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 Revue Cap Caval. Penmarc'h dans la guerre.
 le 14.12.2016 à 23 h 27 - mis à jour le 15.12.2016 à 08 h 31 Réagir : Partager :        
 

Le numéro 37 de la revue Cap Caval (couverture ci-contre avec en photo la chapelle de Languidou à Plovan), tiré à 1 300 exemplaires, vient tout juste de sortir d'impression et sera disponible dans les quelque 50 dépôts du pays bigouden dès le début de la semaine prochaine. Le magazine culturel, à parution bi-annuelle (en juillet et en décembre) est porté par la fédération Startijenn Ar Vro Vigoudenn et s'appuie sur un comité de rédaction bénévole qui la fait revivre depuis juin 2011. Ce dernier numéro d'une cinquantaine de pages intéressera tant les passionnés du patrimoine et de l'histoire locale - grave ou légère -  ; que les géologues et autres amoureux de la nature et de la pierre, tout comme les férus de culture. Originalité cette fois-ci, les rédacteurs lancent un appel à témoignages pour la réalisation d'une enquête sur la sorcellerie en pays bigouden. Revue de détail, avant la présentation officielle du magazine par ses auteurs, le mardi 20 décembre au patronage laïque. 

Le patrimoine bigouden et sa réhabilitation

L'édito, signé de Serge Duigou revient sur le projet de réhabilitation de la conserverie Alexis Le Gall à Loctudy, porté par la commune. "C'est une belle réalisation autour d'un dossier qui entre dans sa phase active" témoigne l'historien qui rappelle que cette conserverie constitue "un patrimoine industriel exceptionnel, un cas unique en France." Dans cette même lignée, la revue Cap Caval a décidé de consacrer une série aux associations du patrimoine, présentes dans de nombreuses communes du pays bigouden et qui oeuvrent avec énergie, à la réhabilitation de cette richesse du passé. Annick Fleitour a choisi de mettre ici l'association Mein ha dour de Combrit à l'honneur.

Un dossier central sur l'école de tir antiaérien des occupants allemands à Penmarc'h

Sur huit pages, le dossier central, réalisé par Alain Le Berre spécialiste de l'occupation allemande en pays bigouden, rappelle à la mémoire collective, notamment grâce à des clichés inédits retrouvés dans les archives allemandes (photo ci-contre, © Alain Le Berre - Revue Cap Caval) l'existence de l'école de tir antiaérien installée par l'Occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale à Penmarc'h, sur les dunes de Poulguen. C'est là, indique Serge Duigou, "que des centaines de jeunes Allemands, venus de toute la Bretagne, apprenaient à tirer sur les avions alliés." De cette Flakschule (école de tir antiaérien) et du Schiessplatz (champ de tir) il ne reste aujourd'hui plus aucune trace. "Après la guerre, on a tout démoli et tout effacé. Il ne reste rien" explique Serge Duigou. Aucune trace visible dans le sol. Restent les archives et les photos, témoins silencieux du passé, qui font ressurgir ce que la mémoire a cherché à faire taire.

Un appel à témoignages concernant la sorcellerie en pays bigouden

Autre sujet à l'honneur dans la revue bigoudène, le troisième et dernier volet de l'article de J. Corcuff, journaliste au quotidien Ouest-Eclair (devenu Ouest-France), écrit en 1935 et consacré aux "voleurs de beurre." Ces jeteurs de sorts sévissaient dans le monde agricole pour tarir le lait des vaches d'une ferme et faire ainsi s'effondrer la production de beurre. "Des paysans en ont été ruinés" avance Serge Duigou (ci-contre aux côtés de Christophe Castel, coordinateur de la revue). Ces sorciers étaient, selon l'article de J. Corcuff, des agriculteurs voisins jaloux de la réussite de certains. Et le sort sur les vaches ne se levait qu'à la mort de celui qui l'avait jeté. "Dans ma carrière d'historien, j'ai récolté des témoignages de sorcellerie, dans les années 50, à Plomeur. Est-ce qu'il y a eu d'autres pratiques de cette sorte en pays bigouden ? Pour y répondre, le comité de rédaction recherche aujourd'hui d'autres récits ayant trait à la sorcellerie en pays bigouden" annonce Serge Duigou qui poursuit :"Le sujet est sensible, nous le savons. Mais il peut s'avérer extrêmement riche, à condition que les langues se délient. Et pour cela, nous respecterons l'anonymat total des personnes qui nous contacterons." L'appel est lancé.

Et où l'on pourrait parler également de l'article consacré à la prasinite, cette pierre verte d'origine volcanique, spécifique au pays bigouden et qui se trouve sur une ligne située entre Plonéour-Lanvern, Tréogat et Peumerit. Elle a servi dans la construction des chapelles et manoirs. Et où l'on pourrait également parler de ce portrait consacré au Résistant guilviniste Raymond Le Corre. Ou encore, de façon bien plus légère, de la venue d'Alain Delon à Saint-Jean-Trolimon dans le cadre du tournage d'un film de Jacques Deray où il campait un prêtre et où les figurantes n'étaient autre que les soeurs Gloaguen, deux vieilles Bigoudènes de Saint-Jean, parties ensuite à Paris, tous frais payés, pour les dernières prises de vue...

Pratique :
Présentation de la revue Cap Caval (n°37)
En présence des rédacteurs de la revue
Mardi 20 décembre à 18h00
Salle du patronage laïque
Entrée gratuite et pot offert.

La revue Cap Caval est disponible (prix 9 €) dans les Maisons de la Presse et sur abonnement auprès de la fédération Startijenn Ar Vro Vigoudenn (tél.: 02.98.87.08.94 ; courriel : startijennavv@orange.fr)

 
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