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 « Une volonté collective de développer »
 le 24.01.2016 à 22 h 13 Réagir : Partager :        
 

Si le bilan des ports de pêche de Cornouaille, 6 au total, fait état d'une baisse du tonnage (-6,46%) pour 2015, les ports bigoudens tirent plutôt leur épingle du jeu. Après le Guilvinec, zoom sur le port de Loctudy.

Après plusieurs années de baisse du tonnage, 2014 avait connu une embellie sur le volume débarqué (+2,4%), que l’année 2015 est venue confirmer (+10% à 3 726 tonnes). 2015 se situe au même niveau que 2011(3 720 tonnes).

La météo clémente de 2015, « la ressource qui est là » peuvent expliquer cette évolution positive, sans oublier, et ce n'est pas anodin, l'augmentation de la flottille (+3). L’an dernier, l’armement Pochic a acquis le Buckie(côtier), l’Armement Hent Ar Bugale a fait l’acquisition de l’Ar Laeres(hauturier). Enfin un hauturier du Guilvinec est désormais basé au port de Loctudy.
Au final, le port compte 12 hauturiers, 8 côtiers et 20 canots.
Côté valeur, le prix moyen du poisson a augmenté de 7,8 % en un an.
A noter quelques espèces en hausse : la lotte (+39% en volume), la raie (+42%), la langoustine vivante (+57%), le cabillaud (+32%), et d'autres en baisse : le merlan (-18%), la langoustine glacée (-18%).
En 2015, la pêche hauturière a représenté 80% du tonnage, la côtière 15% et les canots 5%.

« C’est une belle année » se réjouit donc Didier Pochic(ci-contre en photo), directeur de la criée de Loctudy. « La flottille est en augmentation, c’est positif. A un moment, on parlait de fermer le port, mais ici il y a une volonté collective d’aller de l’avant. Municipalité, mareyeurs et armements veulent que le port vive» constate celui qui occupe le poste de directeur depuis un an.

« Avec moins de bateaux, on fait autant de tonnage »

Si le tonnage est remonté à 3 726 tonnes, Didier Pochic estime qu’il faudrait pouvoir monter à 5/6 000 tonnes annuel pour que le port soit viable. « Il faut trouver des bateaux ».
« Avec moins de bateaux, on fait autant de tonnage » constate aussi Didier Pochic. « L’effort de pêche est moindre, c’est peut être bénéfique pour la ressource » s’interroge le directeur en poste.

Au delà de ces statistiques, Didier Pochic croit au potentiel du port : « c'est un port abrité, et il y a encore de la place pour développer des entreprises ». L’an dernier, c'est Algolesko qui s'y est installé. D'autres projets pourraient voir le jour en 2016 avance l'employé de la CCI.

« On sent une volonté de développer, mais cela reste très fragile »

Néanmoins, malgré une année positive, et l'arrivée de 3 navires, plusieurs hauturiers sont à vendre dans le port. « On sent une volonté de développer, mais cela reste très fragile ». Qui demain sera propriétaire des ports s'interroge Didier Pochic. Le port de Loctudy vu de Quimper ou de Rennes ne sera pas sans doute pas le même...

 
 le 24.01.2016 à 22 h 13 Réagir : Partager :        
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