Actualités tous les articles...
   Si vous souhaitez recevoir notre lettre d'infos,
merci de renseigner votre email :
      Envoyer
 «Je m'en vais sereine.»
 le 16.12.2016 à 21 h 22 Réagir : Partager :        
 
Souriante, motivée, enjouée. Voici le portrait de Sofi Vairon (ci-contre en photo). C'est sans doute cette nature positive qui l'a poussée à créer en 2008  Sur un Air de Terre, une association d'éducation éco-citoyenne dans le pays bigouden, aujourd'hui basée à Pont-l'Abbé. Après l' avoir faite grandir en fédérant une équipe de bénévoles, après avoir vu naître de nombreux projets, celle qui en était devenue l'unique salariée depuis 2009 quitte aujourd'hui le navire, suite à une baisse drastique de subventions. Elle revient sur cette aventure professionnelle et humaine.
 
Dans quel état d'esprit vous sentez vous aujourd'hui, à quelques jours de votre départ ? 
Je m'en vais sereine. Le risque que mon contrat prenne fin court déjà depuis deux ans, depuis le moment où la Région a décidé de stopper les subventions accordées à l'association. J'y étais préparée. Ce qui me rassure, c'est que l'association ne s'arrête pas pour autant. Dès la soirée de soutien en septembre 2015, on a vu que des gens étaient là, mobilisés. Ensuite, le dispositif local d'accompagnement (DLA) a permis de ressouder le conseil collégial, de faire entrer de nouveaux membres et de penser une gouvernance par pôle d'actions. Enfin, le récent appel à financement participatif a montré combien de personnes étaient sensibles aux activités de l'association. 5 100 euros ont été récoltés, ce qui assure le loyer de l'association sur un an et permet quelques aménagements du local.
 
Quel aura été votre parcours au sein de Sur un Air de Terre ? 
J'en ai été à l'initiative en 2008. Mon contrat en tant qu'animatrice des sorties nature à l'office de tourisme du Guilvinec venait de prendre fin. Je sentais, à l'époque, que le pays bigouden n'était pas couvert par les animations nature. C'est donc dans l'optique d'intervenir auprès des scolaires que nous avons créé le 9 janvier 2008 l'association Sur un Air de Terre, avec Fabienne Bouillet et Pascal Morvan. Le fonctionnement de départ était classique avec les trois postes habituels de président, secrétaire et trésorier. Les premières actions ont eu lieu dans les écoles avec l'aide de bénévoles. Très vite, il nous tenait à coeur de nous inscrire dans un réseau. C'est pourquoi, nous avons mis en place le premier marché Odeurs et Couleurs d'automne autour de producteurs locaux qui partagent la même éthique. Je me souviens de l'ambiance qu'il y avait ce jour-là au pied du phare de Croas Malo à Treffiagat. Malgré le crachin, l'événement a rassemblé le public autour d'une belle énergie. L'association a vraiment trouvé son socle à ce moment-là. Puis il y a eu le lancement du festival Eco to Bigoud. C'est là que Jean-Christophe Le Cloarec a convaincu le reste du conseil d'administration de créer un poste de salarié au sein de l'association, en contrat aidé. De présidente, je suis passée salariée.
 
Comment imaginez vous l'après ?
Les deux dernières années ont été éprouvantes. J'ai passé 80 % de mon temps de travail à traiter des questions administratives, notamment pour rechercher des subventions. Je me suis sentie perdre le lien avec les valeurs qu'on prône dans l'association : se reconnecter à la terre, prendre le temps de l'émerveillement. J'en éprouve vraiment le besoin. Mais il est encore trop tôt pour évoquer un projet professionnel précis et abouti.
 
Et votre implication dans l'association... 
Si j'ai bien préparé mon départ, je ne me vois pas bénévole, en tous cas pas pour l'instant. J'ai besoin de prendre du recul. L'association va devoir sans doute mettre en sommeil le volet éducatif auprès des écoles et apprendre à fonctionner sans salariée. Je sais que de nombreux projets continueront comme la grainothèque, le prêt de vaisselle et de gobelets ou les projections débats. Il est question de créer un cycle avec le cinéma Eckmühl à Penmarc'h. Il faut laisser le temps de permettre à chacun de prendre son espace au sein de l'association, dans sa nouvelle configuration.
 
 le 16.12.2016 à 21 h 22 Réagir : Partager :        
 Laissez un commentaire Voir les commentaires (2)
Rédiger un commentaire ici...


Suivez-nous sur Facebook

 Les dernières vidéos...
Une marche de soutien au Malamok. Parenthèse poétique au Malamok. Un dispositif pour sensibiliser au breton. Neige d'écume et blanc manteau à St Gué. Quand les ados se découvrent dans la tornade.
 Les + consultés sur l'ensemble des sites
E. Macron en tête presque partout
En pays bigouden, tous les résultats, commune par commune, sont désormais connus. Particularité, Marine Le Pen ....
1                                Cliquez ici
        2  Article  :  « Nous commençons à être bien connu. »
        3  Article  :  1 000 foyers alimentés grâce au vent.
        4  Article  :  L'opération escargot n'est pas autorisée.
        5  Article  :  Une marche de soutien au Malamok.
        6  Article  :  Parenthèse poétique au Malamok.