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 Un lieu aimé de ... Nicole Le Garrec.
 le 07.02.2017 à 23 h 03 Réagir : Partager :        
 

Cette rubrique, Un lieu aimé de ... , invite à se promener dans le pays bigouden d'aujourd'hui et à s'arrêter dans certains endroits, pour les découvrir ou redécouvrir à travers les paroles et les récits de nos invités.

Après Serge Duigou et la Maison Blanche au bout du chemin de halage de Pont-l'Abbé, nous avons demandé à la cinéaste Nicole Le Garrec (ci-contre en photo) - que l'on ne présente plus - de nous emmener avec elle à la découverte d'un lieu qu'elle aime. Et c'est à Plonéour-Lanvern, plus précisément à la chapelle de Notre-Dame de Languivoa que nous nous retrouvons. Un monument auquel la réalisatrice engagée est attachée parce que, dit-elle, avant de marquer un temps d'arrêt puis de lancer avec intensité : « c'est un monument qui nous met debout.»  

La vie très mouvementée de la chapelle de Languivoa

Et Nicole Le Garrec de conter plusieurs événements de la vie mouvementée de cette chapelle, dont certains faits historiques, tel ces jours de 1675 où « la chapelle a participé à un mouvement insurrectionnel très important, très novateur et plein d'audace. Plus de 100 ans avant la Révolution, les Bigoudens demandaient alors ni plus ni moins l'abolition des privilèges. Le drapeau rouge à flotté sur le clocher de Languivoa. Les Bonnets Rouges ont rempli la chapelle » rappelle la cinéaste. Qui convoque encore l'Histoire et Louis XIV qui, en représailles, fera décapiter le clocher...

Le courage d'un homme, Denis Ménardeau

Mais dans le récit de Nicole Le Garrec, c'est l'histoire plus récente qui tient une place importante. C'est surtout un homme qu'elle souhaite mettre en lumière et avec lui, son charisme, son courage et sa ténacité. Un homme "à la gueule d'acteur" comme dira Felix Le Garrec qui le photographiera d'ailleurs dans son studio au centre-bourg de Plonéour-Lanvern tout comme lors des chantiers à Languivoa. Cet homme, c'est Denis Ménardeau, professeurs de dessin à Nantes dans les années 60 qui, suite à la lecture d'un article datant de 1966 d'un certain Serge Duigou sur la nécessité de sauvegerder le patrimoine représenté par cette chapelle tombant en ruines, se rend à Plonéour-Lanvern et a "un coup de foudre pour ce monument."  Un monument abandonné, fragilisé, envahi de pierres et de lierres.

Et le collectif qui vient jouer son rôle...

Dès lors, Denis Ménardeau ne ménagera pas ses efforts, jetant toutes ses forces dans cette restauration témoigne Nicole Le Garrec qui le filmera, avec Félix, lors de ces années de remise en état de la chapelle. De 1967 à 1985, aidé de ses étudiants qu'il embarquait avec lui, puis de la population locale au départ un peu sceptique, et pas après pas, Denis Ménardeau redonnera vie au monument. Une véritable quête qui lui fera soulever des montagnes, alerter les médias - dont l'Antenne 2 de l'époque qui tournera sur place son émission Chef d'oeuvre en péril - trouver des subventions, jusqu'à faire venir le ministre de la Culture Edmond Michelet à Plonéour-Lanvern...C'est le courage d'un homme dira enfin Nicole Le Garrec "qui décide de sauver un monument, dans l'indifférence générale au début. Et le collectif qui ensuite vient jouer son rôle. Et tout le monde s'y met. Cela est revigorant." 

A savoir :
Nicole et Félix Le Garrec réaliseront, entre 1983 et 1984,  un documentaire de 26 minutes sur la restauration de la chapelle. Un film, intitulé Languivoa, tourné en 16 mm, qui sera primé dans les festivals cinématographiques....

 
 le 07.02.2017 à 23 h 03 Réagir : Partager :        
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