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 Primaire de la gauche. Les réactions en local
 le 23.01.2017 à 23 h 05 Réagir : Partager :        
 

Le premier tour de la primaire de la gauche a placé ce dimanche soir Benoît Hamon en tête, suivi de Manuel Valls. En pays bigouden, sur les 2 274 votants (dont 2 238 exprimés) répartis en huit bureaux de vote, 982 ont donné leur voix à Benoît Hamon (soit 43.88% ) qui arrive en tête dans sept bureaux de vote, réalisant ses meilleurs scores au Guilvinec, à Pont-l'Abbé et à Plozévet. Manuel Valls recueille de son côté 727 voix (soit 32.48%) et vire en tête dans un seul bureau, situé à Combrit-Saine-Marine. Globalement, la participation à ce premier tour des Primaires citoyennes est nettement en baisse, de 35%,  par rapport à celui d'octobre 2011, où, en pays bigouden,  3 473 électeurs s'étaient déplacés pour voter. Autre comparaison, la primaire de la droite du mois de novembre dernier a largement plus mobilisé les électeurs du pays bigouden avec 3 789 votants au premier tour.

Réactions et analyses de responsables politiques et élus PS du pays bigouden.

Michel Dath, délégué PS de la 7ème circonscription et organisateur de la primaire :
J'ai été surpris par le score de Benoît Hamon en pays bigouden, qui est une terre plutôt modérée, soit du centre droit ou du centre gauche. En cela, le score de Hamon est un événement. Quant à la faible mobilisation, il y a probablement des gens reconvertis à Macron, ou d’autres qui ont penché vers Mélenchon, et qui ne se sont donc pas sentis concernés par cette primaire.

Pierre Plouzennec, maire PS de Plozévet, soutien de Benoît Hamon :
Je suis plutôt satisfait du résultat de ce premier tour. Il y a une aspiration au changement. J'ai été frappé par la jeunesse des votants hier (dimanche 22 janvier, ndlr) à Plozévet. C'est révélateur du mouvement qu'a suscité Hamon. Il y a une envie de rompre avec le mandat qui s'achève et notamment, pour moi, avec cette posture de matador de Valls. (...) Concernant la faible mobilisation, beaucoup ne sont pas venus voter parce qu'ils pensent qu'on n'est pas dans l'élection d'un futur président de la République. Contrairement à la droite. Est-ce qu''il y a eu un effet Macron dans ce premier tour ? Moi, j'attends de voir ce qu'est Macron. Pour le moment, je n'ai rien vu. C'est un mouvement irrationnel. Ce n'est plus de la politique. Je persiste et je signe pour Hamon.

Emmanuelle Rasseneur, maire PS de Gourlizon, soutien de Benoît Hamon :
Je suis très contente car c'est la première fois que je m'engage à ce point-là. Benoît Hamon incarne la vraie gauche. Durant ce mandat présidentiel, j'ai eu l'impression d'avaler des couleuvres et j'ai été déçue par cette politique centriste. Et beaucoup de gens ne sont pas venus voter parce qu'ils n'y croient plus, en se disant qu'on ne peut pas faire confiance aux politiques. Et ils disent qu'ils vont essayer autre chose, le vote Front National notamment. (..) Il y a des jeunes effectivement qui sont venus voter parce que le programme de Benoît Hamon leur parle. Habituellement, on ne propose pas grand chose aux jeunes, mis à part des bourses. Là, dès l'âge de 18 ans, les jeunes pourront avoir accès au revenu universel défendu par Hamon. En terme d'égalité sociale c'est un très gros progrès. Est-ce que Benoît Hamon a la stature d'un présidentiable ? Cette question est hallucinante. Benoît Hamon a été député, deux fois ministre ! A côté, Emmanuel Macron n'a jamais été élu, n'a jamais eu de mandat local ! Macron veut liquider l'héritage du PS. 

Philippe Ronarc'h, maire PS de Pouldreuzic, soutien de Benoît Hamon :
Je suis satisfait de voir que le candidat que je soutiens soit arrivé en tête. Néanmoins, la mobilisation est bien moindre qu'en 2011. Il y a une déception dans l'électorat par rapport à un certain nombre de valeurs (49.3, loi Travail, déchéance de la nationalité) qui sont des marqueurs aujourd'hui. Alors que le bilan de Hollande n'est pas si catastrophique que ça, loin de là. Le côté positif de ce premier tour est qu'il y a des jeunes qui sont venus voter, contrairement à 2011, et qui se retrouvent dans le discours de Benoît Hamon qui porte des idées nouvelles. Maintenant, il faut que nous construisions l'avenir au Parti socialiste. La présidentielle s'annonce très compliquée. Il y a une fracture importante entre l'aile gauche et l'aile droite du PS et il va falloir se retrouver derrière le candidat désigné. Est-ce qu'il y a un effet Macron ? Il a le vent en poupe. Il a une dynamique. Mais derrière ça, pour le moment, il n'y a pas de programme. Il surfe sur une dynamique médiatique. Mais après ? Dans la réalité, s'il est élu, il devra travailler avec des équipes, il aura besoin d'une majorité. Mais laquelle ? Quelle sera-telle ? 

Christian Scicluna, secrétaire de la section PS de Pont-l'Abbé, soutien de Manuel Valls :
Il y a une déception, bien-sûr, en raison du score de Manuel Valls et de la faible participation des électeurs à ce premier tour. Hier (dimanche, ndlr) deux gauches, deux projets sont apparus. Benoît Hamon a lancé de nouvelles idées, qui semblent trouver un écho chez les jeunes, qui sont plus venus voter. Mais je persiste à penser que Manuel Valls a, plus que Benoît Hamon, la stature de présidentiable. Pour le deuxième tour, mon souci est de faire augmenter la participation.

Annick Le Loch, députée PS de la 7ème cironscription du Finistère, soutien de Manuel Valls :
Ce premier tour est un succès mitigé. La participation est bien moindre qu'en 2011. Mais nous sommes aujourd'hui dans une configuration différente : nous sommes sortants, la droite est dans l'opposition. Et j'ai eu le sentiment que ce premier tour ressemblait plus à une primaire pour diriger le PS, où différents courants s'affrontent. Benoît Hamon a fédéré des mécontents qui n'étaient pas satisfaits de la politique menée depuis cinq ans. C'est aussi un soutien à une politique de gauche plus radicale. Quant à Manuel Valls, il a manqué de préparation et c'est un ancien Premier ministre. (...) Il faut prendre acte. Aujourd'hui, la gauche est éclatée, le PS fracturée. Où est aujourd'hui le dénominateur commun pour se rassembler ? Derrière qui ? (...) La primaire aurait été vraiment intéressante si Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon y avaient participé. Mais ils se sont affranchis de la primaire. Est-ce qu'il y a un effet Macron ? Il y a des élus finistériens PS qui sont en faveur de Macron oui, et qui n'ont pas tenu de bureaux de vote, et qui ne sont pas venus voter. Mais il fallait assumer. Cette démarche me paraît irrespectueuse.

 
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