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 Frelon asiatique : un bilan 2016 inquiétant.
 le 22.12.2016 à 22 h 44 Réagir : Partager :        
 

Maintenant que les arbres ont tous perdu leur feuillage, les nids de frelons asiatiques sont mis à nu (photo ci-dessous, © Christophe Buanic). Certains sont suspendus à plusieurs dizaine de mètres de hauteur, sur la cime des arbres et peuvent atteindre de belles tailles. Mais que le promeneur se rassure, en pays bigouden, la plupart ont été traités.

Un bilan 2016 inquiétant

" Après intervention par insecticides, les nids tout en cellulose peuvent mettre un à deux mois à se désagréger" décrit Christophe Buanic, conventionné pour détruire les nids dans les deux communautés de communes bigoudènes. " Les plus hauts, qui peuvent atteindre 30 mètres, ont été traités en premier cet automne et la campagne n'a pris fin qu'à la mi-décembre." Cependant, le bilan de 2016 est inquiétant. Le professionnel comptabilise : " 868 nids détruits contre 130 en 2015 sur un territoire couvrant le pays bigouden et une partie du Cap Sizun." Une progression fulgurante qui semble se généraliser bien au-delà des frontières bigoudènes. Pour rappel, le 28 octobre dernier, Ségolène Royal ministre de l'Environnement a proposé la mise en place d'un décret qui donnera aux préfets le pouvoir d'ordonner la destruction des nids de frelons quels que soient leurs lieux.

Une lutte disparate

Car pour le moment, rien encadre la lutte contre cet insecte nuisible. Chaque collectivité est libre de proposer ou pas la prise en charge de leur destruction. Résultat : il existe beaucoup de disparités de traitements sur le territoire et l'insecte continue de progresser, décimant notamment de nombreuses ruches sur son passage. Pour Christophe Buanic, " Quimper communauté a été le point noir en Finistère Sud car l'agglomération a pris en charge Quimper en laissant les autres communes se débrouiller. Certaines ont préféré laisser la question à la charge des particuliers, comme Guengat par exemple." Quand on sait qu'une intervention peut coûter entre 80 et 140 euros, selon le prestataire, la hauteur et la grandeur du nid, on peut effectivement hésiter à faire appel à un spécialiste.

Un piège par jardin de mi-février à mi-juin

Lors du dernier conseil communautaire, la communauté de communes du Haut Pays Bigouden a rappelé avoir consacré 28 000 euros pour la prise en charge des destructions de nids de frelons asiatiques en 2016. Le coût est de taille. Mais pour Christophe Buanic, " le piégeage est une solution facile à mettre en place, peu coûteuse qu'il est temps de prendre au sérieux." Si un kit de fabrication à partir de bouteille en plastique, est disponible sur le site de la Communauté de communes du pays bigouden sud depuis cette année, cela ne suffit plus. " Il faut sensibiliser les citoyens par des réunions publiques ou en allant dans les écoles, pendant les TAP par exemple" explique le professionnel. " Avec des pièges installés dans chaque jardin de mi-février à mi-juin, le maillage couvrirait suffisamment le territoire pour faire reculer le nombre de colonies" assure Christophe Buanic. En effet, ces pièges permettraient de stopper les premières reines : " en sortant d'hibernation à partir de la mi février, elles vont d'abord rester travailler seules entre un et deux mois avant les premières naissances qui comporteront les prochaines reines à l'origine de la construction des nouveaux nids, plus en hauteur et reculés." En attendant l'entrée en vigueur du décret voulu par Ségolène Royal, le piégeage peut offrir une solution aux collectivités...

 
 le 22.12.2016 à 22 h 44 Réagir : Partager :        
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