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 Le Malamok. Les salariés sont à bout.
 le 16.12.2016 à 22 h 19 - mis à jour le 16.12.2016 à 22 h 52 Réagir : Partager :        
 

Les salariés du Malamok sont à bout. Et ont décidé de le faire savoir, publiquement, par voie de presse. La situation était déjà tendue depuis l'annonce du préavis de grève, puis la grève du 22 au 25 novembre dernier concernant leurs inquiétudes et questions quant aux subventions municipales octroyées au centre socio-culturel. Depuis ce jeudi, la tension est montée d'un cran et les salariés sont sortis de leur silence ce vendredi. En cause, un article paru en première page dans le bulletin municipal du Guilvinec de ce mois de décembre (n°22), actuellement distribué aux Guilvinistes, consultable en ligne sur le site de la mairie, et intitulé  Le Malamok. Ce que nous devons vous dire. Un article dans lequel la municipalité rappelle ce qu'est le Malamok, fournit son analyse des chiffres transmis par la structure associative, revient sur la répartition du nombre de sièges dédiés aux communes au conseil d'administration de l'association et ses consèquences, et justifie sa position. 
(Photo ci-contre : des salariés du Malamok ce vendredi matin)

Les salariés se sentent méprisés

Depuis la lecture de l'article, les salariés oscillent, témoigne Danièle Dubois, déléguée du personnel entre "incompréhension, colère et dégoût. Nous nous sentons méprisés." Ce n'est pas tant le fond qui fait réagir que la forme poursuit celle qui est employée au Malamok depuis vingt-cinq ans. "D'un côté, on prône l'apaisement, le rétablissement du dialogue, on nous promet une sortie de crise et de l'autre, on nous envoie un Scud. Mais pourquoi ? Pourquoi maintenant et sous cette forme-là ?" questionnent deux autres salariées de la structure qui auraient davantage souhaité une réunion publique pour débattre de la situation actuelle et de l'avenir du centre socio-culturel. "Nous sommes pris en otage" analyse Danièle Dubois "et jeté en pâture via le bulletin municipal." Et la déléguée du personnel de s'alarmer : "Je suis inquiète pour les salariés. Il y a aujourd'hui une souffrance au travail."

Des réponses concrètes qui tardent à venir

Car, au-delà de l'article incriminé, les questions soulevées lors des quatre demi-journées de grève entre le 22 et le 25 novembre, n'ont pas trouvé réponses. Les salariés ne savent pas ce qui va se passer à compter du 2 janvier, jour de la réouverture du Malamok. "La seule certitude que nous avons, c'est que nos salaires de décembre ont été payés. Pour le reste..." lâche une salarié. Les maires des trois communes concernées, Le Guilvinec, Plomeur et Tréffiagat, se sont rencontrés mais aucune réponse concrète n'a encore filtré de ces réunions. "Les élus ne se rendent pas compte" s'alarme encore Danièle Dubois. "Nous avons besoin de réponses, nous en avons besoin pour qu'on puisse s'organiser et travailler." 

La réaction du maire du Guilvinec

Joint par téléphone en début d'après-midi afin de le faire réagir sur l'état d'esprit des salariés suite à la parution du bulletin municipal, Jean-Luc Tanneau répond dans un premier temps : "Cet article n'est pas polémique. Il explique les choses clairement. Ca explique le pourquoi du comment." Questionné sur le mal-être des salariés, Jean-Luc Tanneau s'emporte : "De toutes façons, vous (Bigouden.Tv, ndlr) êtes parti pris. Je ne suis pas le seul à le dire. Vous êtes parti pris." Puis de nous raccrocher au nez. 

Selon les informations d'Alain Duchesne, le tout nouveau président du Malamok, joint également par téléphone, une réunion devrait avoir lieu "avant Noël" avec les maires des trois communes.

 
 le 16.12.2016 à 22 h 19 - mis à jour le 16.12.2016 à 22 h 52 Réagir : Partager :        
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