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 Nouvelles tensions autour de la fresque.
 le 17.03.2017 à 22 h 12 Réagir : Partager :        
 

L'affaire est visiblement loin d'être terminée. La fresque bleue, peinte en mai dernier par un artiste mexicain sur une des façades du Manoir du Ster, situé à quelques pas de la plage, à Penmarc'h, est de nouveau au centre d'un conflit qui oppose la propriétaire des lieux, Sophie Vargas, à la municipalité. Objet du litige, la fresque colorée de quelque 60m² (ci-contre en photo avec Sophie Vargas) a été réalisée sans déclaration préalable de travaux. Par un arrêté paru fin mai 2016, la mairie a ainsi demandé, en s'appuyant sur le code de l'urbanisme, que le mur soit remis en état. Quelques mois plus tard, la fresque est toujours là. Et l'affaire prend aujourd'hui une tournure judiciaire.

Entretien avec Sophie Vargas, propriétaire du Manoir du Ster.

Que s'est-il passé pour que vous sollicitiez les médias ?
J'ai été convoquée hier (jeudi 16 mars, ndlr) à la gendarmerie, suite à une plainte déposée par la mairie de Penmarc'h en janvier dernier auprès du procureur de la République de Quimper. Une enquête est donc en cours concernant cette fresque. Il est précisé dans la plainte de la mairie que ces travaux ont été effectués en violation du PLU (plan local d'urbanisme, ndlr) et que la fresque porte préjudice à la commune. Je m'expose à devoir payer, le cas échéant, si la procédure aboutit, une amende située entre 1 200 et 6 000€ le m². Sachant que cette fresque fait 65m²....

Quel est votre état d'esprit depuis cette convocation ?
Je suis totalement indignée. Vraiment totalement indignée. D'abord, j'ai essayé, depuis le début de cette affaire en mai de trouver un terrain d'entente j'ai demandé à plusieurs reprises une conciliation. J'ai écrit une dizaine de courriers au maire, le dernier date du 18 février, pour enterrer la hache de guerre et pour promouvoir le tourisme des fresques en pays bigouden. Je n'ai pas eu de réponse. Et maintenant, il y a cette plainte...

En même temps, vous avez saisi le tribunal administratif fin juin 2016 suite à l'arrêté municipal vous demandant de remettre le mur incriminé en état.
Oui, j'ai saisi le tribunal administratif pour "excès de pouvoir" en demandant l'annulation de l'arrêté pris par la municipalité. Et j'étais prête à renoncer à ce recours si nous avions trouvé une conciliation avec la mairie. Mais depuis que cette a affaire a éclaté, je n'ai eu de cesse d'être harcelée, on me reproche que les voitures sont mal stationnées lorsque nous organisons des animations et des fêtes au Manoir, on ne nous a pas permis de tenir un stand au forum associatif avec notre association Pen'Artistes ... De fait, j'ai écrit, en septembre dernier, au maire de Penmarc'h et à ses conseillers municipaux, avec copie au Préfet, pour signifier que mon champ de liberté en tant que citoyenne était fortement réduit. 

Etes-vous seule dans ce conflit ou disposez-vous de soutiens ?
L'association Pen'Artistes, créée en juillet dernier (dont l'objet est de développer et promouvoir la création artistique en Finistère Sud selon ses statuts, ndlr) compte aujourd'hui 130 adhérents. C'est un important soutien. J'ai également lancé une pétition en mai dernier,  Fresque en péril, qui compte 2 500 signatures, le sculpteur Marc Morvan est venu au Manoir et Les Ramoneurs de Menhirs me soutiennent également. Tout comme les nombreuses personnes qui suivent cette affaire via les réseaux sociaux.

Qu'allez-vous faire maintenant ?
Je continue à dire qu'il faut enterrer la hache de guerre. On perd notre temps dans ces attaques juridiques. Pourquoi ne pas se voir et discuter ? Et reconnaître la popularité des fresques. Nous cherchons, avec l'association, à développer le tourisme des fresques. Il y en a de nombreuses en pays bigouden. Nous avons organisé un grand circuit des fresques fin février. 50 personnes ont participé et 30 autres sont venues nous rejoindre à Tréguennec pour admirer la fresque de Heol sur un des murs du Concasseur. D'ailleurs, pour cette fresque-là, personne ne dit rien ! Il n'y a pas de plainte. Certains ont donc le droit et pas les autres... Moi ce que je veux faire, c'est continuer à promouvoir ce tourisme là, et aussi continuer à organiser des sorties nature qui sensibilisent le public à l'environnement, à l'estran, organiser des animations et de conférences... Et tout cela intéresse les habitants. Maintenant, face à tout cela, je vais sans doute convoquer une assemblée générale extraordinaire de l'association Pen'Artistes pour que la structure puisse se porter partie civile dans le cadre du harcèlement contre ma personne. Et nous allons également réaliser un clip musical sur cette fresque interdite.
 

Note de la rédaction :
Nous avons tenté ce vendredi, en vain, de joindre par téléphone le maire de Penmarc'h, Raynald Tanter et son adjointe en charge de l'urbanisme, Nathalie Poulard.

 
 le 17.03.2017 à 22 h 12 Réagir : Partager :        
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