Actualités tous les articles...
   Si vous souhaitez recevoir notre lettre d'infos,
merci de renseigner votre email :
      Envoyer
 « Lesconil, une école, la vie. »
 le 26.09.2015 à 21 h 36 Réagir : Partager :        
 

Combien étaient-ils ce samedi matin à défiler dans les rues de Lesconil pour le maintien de l'école publique Fleming côté mer ? Les organisateurs, par la voix de Jean-Yves L’Helgoualc’h, ont annoncé plus de 600 personnes. Interrogée, la gendarmerie a estimé ce nombre compris entre 200 et 250. La vérité se situe sans doute entre les deux, autour de 400 manifestants.

Au-delà de la bataille des chiffres, cette fermeture d’école ne laisse pas les Lescolinois indifférents. Ils étaient nombreux à la réunion publique organisée mardi 15 septembre par la municipalité, ils étaient encore plus nombreux ce samedi pour marcher entre l’école Fleming et le port de Lesconil. Pour la plupart, ils craignent, comme Jean-Yves L’Helgoualc’h, la mort de leur bourg : « l'école draine un environnement extraordinaire et le fait qu'elle s'en aille, on peut considérer que c'est un peu la mort de Lesconil ».

De son côté, Gaële Vichard-Le Noane, membre du collectif Fleming et membre de l’APE (association des parents d'élèves), craint aussi une fermeture des commerces : « cela se passe partout : les commerces ferment quand une école part. Pourquoi on éviterait cela ici. On est solidaire des commerçants. On craint vraiment pour la vie du bourg ».

Du côté des commerçants justement, Franck Bourhis, artisan boulanger du bourg, avait préparé pour l'occasion un pain fait de 7 kilos de pâte et qui a nécessité deux heures de cuisson. Un pain nommé le pain de la discorde. Pour lui, si l'école venait à partir, « cela mettrait en péril deux emplois dans son commerce et peut-être même l'entreprise en général ».

Présent dans le cortège, Alain Lucas, ancien maire, n'hésite pas à parler de gabegie, concernant ce nouveau projet à plus de 3 millions d’euros alors que les communes sont confrontées à la baisse des dotations de l'Etat. L'ancien premier magistrat estime aussi que la commune de  Plobannalec-Lesconil est faite de deux bourgs et qu'il est « tout à fait logique qu'une école reste sur Lesconil ».

« On souhaite qu'une vraie concertation se mette en place, éventuellement un comité de pilotage » insiste aussi Gaële Vichard-Le Noane. Car si il n’y a plus d’école, « il n’y aura plus de vie sociale» avance de son côté Jean-Yves L’Helgoualc’h.

Et selon ce dernier, cette mobilisation de ce samedi matin - à laquelle il faut ajouter les plus de 1000 signatures de la pétition - témoigne d' « une volonté populaire pour dire à monsieur le Maire et à l'équipe municipale que nous voulons le maintien de l'école à Lesconil ».

Vendredi 2 octobre en mairie, les élus de Plobannalec-Lesconil seront amenés à délibérer sur le transfert de l'école Fleming de Lesconil vers Plobannalec. 

 

 
 le 26.09.2015 à 21 h 36 Réagir : Partager :        
 Laissez un commentaire Voir les commentaires (14)
Rédiger un commentaire ici...


Suivez-nous sur Facebook

 Les dernières vidéos...
Le Malamok est mort. 1er-Mai. « Faire barrage à l'extrême droite.» Les adhérents maintiennent la pression. Bernard Berrou, un passager dans la baie. Une marche de soutien au Malamok.