Actualités tous les articles...
   Si vous souhaitez recevoir notre lettre d'infos,
merci de renseigner votre email :
      Envoyer
 Penmarc'h, capitale bigoudène du cinéma.
 le 08.01.2016 à 23 h 32 - mis à jour le 13.01.2016 à 09 h 06 Réagir : Partager :        
 

C'est un petit cinéma municipal, à quelques encablures de la mer, que les cinéphiles et autres amoureux des salles obscures connaissent bien : le cinéma Eckmühl de Penmarc'h (photo d'archives), rue du port de Kérity, labellisé Art et Essai par le CNC (Centre national du cinéma et de l'image animé) poursuit vaillamment son bonhomme de chemin, loin des grandes villes et de ses multiplexes. Pour l'année 2015, il a ainsi accueilli plus de 30 000 spectateurs, soit une augmentation de 30% par rapport à 2014. Une hausse à mettre au crédit d'une politique culturelle volontariste qui permet, à une équipe de salariés et de bénévoles, de proposer une programmation de qualité ainsi que des animations, véritables temps forts, tout au long de l'année.

Du 'Eckmühl cinéma' au 'cinéma Eckmühl' 

Il faut repartir 60 ans en arrière pour situer l'évolution de cette salle enregistrée en octobre 1955 au Tribunal de Commerce sous le nom Eckmühl cinéma, comme le rappelle Pierre Portais dans son article consacré aux 55 ans du cinéma et paru dans le journal Mouez Penmarc'h de juillet 2011. Ainsi, le cinéma Eckmühl a d'abord été, comme le précise le journaliste, une salle privée. Ses propriétaires, la famille Le Guirriec, projettent la première séance le 24 décembre 1955 avec un film de John Ford intitulé Ce n'est qu'un au revoir... Plusieurs décennies et un changement de propriétaire plus tard, la commune de Penmarc'h acquiert, en septembre 1998 sous la mandature de Corentin Cadiou - et à l'initiative d'Aline Cosquer, alors adjointe à la culture - les murs du cinéma. Au départ, explique de son côté Yohan Madec, responsable du service culturel, "la commune a créé un emploi-jeune pour s'occuper de la gestion et de la projections des films en été et lors des séances scolaires tout au long de l'année." Puis, sous la mandature de Jacqueline Lazard, le cinéma s'est développé avec la création de deux emplois de projectionnistes. Les séances, indique encore Yohan Madec, ont progressivement augmenté, les week-ends s'ajoutant aux plages horaires de l'été. Le cinéma a ainsi connu une "évolution constante" que le label Art et Essai, obtenu en 2008, n'a fait que renforcer.  

2015, année record avec 30 000 entrées

En 2008, le cinéma projette ainsi 150 à 200 séances par an. Entre 2010 et 2014, elles montent à 300, réparties sur les fins de semaine tout au long de l'année, l'été, et en semaine pour les scolaires dans le cadre du dispositif Ecole et cinéma.  Côté chiffres, Yohan Madec comptabilise : 20 000 entrées en 2013 et 23 000 en 2014. En 2015, l'évolution s'est accélérée avec une augmentation de 40% des séances, programmées dorénavant tout au long de l'année. Les prix d'entrées ont été lissés (plein 6 euros ; réduit 5 euros). L'équipe des salariées s'est étoffée et professionnalisée, notamment avec l'embauche d'un programmateur-projectionniste ; les animations ponctuelles avec les associations locales créées.  En tout, quatre employés font actuellement tourner le cinéma, sous la houlette du responsable du service culturel. Force est de constater que ces efforts ont payé. Avec 30 000 entrées sur l'année, soit une augmentation de 30%, "cette structure s'inscrit sur le territoire" indique Yohan Madec qui ajoute : "les gens viennent de tout le pays bigouden sud pour une majeure partie" et de bien plus loin, comme Quimperlé ou Brest, lors d'animations ponctuelles comme le festival Feux Croisés, dont la dernière édition au mois de décembre consacrée au réalisateur français Patrice Leconte a permis d'accueillir un peu plus de 1 000 spectateurs...

Politique culturelle volontariste

Les élus de la mandature de Raynald Tanter ont  "une volonté politique forte de développer le cinéma sur Penmarc'h" et ce, sur le long terme précise le responsable. du service culturel. "Ce sont des personnes qui connaissent l'importance de la culture pour une commune et qui cherchent à développer les services à la personne." 
Par ailleurs, ajoute Yohan Madec, "nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur des bénévoles  aux compétences inestimables." Et le responsable de citer Françoise Landesque - personnage central de la tenue du festival Feux Croisés depuis 2010 grâce à laquelle de prestigieux réalisateurs tels Patrice Leconte, Régis Wargnier, Bertrand Tavernier ou encore Christophe Gans ont accepté de venir au bout du monde - et aussi Roger Hélias, infatigable animateur et décodeur des films présentés à l'écran, et à l'initiative, notamment,  du ciné-club du dimanche soir.

Sélectionné par le Festival cinéma Télérama

Tout va donc pour le mieux pour le cinéma à Penmarc'h qui peut se targuer d'avoir été, en tant que salle Art et essais, sélectionné pour la première fois par le Festival cinéma Télérama et qui permettra au public de voir ou revoir les films choisis par la rédaction de l'hebdomadaire pour représenter l'année 2015. Ce festival aura lieu du 20 au 26 janvier 2016,  et proposera 16 films en tout, à raison de 3,50 euros la place (avec le pass dans “Télérama” des 13 et 20 janvier 2016). 

 
 le 08.01.2016 à 23 h 32 - mis à jour le 13.01.2016 à 09 h 06 Réagir : Partager :        
 Laissez un commentaire Voir les commentaires (5)
Rédiger un commentaire ici...


Suivez-nous sur Facebook

 Les dernières vidéos...
Le Malamok est mort. 1er-Mai. « Faire barrage à l'extrême droite.» Les adhérents maintiennent la pression. Bernard Berrou, un passager dans la baie. Une marche de soutien au Malamok.