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 Un lieu aimé de .... Serge Duigou.
 le 19.10.2016 à 23 h 57 - mis à jour le 20.10.2016 à 12 h 08 Réagir : Partager :        
 

Notre nouvelle rubrique "Un lieu aimé de ..." invite à se promener dans le pays bigouden d'aujourd'hui et à s'arrêter dans certains endroits, pour les découvrir ou redécouvrir à travers les paroles et les récits de nos invités.

Pour inaugurer ce rendez-vous mensuel, nous avons demandé au Pont-l'Abbiste et historien Serge Duigou (ci-contre en photo) de nous emmener avec lui à la découverte d'un lieu qu'il aime. Et c'est à la pointe de Rosquerno, au bout du chemin de halage de Pont-l'Abbé que nous nous retrouvons, plus précisément à la Maison Blanche, aujourd'hui bâtiment en ruines et propriété du Conservatoire du littoral, mais qui fut un haut lieu de l'histoire sociale et économique de la ville...

Le commando des "femmes de Lambour"

Le récit toujours captivant de Serge Duigou nous emmène d'abord loin en arrière, à la fin du XIXème siècle, plus précisément en 1865, date de la construction de la Maison Blanche, propriété de la Marine Nationale, qui devait servir de logement au garde-maritime de la rivière de Pont-l'Abbé. "Le garde habitait là avec sa famille" raconte l'historien. "Il n'y avait aucune végétation aux alentours à l'époque. Le chemin de halage n'avait pas encore été construit. La vue était dégagée et permanente sur l'estuaire." L'homme avait pour mission de surveiller les parcs à huîtres de la rivière, convoités par certains, organisés en véritables "commandos" indique encore Serge Duigou. A l'image de celui des "femmes de Lambour" aux conditions de vie extrêmement modestes et qui cherchaient, par ces larcins, à améliorer quelque peu leur quotidien. Arrêtées, elles étaient incarcérées une dizaine de jours à la prison de Quimper avant d'être libérées et de recommencer. La mission du garde prendra fin au début du XXème siècle. On construira le chemin de halage, réservé à l'époque aux haleurs qui attendaient et halaient donc les bateaux à voile qui remontaient la rivière...Le bâtiment, lui, sera vendu par la Marine, acheté par une famille pont-l'abbiste qui en fera un café pendant la période de l'entre-deux-guerres.

La Maison Blanche, un café fréquenté pendant l'entre-deux-guerres

Le nouveau propriétaire des lieux dans les années 20-30 était le maire radical-socialiste de la ville, Auguste Coïc. Les haleurs et marins venaient "y boire un coup" et faisaient affaire raconte Serge Duigou. Et on venait s'y distraire, danser et prendre du bon temps dans ce lieu calme, à l'écart du centre-ville et de son agitation... Un lieu social donc et familial également rappelle l'historien. "Ce lieu était extrêmement important et intéressant pour les Pont-l'Abbistes parce que, autrefois ici, il y avait du sable, il y avait une plage..."

Le "Langoz du prolétaire"

Les Pontl'Abbistes n'allaient pas à la plage deLangoz à Loctudy sourit encore Serge Duigou. Les moyens de locomotion manquaient. Alors,  "ils venaient ici, le dimanche, goûter aux joies de la baignade. C'était infiniment plus près et puis, à Langoz, c'étaient les touristes et on n'allait pas se mélanger avec les touristes !" Ici, à la Maison Blanche, "on allait au Langoz du prolétaire" lance Serge Duigou. Par la suite, le sable a disparu, emporté par les courants.... Et le chemin de halage est devenu, aujourd'hui, un bel endroit de promenade. 


A savoir :

Serge Duigou publie dans quelques semaines une édition augmentée et enrichie d'iconographies inédites de son livre Quand nous prenions le train Birinik, initialement paru en 1983. La nouvelle édition de 56 pages sera  intitulée Le train Birinik et paraîtra aux éditions Ressac fin novembre.

 

La rivière de Pont-l'Abbé et la Maison Blanche (octobre 2016).

 
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