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 Emmanuelle Rasseneur reprend le flambeau
 le 06.03.2017 à 22 h 03 Réagir : Partager :        
 

Début février, peu après la victoire de Benoît Hamon à la Primaire de la gauche, Michel Dath, délégué PS de la 7ème circonscription du Finistère avait démissionné. « Mes convictions m’empêchent de faire campagne pour un projet que je n’approuve pas du tout » expliquait-il.
Emmanuelle Rasseneur, maire de Gourlizon, mais aussi conseillère régionale, reprend le flambeau. Entretien.

Emmanuelle Rasseneur, vous prenez, au
sein du PS, les commandes de la 7ème circonscription du Finistère, celle de Douarnenez-Pont-l’Abbé ?
Oui, quand Michel (Dath ndlr) a arrêté, on a fait le tour des soutiens locaux et on s’est aperçu que ce n’était pas évident de remplacer quelqu’un au pied levé parce qu’un boulot de délégué de circonscription cela demande du temps. Et parmi les soutiens locaux, beaucoup travaillent. La question de la disponibilité en journée, c’est très compliqué. Pour un élu à temps complet, c’est plus facile de s’organiser. Pour cette raison, c’est moi qui ai repris la suite.

Il y a la question de la disponibilité, mais aussi de l’engagement.
Effectivement, on a regardé parmi les gens les plus motivés, ceux qui étaient les plus disponibles. Je tiens à préciser que pendant la primaire (de la gauche ndlr), je m’étais déjà engagé à soutenir Benoît Hamon. Et lors de cette primaire, il n’y avait d’ailleurs que les soutiens de Benoît Hamon qui étaient présents sur les marchés. Il a une motion qui est structurée depuis assez longtemps.

Et vendredi dernier, vous avez animé la réunion de lancement de campagne
Il s’agissait davantage d’une réunion pour voir quelles sont les personnes qui le soutiennent et sur qui on peut compter pendant la campagne. Au sein du PS, c’est un peu compliqué avec les gens qui vont vers Macron, ceux qui ne veulent pas soutenir le candidat. Par contre, on avait des demandes de sympathisants qui nous disaient qu’ils avaient envie de s’investir dans la campagne. Donc on a fait une réunion pour discuter sur le programme, être clair sur le pourquoi les gens s’engageaient et échanger sur le comment on fait maintenant.

Et Annick Le Loch n’était pas présente…
Non, elle n’a pas pu être présente apparemment. Je n’ai pas creusé la question de son absence. Mais on était une trentaine, 33 exactement. Et très honnêtement, c’était l’objectif haut que je m’étais fixée. Un vendredi soir, réunir des sympathisants autour d’un programme, je ne m’attendais pas à qu’il y ait autant de mobilisation.

Vous soutenez Benoît Hamon depuis le début. Ne regrettez-vous pas de ne pas avoir fait acte de candidature pour l’élection législative qui aura lieu en juin. Il y a avait deux autres femmes candidates sur la circonscription. L’une (Liliana Tanguy) est partie chez Emmanuel Macron, l’autre (Florence Crom qui a été désignée par les militants socisliste) a soutenu Manuel Valls lors de le primaire.
Non. Et Florence (Crom, ndlr) est très investie dans la campagne. Elle fait partie de ceux qui sont tout à fait loyaux au parti et qui joue le jeu. Elle était pro Valls parce qu’il incarnait une certaine continuité, mais à un moment donné, sur une motion elle était pour la fabrique, donc quelque chose qui est assez marqué à gauche. (la fabrique est une des motions proposées au dernier congrès du PS en juin 2015 ndlr)

Comment voyez-vous cette campagne ?
Cela se passe pas mal. Dans les marchés, les gens sont beaucoup plus en interrogation et ont envie d’échanger contrairement à la campagne des régionales où c’était violent. On entendait souvent « vous êtes socialiste, votre gouvernement nous a trahi ». Cela avait été raide alors que là, les gens cherchent à comprendre. Par contre ce qui nous pénalise ce sont les affaires Fillon, on a droit régulièrement à des « tous pourris ». Cela est un peu désagréable quand on essaye de faire les choses correctement.
On est quasiment sur tous les marchés avec Florence Crom et souvent un ou deux camarades qui nous accompagnent. On est à la disposition des gens qui veulent discuter avec nous.

 
 le 06.03.2017 à 22 h 03 Réagir : Partager :        
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