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 « Le Guilvinec, aussi un lieu de dialogue »
 le 30.09.2016 à 22 h 20 Réagir : Partager :        
 

Ce vendredi après-midi, Manuel Valls, Premier ministre, s'est rendu sur les quais du Guilvinec en présence de Jean‐Yves Le Drian, ministre de la Défense, Jean‐Jacques Urvoas, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux Transports, à la Mer et à la Pêche pour évoquer l’économie maritime. Ce déplacement intervient à quelques semaines du prochain comité interministériel de la mer (CIMER) et de la définition de la stratégie nationale pour la mer et littoral.

« On ne fera pas venir des jeunes sur des vieux bateaux »

Arrivé à 16h30, Manuel Valls s'est d'abord rendu sous la criée où il a pu prendre connaissance de la vente aux enchères. Il est ensuite monté à bord du Chalutier Bara Bihan de l'Armement Bigouden avant de rejoindre une réunion entre représentants de l'Etat, élus locaux, comités régional et départemental des pêches et quelques professionnels. Du côté des pêcheurs, seuls Soazig Le Gall-Palmer, directrice de l'armement bigouden et Jean-Baptiste Goulard, armateur ont pris part à la réunion. Interrogé sur les quais, ce dernier avouait ne » rien attendre de la visite du Premier ministre », mais davantage de la Région sur la gestion des aides à la pêche. « Il faut qu'ils prennent conscience du vieillissement de la flottille. La région dispose d'une enveloppe FEAMP (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, ndlr). Il faut qu'ils accompagnent les projets d'investissements sur du long terme. On ne fera pas venir des jeunes sur des vieux bateaux ».

« C'est le point sur lequel il faut que nous travaillons » a justement insisté Manuel Valls : « Renouveler la flottille pour assurer la relève ». C'est dit et après ?
Le Premier ministre a également assuré que » la pêche est un des piliers en Bretagne, mais aussi en France, du monde économique. Cette économie maritime représente un milliard d'euros de chiffres d'affaires et emploie 19 000 marins et quelques 60 000 emplois induits. La mer est un atout qu'il faut exploiter ».

« Etre à Bruxelles pour peser sur la politique de la pêche »

Reconnaissant que « la pêche est une politique très européen », Manuel Valls a estimé qu'il fallait « être à Bruxelles pour peser sur la politique de la pêche ».
Les conséquences du Brexit sur la pêche française et la négociation communautaire de fin d'année sur les quotas ont également été évoquées. Mais le Premier ministre n'a fait aucune annonce concrète ce vendredi au Guilvinec.

Par contre, Manuel Valls s’est réjoui d’avoir « pu évoquer l'avenir de la pêche avec un accueil chaleureux ». « Comme quoi, le Guilvinec peut aussi être un lieu de dialogue et d'apaisement dans le respect des uns et des autres ». Mais, il ne faut surtout pas y voir une une allusion à la dernière visite de Nicolas Sarkozy en 2007...

 
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