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 Le Malamok est en cessation de paiement.
 le 31.03.2017 à 20 h 15 Réagir : Partager :        
 

Le centre socio-culturel Le Malamok, implanté au Guilvinec et dont les actions rayonnent sur trois communes (lire ci-dessous) est-il en train de sombrer ? On le savait mal en point - la grève des salariés organisée du mardi 22 au vendredi 25 novembre 2016 en était le reflet le plus visible - mais pouvait-on penser que ce serait à ce point ?

Le Malamok est en cessation de paiement

En effet, dans un courrier adressé ce vendredi 31 mars aux familles, dont les enfants sont inscrits au Ty Malamok pour les vacances de printemps (qui débutent samedi 8 avril), le bureau associatif qui gère la structure, informe que "compte tenu de la situation financière du Malamok, l'association n'est pas en mesure d'assurer ce service". Cela concerne 80 enfants âgés de 4 à 11 ans. Cette même lettre précise que "le Malamok est en cessation de paiement et subit un déficit structurel important qui s'est creusé sur les 2 dernières années avec une baisse significative des subventions depuis 2015".
De plus, est-il ajouté, "certaines communes n'ont pas versé leurs subventions au Malamok pour assurer son service ALSH (Accueil de Loisirs sans Hébergement) en 2017." En fait, et selon nos informations, aucune des trois communes (Plomeur, Le Guilvinec, Tréffiagat) n'aurait versé d'avance pour permettre au centre de loisirs du Ty Malamok de fonctionner pendant les quinze jours de vacances qui démarrent dans une semaine.

"Les municipalités du Guil, Plomeur et Treffiagat s'entredéchirent"

Par ailleurs, selon une source proche de la structure associative, il ne resterait que 2 000 euros dans les caisses. Pour le mois de mars, les salaires ont été payés, mais quid de l'avenir à très court terme ? La situation serait tellement tendue que le bureau associatif, qui gère donc le Malamok, a envisagé un temps de démissionner en bloc, car selon une autre source "Les municipalités du Guilvinec, de Plomeur et de Treffiagat s'entredéchirent" sur le sujet.

Une rencontre le samedi 8 avril 2017 à 10h30 au Malamok


Pour rappel, les mairies avaient, début janvier, commandé un audit auprès du cabinet TMO, choisi en raison de sa connaissance du secteur puisque c'est ce même cabinet qui avait travaillé pour la Communauté de communes du pays bigouden sud (CCPBS) sur le sujet de l'enfance-jeunesse. De cet audit, il en ressort notamment "quelques sureffectifs" sur le volet enfance. Depuis, "nous avons deux mairies qui nous lâchent, et une troisième qui nous soutient" regrette plein d'amertume une source, qui poursuit "on ne va pas aller bien loin, mais on ne va pas se laisser mourir".
Dans un autre courrier, cette fois adressé à ses adhérents, le Malamok informe que "le bureau et les salariés (vous) proposent une rencontre le samedi 8 avril 2017 à 10h30 au Malamok, dans la salle de spectacles".

Cette réunion pourra-t-elle faire bouger les lignes ?


Le Malamok, créé il y a trente ans, est aujourd'hui une association de type loi 1901. C'est un centre qui couvre trois domaines - le social, le culturel et les loisirs - et qui rayonne sur trois communes : le Guilvinec où il est implanté, Tréffiagat et Plomeur. Il propose à l'année des activités de loisirs pour tous les âges, une programmation de spectacles vivants, un accueil de loisirs - le Ty Malamok pour les enfants jusqu'à 11 ans, - deux Espaces Jeunes (à Tréffiagat et à Plomeur) pour les adolescents de 11 à 17 ans, ainsi qu'une ludothèque implantée à Plomeur. La structure associative fonctionne aujourd'hui avec 15 équivalents temps plein (ETP) à l'année, auxquels s'ajoutent les animateurs, recrutés notamment pendant les périodes de vacances scolaires. Le Malamok bénéficie d'un agrément octroyé par la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) qui lui permet de mener à bien ses missions. Cet agrément doit être renouvelé tous les quatre ans. Il prendra fin en décembre 2017. Un nouveau projet social doit donc être écrit dans les prochains mois et présenté à la CAF. Le Malamok fonctionne grâce à l'octroi de subventions publiques. Son budget, d'un peu plus d'un million d'euros pour 2016, est financé pour un tiers par la CAF, un tiers par les adhérents (au nombre de 1 280, comptage de mai 2016) et un tiers par les communes. Pour l'année 2016, la mairie du Guilvinec a octroyé une subvention de 140 000€ ( + 30 000€ qui devaient venir compléter le montant en fin d'année) ; Plomeur 102 000€ hors TAP et Tréffiagat 68 000 € hors TAP.

 
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