunis lundi soir en conseil municipal, les élus de Pont-l'Abbé ont voté l'arrêt du projet cinéma, et notamment la résiliation du contrat de délégation de service public (DSP) pour l'exploitation du complexe. « S'ils cassent le contrat, cela va coûter très cher à la ville » annonçait l’ancien maire Daniel Couïc en février 2014. Effectivement, la société "Les toiles de Mer", dirigée par Yann Moutel, devrait toucher en indemnités de rupture de contrat la coquette somme de 141 700 euros. Entretien avec Yann Moutel (ci-contre en photo aux côtés de l'actrice Nicole Garcia).

La ville de Pont-l'Abbé a voté hier soir en conseil municipal la résiliation du contrat de Délégation de Service Public. Quelle est votre première réaction ?
Je savais que c'était à l'ordre du jour, mais comme tout a changé depuis un an, cela pouvait encore changer hier soir (lundi). Vous me l'officialisez.

Tout a changé depuis un an c'est à dire ?
Le cinéma devait exister (silence). Cela a été épique, l'histoire du cinéma depuis un an. C'est bien dommage, il va manquer un cinéma. Il y avait, selon moi, un très beau projet, très bien calibré, à un emplacement central avec des parkings, avec des commerces autour...Et puis, il y a un besoin qui existe. Il y a une perte de temps phénoménale sur ce dossier.

Votre société "Les Toiles de Mer" va toucher, en indemnité de rupture de contrat, la coquette somme de 141 700 euros. Tenterez-vous d'en demander plus ?
Non, c'est suffisamment douloureux pour ne pas leur infliger une douleur supplémentaire. Il faut un minimum d'éthique. Il y a un contrat, il prévoit des clauses. Il y a eu une décision politique, je n'irai pas plus loin que la clause.
L'argent, c'est la partie la moins glorieuse de cette histoire, qui aurait pu être une belle histoire.

Le maire a dit lors du conseil municipal que c'est la Délégation de Service Public qui a fait basculer la décision. Le faible prix de location du complexe à votre société ne permettait pas à la mairie de récupérer la TVA sur la construction.
Tout n'a pas été dit. Il faut savoir que sur chaque billet de cinéma vendu, il y a une taxe spéciale additionnelle de 10,72% qui revient au centre national du cinéma. Chaque année, la municipalité aurait pu demander, via le fond de soutien, une somme non négligeable pour permettre de rembourser la construction.

A combien estimez-vous cette somme ?
Sur une base de 80 000 entrées par an à 6 euros le billet, cela représente une taxe d’environ 48 000 euros. Je pense que la mairie aurait pu récupérer 40 000 euros par an. C'est en fait un système d'aides financé par les consommateurs eux-mêmes pour la rénovation, la construction de cinémas en France.

Thierry Mavic aurait annoncé en commission que le coût restant à la charge de la ville aurait été de 87 000 euros par an.
Avec toutes les aides, cela n'aurait pas coûté si cher à la municipalité et Daniel Couïc l'avait bien compris. Connaissant le dossier, je peux vous dire que la charge à supporter par la ville devait être de 30 000 euros la première année, puis de 15 à 20 000 les années suivantes.

Vous êtes forcément déçu ?
Ma déception est une chose, mais pour les Bigoudens c'est beaucoup plus grave. Ce qui est certain, c'est qu'un cinéma est souhaitable sur cette zone de chalandise.

 
 le 08.07.2015 à 21 h 40 Réagir : Partager :        
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