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 Un manoir, des fresques et des tensions.
 le 23.09.2016 à 22 h 14 - mis à jour le 29.09.2016 à 22 h 01 Réagir : Partager :        
 

Le manoir du Ster à Penmarc'h, situé à quelques encablures de la plage, s'est fait très largement connaître au début de l'été par une polémique, devenue depuis affaire judiciaire, opposant la propriétaire du lieu à la municipalité de la commune. Au centre de la discorde, une première fresque colorée de quelque 60m², graffée courant mai par un artiste mexicain, ami de la propriétaire, sur une des façades du bâtiment principal. Problème : la fresque a été réalisée sans déclaration préalable de travaux. Et la mairie demande, de fait, en s'appuyant sur le code de l'urbanisme, que le mur soit remis en état. L'affaire date du mois de mai. 

"Entrée en résistance"

Depuis lors, Sophie Vargas, propriétaire du manoir (ci-contre en photo devant une deuxième fresque réalisée en août), est, selon ses termes, "entrée en résistance." Et l'intéressée d'expliquer : "J'ai eu le coup de foudre pour ce lieu et je l'ai acheté il y a dix ans. Il était laissé à l'abandon depuis plusieurs années. J'y ai fait des travaux, transformé les dortoirs (le lieu accueillait par le passé des colonies de vacances, ndlr) en chambres et gîtes où j'accueille des personnes porteuses d'un handicap mais aussi des personnes intéressées par le woofing (concept de tourisme durable où les touristes sont accueillis par l'habitant qui offre le gîte et le couvert contre de menus travaux, ndlr). Les façades des bâtiments sont un peu sinistres et un jeune artiste mexicain, Ricardo de la Rosa, a proposé de faire une grande fresque sur le thème de la contamination de la nature par l'homme. J'ai accepté. Et la mairie me demande maintenant de remettre en état un mur qui était sinistre."

"Respecter les règles et le code de l'urbanisme"

En effet, la mairie, informée de l'existence de cette fresque, a demandé à la propriétaire de remettre le mur en l'état, s'appuyant sur le code de l'urbanisme. Et Nathalie Poulard, adjointe à l'urbanisme, jointe par téléphone, d'expliquer : "Oui, il y a des règles à respecter. Quand on fait des travaux, il faut d'abord demander une autorisation de travaux et attendre l'aval de la collectivité. Ce que Madame Vargas n'a pas fait. Chacun doit respecter les règles. Il y a un code de l'urbanisme que nous appliquons et un PLU (plan local d'urbanisme, ndlr) à respecter." De fait, la mairie demande la remise en état. Ce que Sophie Vargas refuse et précise avoir déposé une plainte au tribunal administratif pour "excès de pouvoir" de la mairie. Plainte non encore notifiée à la mairie précise de son côté la municipalité. 

En attendant la réponse du tribunal, c'est sur le terrain de la défense de l'art que Sophie Vargas poursuit son combat, avec une pétition qui circule et qui aurait récolté 2 000 signatures, en organisant des fêtes et des rencontres au manoir. Sophie Vargas a aussi créé une association en juillet dernier. Intitulée Pen'artistes, elle pour objet de "développer et promouvoir la création artistique en Finistère Sud" et compterait aujourd'hui 70 membres. Cette association porte dorénavant les différentes manifestations au manoir, dont une garden-party qui s'est déroulée le samedi 24 septembre dernier.
Du côté de la mairie, l'adjointe en charge de l'urbanisme rappelle et précise : "il ne faut pas tout mélanger. Nous ne rentrons pas sur le terrain artistique. Il ne s'agit pas de cela ! L'art n'est pas en cause. Il s'agit d'appliquer le code de l'urbanisme et de faire respecter le PLU."

 

 le 23.09.2016 à 22 h 14 - mis à jour le 29.09.2016 à 22 h 01 Réagir : Partager :        
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