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 Pêche : « année record » au Guilvinec
 le 20.01.2016 à 20 h 38 Réagir : Partager :        
 

Si le bilan des ports de pêche de Cornouaille, 6 au total, fait état d'une baisse du tonnage (-6,46%) pour 2015, les ports bigoudens tirent plutôt leur épingle du jeu. A commencer par le port du Guilvinec.

« C'est une année record en terme de valeur depuis la création de la criée en 1960 » indique, ravi, Grégory Pennarun, directeur de la criée. La valeur des produits débarqués est en augmentation de 11,2% par rapport à 2014 et s'établit à 74,6 millions d'euros.
Le tonnage débarqué, en progression (+3,2%) lui aussi, atteint 19 246 tonnes, non loin du record de 2004 à 19 874 tonnes.
Et, cerise sur le gâteau, le prix moyen du poisson gagne près de 30 centimes pour s'établir à 3,88 €uros le kilo.

Comment expliquer de tels chiffres ?
« Les débarquements ont été réguliers toute l'année, la météo a été clémente et on n'a pas connu de baisse de production en juillet-août. A cela s'ajoute une demande soutenue toute l'année de la part des acheteurs » explique celui qui a succédé à Christian Berrou en juillet 2014.
Le prix moyen en progression peut aussi s'expliquer par la très bonne saison en langoustine (+11% en tonnage à 763 tonnes) et en lotte (+5% à 4 510 tonnes), deux espèces du port du Guilvinec avec des prix moyens élevés (11,25 €uros le kilo pour la langoustine et 5,12€ pour la lotte).

Ombre au tableau, la mauvaise saison pour le thon (-45% du tonnage) et pour le lieu jaune (-33% à 479 tonnes). Mais l’année de référence 2014 était exceptionnelle pour ces deux espèces tempère le directeur de la criée du Guilvinec.

La baisse de la flottille compensée par des bateaux d’ailleurs

Si la flottille guilviniste est en retrait, elle a perdu 3 navires en 2015 (Ludivine Alison, Locléad et Saint Damien), « la perte est compensée par les bateaux d'ailleurs ». 5 bateaux de l'armement La Houle de Saint Guénolé vendent désormais au Guilvinec.
« Ce sont une vingtaine de hauturiers de Roscoff, Cherbourg, Saint Malo... qui pratiquent régulièrement le port » précise aussi Grégory Pennaren. Et cela représente l'équivalent de 20% des apports en criée.
A noter aussi que 32% du tonnage arrive par la route, comme par exemple la pêche des navires de l’armement La Houle qui débarquent à Douarnenez ou à Saint Guénolé.

Si beaucoup font le choix de vendre au Guilvinec, « c'est parce que la place de marché est bonne » explique Grégory. « Il y a une offre de produit avec 50 espèces présentes tous les matins en criée, on compte aussi 120 acheteurs agrées ce qui fait du Guilvinec la deuxième criée française en terme de volume et de chiffre d'affaires ».

Guilvinec, un port à vocation hauturière

Sur les 19 246 tonnes de poisson vendues sous la criée du Guilvinec en 2015, 80,7% des apports proviennent des hauturiers, 13,8% des côtiers, 3,8% des ligneurs et 0,7% de la bolinche.
« Cela s'explique par la présence de gros armements sur le port du Guilvinec », à savoir l'Armement bigouden (11 navires) et la Scapêche (6 navires).
Mais avec 24,6% du tonnage débarqué en 2015, ce sont encore les artisans qui pèsent le plus lourd dans les débarquements. L’Armement bigouden arrive en seconde position avec 19%, suivi de la Scapêche avec 12%, puis l'armement la Houle avec 10%. Suivent de plus petits armements.
Le port du Guilvinec compte 35 hauturiers, 40 côtiers et 20 canots.

Le Guilvinec, un port attractif

« Les équipages extérieurs savent qu'ils vont pouvoir trouver tout ce qu'il faut en terme de réparation navale sur le port » tient à indiquer le directeur. « On trouve des ateliers de chaudronnerie, de mécanique et hydraulique, de peinture ou encore d'électronique marine. Il n'y a pas beaucoup de ports en France qui proposent une telle offre de service. Cela donne une bonne image et valorise le port ».

Période paradoxale

« Jamais, on n’a eu autant de poisson que cette année, jamais on a aussi bien vendu, il y a aussi l’effet gasoil qui améliore la rentabilité des bateaux, mais derrière il y a très peu de projets par manque de vocation et très peu de patrons. C’est paradoxal » indique encore Grégory Pennarun. « Dans les prochains mois, plusieurs patrons devraient prendre leur retraite » constate ce dernier qui se dit aussi inquiet concernant les quotas
« décidés par l'Europe, des quotas qui peuvent fragiliser les armements et la filière ».

Et Grégory Pennarun (en photo ci-contre) de conclure « Guilvinec, c’est le deuxième port français et on en parle assez peu, portant c’est un port qui marche super bien ».

 
 le 20.01.2016 à 20 h 38 Réagir : Partager :        
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