Actualités tous les articles...
   Si vous souhaitez recevoir notre lettre d'infos,
merci de renseigner votre email :
      Envoyer
 « On est aussi capable que les hommes »
 le 06.01.2017 à 21 h 30 Réagir : Partager :        
 

Le 17 mai 2016, Gaëlle Perron a pris les commandes de l'entreprise de peinture Philippe Billien située zone du Guirric à Pont-l'Abbé. Philippe Billien, qui a créé l’entreprise éponyme il y a 30 ans, a fait valoir ses droits à la retraite. Une transmission classique d'entreprise ? Pas complètement. Alors employée de banque, Gaëlle Perron n'avait aucune expérience en gestion d'entreprise et pas plus en peinture et revêtement de sol !

« T'es fou, passer du guichet à chef d'entreprise il y a un sacré fossé ! »

Tout débute un soir. Le compagnon de Gaëlle, qui travaille dans le secteur du bâtiment, a eu vent que Philippe Billien souhaitait céder son entreprise. Il lance alors à Gaëlle : « je te verrai bien dans ce poste de gérante d'entreprise ». « T'es fou » lui répond alors Gaëlle « passer du guichet à chef d'entreprise, il y a un sacré fossé ! ».
Pourtant, depuis toujours Gaëlle se disait qu'elle allait inventer quelque chose et monter sa boîte. Un rêve qu'elle avait au fond d'elle. Et là, finalement, elle a vu « la perche qu'elle attendait » et s'est dit « allez, je fonce ». Dès le lendemain, elle prend contact avec Philippe Billien(ci-contre en photo aux côtés de Gaëlle Perron). Trois jours plus tard, elle le rencontre. Ce denier ne souhaitait pas vendre à des investisseurs et selon Gaëlle « il n'avait pas d'a priori sur une femme qui n'y connait rien ».
Le contact passe bien et un accord de cession est rapidement trouvé.

« Votre dossier n'était pas facile »

Débute alors, pour la future entrepreneuse, le montage de son dossier. « La banque de l'entreprise a refusé de me suivre » raconte Gaëlle aujourd'hui. L'entrepreneuse trouve une autre banque où « la conseillère (lui) fait confiance ». Gaëlle a pu bénéficier du fond de garantie à l'initiative des femmes (FGIF) qui lui a apporté une caution pour son prêt bancaire. « Votre dossier n'était pas facile » lui a-t-on reconnu plus tard. Dans ses démarches, Gaëlle Pérron a aussi bénéficié du précieux soutien de Nathalie Péron, conseillère entreprise à la Chambre de Métiers et de l'Artisanat. « Elle a cru en mon projet, et m’a soutenue dans ses différentes étapes, notamment au jury pour le fond de garanties ».

« Je ne pensais pas m’épanouir autant »

Après neuf mois de démarches, c'est le 17 mai 2016 que Gaëlle Perron, la native de Tréguennec, devient chef d'entreprise. Philippe Billien continue d'être en support pour faciliter la transmission. Huit mois plus tard, force est de constater que c'est plutôt bien parti. Pour faire face aux commandes, Gaëlle a embauché trois nouvelles personnes, une en CDI, et deux en CDD de 6 mois. L'entreprise compte désormais sept salariés.
« Je me sens bien » dit aujourd'hui Gaëlle. « Avant je me cherchais, je n'étais jamais à ma place. A 44 ans, j'ai trouvé ma place dans un métier que jamais je n'aurai pensé faire un jour (...) Avant je ne me faisais pas confiance, et le jour où j’ai décidé de me lancer, je me suis complètement découverte. J’ai découvert que j’étais capable de mener une équipe, de gérer les fournisseurs et les clients. Je ne pensais pas m’épanouir autant ».

« On est aussi capable que les hommes »

Et quand on lui demande quels conseils elle pourrait aujourd’hui donner aux femmes qui hésitent à se lancer ? : « avoir confiance, ne pas se dire  je ne suis pas un homme, je ne peux pas faire ce métier. Le bâtiment se féminise, on est de moins en moins regardé comme des bêtes. Et même si au départ on pense ne pas l’être, on est aussi capable que les hommes ».

 
 le 06.01.2017 à 21 h 30 Réagir : Partager :        
 Laissez un commentaire Voir les commentaires (2)
Rédiger un commentaire ici...


Suivez-nous sur Facebook

 Les dernières vidéos...
Le Malamok est mort. 1er-Mai. « Faire barrage à l'extrême droite.» Les adhérents maintiennent la pression. Bernard Berrou, un passager dans la baie. Une marche de soutien au Malamok.