Actualités tous les articles...
   Si vous souhaitez recevoir notre lettre d'infos,
merci de renseigner votre email :
      Envoyer
 Pêche : ils veulent peser dans la gouvernance
 le 09.05.2016 à 22 h 41 Réagir : Partager :        
 

Fruit d’une démarche initiée depuis décembre 2014, la Communauté de communes du pays bigouden sud (CCPBS) vient de mettre en place une stratégie portuaire, avec comme volonté de renforcer son poids dans le paysage institutionnel. Cette stratégie portuaire avait été présentée et votée à l'unanimité en conseil communautaire le 17 mars dernier. A l’origine de ce travail, une motion « pêche » votée en conseil communautaire le 11 décembre 2014. Christine Zamuner (en photo ci-contre, aux côtés de Raynald Tanter), maire de Loctudy, avait relayé les demandes des professionnels.

C'est un changement au sein de l'intercommunalité. Raynald Tanter, président de la CCPBS, a réussi à mettre les uns et les autres autour de la table pour défendre la pêche et ne parler que d'une seule voix. Un « vrai virage culturel » se félicite le président de la CCPBS. La fin des concessions portuaires en 2017 a poussé les uns et les autres à s'interroger estime, quant à elle, Christine Zamuner, vice-président de l’intercommunalité en charge de l’économie.

« Participer à la future gouvernance pour pouvoir peser sur les investissements » 

Sur ce point, la Région vient de se porter candidate au transfert de l’ensemble des ports départementaux de son territoire. Le Conseil Départemental s’est également positionné en faveur du maintien de ses compétences sur les ports de pêche de Cornouaille. Le Préfet de Région tranchera avant le 30 novembre 2016.
Et c’est sur cette nouvelle gouvernance à venir, que la CCPBS place ses espoir. Elle souhaite y prendre part pour peser sur les investissements. Actuellement, le département est propriétaire des ports, la CCI en est le gestionnaire, mais la CCPBS n'a pas son mot à dire.
« La communauté de communes veut participer à la future gouvernance pour pouvoir peser sur les investissements » indique Christine Zamuner. « Il faut qu'on assume notre poids économique ».

Mais les élus précisent bien que cette stratégie portuaire n'a pas vocation à répondre à toutes les problématiques que rencontrent la filière comme les quotas ou encore le prix du gasoil.

« Vous pouvez compter sur la communauté de communes »

Dans cette stratégie portuaire, la CCPBS entend aussi accompagner les professionnels dans leur projet. La création d'un guichet unique pourrait voir le jour.

Au-delà de ces actions, la CCPBS espère donner une tout autre image aux entreprises. Les élus citent le cas de la réhabilitation de la criée de Lesconil, où pour la première fois, la CCPBS a participé au financement de l'opération.
Pour Raynald Tanter, « ce sont des signes qu'on apporte aux entreprises : vous pouvez compter sur la communauté de communes ». A ce sujet, Christine Zamuner rapporte que plusieurs entreprises se sont manifestées depuis un an.

Toujours concernant le volet entreprise, Raynald Tanter précise que le service économique vient de recruter un deuxième technicien. « Le service n'était pas à la hauteur d'une intercommunalité de près de 40 000 habitants » explique l’élu.

Si la CCPBS entend peser sur la future gouvernance des ports, accompagner les entreprises, elle a aussi sur sa feuille de route « la promotion des métiers de la pêche pour susciter les vocations ». A noter que la stratégie portuaire prend également en compte le nautisme et le développement des interfaces ville-port.

En juin, les représentants de la CCPBS ont rendez-vous avec le Préfet de Région pour voir notamment jusqu'à quel degré la CCPBS peut accompagner les entreprises.
Créée en 1993, la communauté de communes du pays bigouden sud semble enfin prendre en compte la pêche, son poumon économique.

 

 
 le 09.05.2016 à 22 h 41 Réagir : Partager :        
 Laissez un commentaire
Rédiger un commentaire ici...


Suivez-nous sur Facebook

 Les dernières vidéos...
Le Malamok est mort. 1er-Mai. « Faire barrage à l'extrême droite.» Les adhérents maintiennent la pression. Bernard Berrou, un passager dans la baie. Une marche de soutien au Malamok.