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 Sculpteur et inventeur génial.
 le 26.06.2016 à 00 h 00 Réagir : Partager :        
 

Robert Tisserand (ci-dessous en photo), Pont-l'Abbiste d'adoption depuis près de quatre ans et Breton de coeur, est un artiste étonnant et un homme passionnant qui sera l'invité de la bibliothèque municipale début juillet. Il y exposera certaines de ses sculptures en bois et en métal et échangera avec le public le samedi 2 et le mercredi 6 juillet.  

Un personnage. Chevelure blanche, petites lunettes rondes, les yeux pétillants et rieurs, Robert Tisserand impressionne par sa vitalité et sa jeunesse d'esprit. A près de 82 ans, l'homme continue à créer dans son garage, véritable caverne d'Ali Baba où se côtoient sculptures en métal et en bois, instruments de musique et autres guitares, brevetés depuis 1995 à l'INPI (L'Institut national de la propriété industrielle). Cette activité artistique qu'il développe depuis plus de 45 ans maintenant, Robert Tisserand la doit, en partie, à son métier, de mécanicien automobile. Retour en arrière.

"Gamin, j'étais très curieux de nature, je regardais tout et j'aurais aimé être docteur. Mais je venais d'une famille modeste où nous étions quatre enfants et ma mère m'a fait clairement comprendre qu'ils n'avaient pas les moyens de me payer des études. Elle m'a dit que je serai mécanicien auto" raconte Robert Tisserand. Va pour la mécanique puisqu'il fallait bien gagner sa vie. Le tout jeune homme d'alors découvre un métier qui "était à l'époque une forme d'art, en tous les cas de l'artisanat." Dans les années 50, explique encore Robert Tisserand "il fallait assembler les pièces mécaniques, s'occuper de la matière. Et quand le moteur tournait, on avait décroché la lune !" sourit l'artiste qui a eu le déclic pour la création en regardant une de ces pièces : "En démontant une pompe à huile, j'ai vu la tête d'un petit singe." On est en 1975, Robert Tisserand à 35 ans et vient de créer "Déclic", le singe-araignée (ci-contre en photo), première sculpture réalisée avec des pièces mécaniques, la première d'une longue lignée. "Il ne suffit pas de regarder une pièce mécanique" poursuit Robert Tisserand, "il faut la voir. Et elle parle." C'est ainsi qu'une plaquette de freins devient banquette d'une voiturette. Ou qu'un ancien pot d'échappement de moto devient héron. Ou qu'un autre pot d'échappement Cobra d'une mobylette devient un cobra sculpté." Autant de pièces mécaniques vouées à la destruction qui reprennent vie, sous une autre forme. Une façon sourit Robert Tisserand de leur "donner une âme." Et d'asseoir une conviction environnementale. Comme avec la création de l'Oiseau Mazouté en 1979, suite à la marée noire de l'Amoco Cadiz. La Bretagne, déjà.

Le parcours artistique de Robert Tisserand s'enrichit par la suite grâce à la rencontre de musiciens et professeurs de dessins en région parisienne qui l'encouragent dans ses créations. "Moi, je voulais faire les Beaux-Arts à l'époque, mais ils m'ont tous dit Surtout pas ! Reste comme tu es ! Alors, j'ai continué à faire mécanicien, j'ai monté ma petite entreprise à Bagnolet, je suis aussi devenu formateur." En parallèle, toujours, la création qui se diversifie vers le son des pièces mécaniques et de la musique. Ainsi naissent le crabe, batterie de 2m60 d'envergure ou encore les guitares en métal - comme la guitare papillon, la guitare de l'an 2 000 -  présentées en sculptures. "Je les métal'morphose" explique Robert Tisserand. Et à la demande d'un de ses fils, il invente une basse qui peut disposer d'un manche lisse ou fretté. Invention qu'il fait breveter à l'INPI en 1995 et qu'il présente lors d'un salon à la Cité de la Musique à la Villette en 1999. Instruments qui servent lors de spectacles musicaux, dont l'un s'est joué il y a deux ans à Lesconil. A la fois artiste et inventeur donc. 

Et grand lecteur également. Le fait d'exposer à la bibliothèque n'est pas le fruit du hasard. "La première chose que j'ai faite en arrivant à Pont-l'Abbé est de venir à la bibliothèque car je suis un passionné de romans de science-fiction, particulièrement ceux d'Isaac Asimov, et grand amateur de bandes dessinées." La rencontre avec Soizig Brondello, bibliothécaire a fait le reste et explique les deux rencontres programmées avec le public dont la première se déroule samedi 2 juillet prochain. 

Pratique :
Bibliothèque de Pont-l'Abbé
Exposition de sculptures de Robert Tisserand
du 1er au 16 juillet
Rencontres avec l'artiste 
samedi 2 juillet de 15h00 à 17h00
mercredi 6 jullet de 15h00 à 17h00 

 
 le 26.06.2016 à 00 h 00 Réagir : Partager :        
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