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 Un dispositif pour sensibiliser au breton.
 le 10.03.2017 à 22 h 23 - mis à jour le 10.03.2017 à 22 h 29 Réagir : Partager :        
 

Tous les jeudis matins, c'est initiation au breton pour les élèves de la petite section au CE1 de l'école publique de Léchiagat. Et visiblement cela plaît, à l'image des quelque 19 enfants de grande section maternelle, chantant et dansant des comptines en breton dans la salle de motricité, guidés par l'intervenante professionnelle de l'association Mervent, Anne-Hélène Fiche (ci-contre en photo avec ses élèves). Depuis le mois de septembre, à raison d'une demi-heure par classe pris sur le temps scolaire, l'enseignante initie ainsi les écoliers, oralement, à la langue bretonne. « Et cela se passe très bien » sourit Anne-Hélène Fiche. La directrice du groupe scolaire public, Astrid Biet abonde dans le même sens : « les enfants sont enchantés, à tous les niveaux.» Un plaisir visiblement partagé par les élus et partenaires de ce dispositif, venus constater sur place son bon fonctionnement. Danielle Bourhis, maire de Tréffiagat-Léchiagat et Magalie Autret, son adjointe en charge des affaires scolaires accompagnaient ce jeudi matin Lena Louarn, vice-présidente de la Région Bretagne en charge de la politique linguistique qui avait fait le déplacement, tout comme Gaèle Herbert, inspectrice de l'Education nationale chargée des langue et culture régionales et Yannick Menguy, directeur de la structure associative Mervent.

Plus de 8 000 élèves suivent, chaque semaine, une initiation à la langue bretonne 

Car cette initiation à la langue bretonne s'inscrit dans le cadre d'un dispositif tripartite mis en place en 2000 par ce qui était alors le Conseil Général du Finistère (devenu depuis le Conseil départemental) et liant  les écoles primaires publiques, l'Inspection académique et les prestataires associatifs, comme Mervent. Concrètement, il s'agit, précise Yannick Menguy de Mervent de « proposer aux classes des écoles primaires publiques qui le souhaitent, une initiation au breton dans une approche ludique.» En 2000, à la mise en place du dispositif, 3 680 élèves du département bénéficiaient de l'initiation, pour un nombre hebdomadaires de cours de 173.50 heures. Ils sont aujourd'hui « plus de 8 000 enfants à suivre des cours chaque semaine » détaille Yannick Menguy, ce qui représente « plus de 333.5 heures d'initiation hebdomadaire sur l'ensemble du département réparties dans 110 écoles sur 75 communes.' Un dispositif « victime de son succès » analyse Yannick Mervent qui a conduit, depuis 2010, la Région a participé financièrement à sa mise en oeuvre, afin de soulager, notamment, le coût de cette initiation pour les communes. De fait, aujourd'hui, le financement se répartit entre le Conseil départemental à hauteur de 50%, le Conseil régional (17%) et les communes concernées (33%). Ces dernières participent à hauteur de 600€ pour une heure d'initiation hebdomadaire, par classe et par an.

Offrir un 'plus' aux élèves en leur proposant une ouverture culturelle 

En pays bigouden, à l'image de Tréffiagat-Léchiagat, plusieurs communes ont adhéré à ce dispositif, comme Pouldreuzic, Plonéour-Lanvern, Tréméoc, Tréogat ou encore Loctudy. Il s'agit ainsi, explique Lena Louarn, vice-présidente à la Région, d'offrir « un 'plus' aux élèves, en les éveillant, les sensibilisant à la langue bretonne et à sa culture.» Une initiation qui est à encourager complète Gaèle Herbert, inspectrice de l'Education Nationale, « et qui permet un ancrage identitaire dans la région.» L'Education Nationale offre dans le cadre de ce partenariat une aide pédagogique, en habilitant et en formant les intervenants professionnels salariés par les structures associatives, comme Mervent, agréé par le rectorat. Le cadre général est donc fixé par l'Inspection académique, le dispositif est évalué tous les deux ans, tout comme les compétences acquises par cycle par les élèves.

Aller plus loin 

Le souhait des professionnels de Mervent et de Lena Louarn, vice-présidente à la Région, serait dorénavant d'aller plus loin, en généralisant, à titre expérimental dans le département du Finistère, l'initiation au breton dans toutes les écoles primaires publiques du département, à raison d'une heure par semaine et par niveau. A l'image de ce qui existe dans d'autres régions, comme en Corse et en Alsace. Cette demande a été portée, en décembre,  par les présidents du Conseil départemental et régional auprès du cabinet de la ministre de l'Education nationale. 

Les élèves de grande section de l'école publique de Léchiagat avec (de gauche à droite) Yannick Menguy, directeur de Mervent, Lena Louarn, vice-présidente de la Région Bretagne, Astrid Biet, directrice de l'école, Gaèle Herbert, inspectrice de l'Education nationale, Magalie Autret, adjointe en charge des affaires scolaires de la commune, Danielle Bourhis, maire et Anne-Hélène Fiche, intervenante professionnelle Mervent.

 
 le 10.03.2017 à 22 h 23 - mis à jour le 10.03.2017 à 22 h 29 Réagir : Partager :        
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