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 « Une crise très profonde et très grave »
 le 30.01.2016 à 22 h 53 Réagir : Partager :        
 

En pleine crise agricole, une délégation d'agriculteurs, dont le secrétaire général de la FDSEA 29 (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) André Quénet (en photo ci-contre à gauche), a été reçue par la députée Annick Le Loch à la permanence parlementaire de Pont-l'Abbé ce samedi matin. Pendant deux heures, les exploitants, venant de Plomeur, Plobannalec-Lesconil, Saint-Jean Trolimon, Pouldreuzic, Plogastel-Saint-Germain ou encore Confort-Meilars ont échangé, à leur demande, avec l'élue, lui faisant part de leur profond désarroi, de leurs vives inquiètudes et des solutions qu'ils souhaiteraient voir rapidement appliquer.

Une crise profonde

Pour André Quénet, secrétaire général de la FDSEA 29 et président de la section avicole joint par téléphone à la sortie de cette réunion, la crise agricole qui traverse la profession est particulièrement grave. Dans ce contexte tendu, ce "temps d'échanges" avec la députée a permis aux exploitants de témoigner de leur profond désarroi.  "La députée nous a écouté ; nous avons échangé. Elle est inquiète de ce qui se passe sur son territoire" indique ainsi le responsable syndical qui fustige par ailleurs l'attitude du gouvernement : "Les taxis, ils font trois jours de grève et ça y est. Ils sont reçus à Matignon ! Nous, on est face à un mur (...) Le remède que propose le ministre ne correspond pas à la maladie que l'on a. (...) Nous ne voulons pas d'aides" martèle encore André Quenet. "Ces aides, ramenées en pourcentage à chaque exploitation, c'est insignifiant !"

Travailler sur l'étiquetage des produits

Et le responsable syndical de préciser sur quoi il faudrait travailler dans un premier temps : l'étiquetage de tous les produits, dont les produits transformés, stipulant leur origine, ce qui permettrait, espère t'il, un geste de solidarité des consommateurs français. "En Allemagne, il y a de la solidarité" explique André Quénet. "Les Allemands achètent les produits allemands. Chez nous, c'est différent. Avant de regarder l'origine du produit, on regarde le prix..." poursuit l'exploitant. Qui ajoute qu'il faudrait également, dans un contexte de rude concurrence européenne, "travailler sur la baisse des charges" des exploitations. 

La députée rencontre le ministre mercredi 3 février

De son côté, Annick Le Loch, également jointe par téléphone à la fin de la réunion, estime que "la crise (agricole, ndlr) est très profonde et très grave." Les exploitants sont "très inquiets pour leur avenir et ils ne voient pas la sortie. La souffrance est réelle, le désarroi terrible" indique encore l'élue qui dit avoir à la fois entendu "le désarroi terrible" des agriculteurs et leurs demandes, concernant notamment l'étiquetage stipulant l'origine de tous les produits ou encore leur souhait d'un "sursaut patriotique" de la part des consommateurs à acheter français. "Même si ces propositions ne règleront pas tout", la députée a "engrangé ces idées" qui devraient  figurer dans le rapport final qu'elle doit présenter, avec Thierry Benoit, député d'Ille-et-Vilaine, le deux mars prochain devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale, suite à une mission d’information sur l'avenir à l’élevage français qui leur a été confiée. Par ailleurs, mercredi 3 février prochain, Annick Le Loch rencontrera le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll pour lui faire remonter les doléances des agriculteurs. 

En attendant, les actions des agriculteurs devraient reprendre la semaine prochaine. "Les paysans iront exprimer leur colère" indique André Quénet qui conclut : "On essaie de tout canaliser, mais quand on se lève tous les matins pour travailler et perdre de l'argent..." La phrase, restée en suspens, en dit long. 

 
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