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 Malamok : deux semaines cruciales
 le 08.04.2017 à 21 h 04 Réagir : Partager :        
 

« Le jeudi et le vendredi, j’ai TAP et j’ai hâte d’aller les voir ». Ce sont par ces mots, les yeux remplis de larmes, qu’Océane a conclu cette matinée d’informations sur les difficultés que rencontre le Malamok. 300 personnes s’étaient déplacées ce samedi matin.

En introduction, Cédric Boudjema le directeur de la structure, qui vit peut être ses dernières heures, avait appelé à débattre dans le calme. Il a rappelé la situation « très critique » de la structure socio-culturelle « au bord du gouffre ».

Une première adhérente a alors pris la parole, comme beaucoup d’autres par la suite, pour témoigner du bonheur qu’elle trouve au Malamok, une structure encadrée par « des gens qu’on apprécie, qui ont leur compétence. On est choqué ».

Le Conseil d'Administration se réunit jeudi 13 avril

Le directeur a alors tenu a recontextualiser la situation : « comme l’argent n’a pas été versé par les mairies, nous avons pris la décision, non pas par gaieté de cœur, d’annuler l’accueil de loisirs pour les vacances de Pâques ».
Depuis, comme le Malamok est en situation de cessation de paiement, le commissaire aux comptes a saisi le Conseil d’Administration qui doit se réunir jeudi 13 avril à 18h au Malamok. Si le CA vote l’état de cessation de paiement, le dossier sera alors transmis au Tribunal de Grande Instance, qui devrait procéder à la liquidation de l’association créée il y a 28 ans.
Un appel a été lancé pour que les adhérents du Malamok soient présents lors de ce CA.

A ce CA siège notamment 6 élus de Guilvinec, 2 de Tréffiagat et 2 de Plomeur.
En écho, au fait que certains élus avancent découvrir la situation su Malamok, une salariée de la structure, s’est interrogée sur le fait que les élus du Guilvinec ne siègent plus depuis mai 2016 : « si on veut avoir des infos, il y a des endroits où on peut les trouver. » Jean-Christophe Cloarec, ancien tête de liste aux municipales 2014 à Tréffiagat, s’est étonné que des membres de droits aient pu démissionner. « Même si ils ont démissionné, on leur envoyait les comptes rendus » indique Cédric Boudjema.

Mais le directeur est allé plus loin. « Ils ne peuvent pas dire qu’ils découvrent, puisqu’on signe des contrats, et les contrats sont signés par les mairies. Il y a aussi des contrats signés avec la CAF, des contrats territoriaux ». La structure est labellisé centre social par la CAF.

La CAF va proposer une rencontre aux les trois communes

« On a une projet social, une feuille de route de la CAF qui nous dit que le lien social est très important, qu’il faut faire de la qualité avec les enfants, on a un volet formation dans le projet social, tout cela est marqué dans le projet social que le maire de Guilvinec est allé défendre(..) on en comprend pas(…) Nous, on est là pour le lien social, pas pour des querelles de politiques s’est emportée une autre salariée.

Maryse Rousseau, administrateur de la CAF, confirme que « lors de la dernière commission à Brest, monsieur le maire du Guilvinec Jean-Luc Tanneau est venu porter haut et fort le projet social du Malamok qui a été validé et labellisé ».

Selon cette dernière, une demande de rencontre entre la CAF et les trois mairies va leur être proposée dans les prochains jours. Car jusqu’à présent, la CAF n’a pas été associé par les trois mairies à la prise de décision au sujet de l’avenir du Malamok. Or, comme le rappelle Maryse Rousseau, la CAF finance le projet social du Malamok pour un tiers.

Un deuxième plan de redressement proposé

Après l’étude menée par le cabinet rennais TMO, et qui a pointé un surencadrement au niveau de l’enfance, le Malamok a proposé aux mairies un plan de redressement, ramenant le budget de la structure de 1,1 M€ par an à 915/920 000 euros. Ce plan comprenait le départ volontaire de 3 salariés. Ce plan a été refusé par les communes du Guilvinec et de Plomeur.
Ce qui a fait dire à Cédric Boudjema(debout sur la photo ci-contre) que « les résultats de l’audit étaient utilisés à charge pour se débarrasser de l’association ».

Selon ce dernier, ce plan avait été jugé viable par le cabinet TMO, par le commissaire aux comptes, par la mairie de Tréffiagat et par la fédération des centres sociaux.
Un deuxième plan de redressement vient d’être proposé aux trois mairies. Cette fois, « nous envisageons l’arrêt de la culture, ce qui devrait dégager 60 000 euros d’économies »

Toujours des zones d’ombre

Lors de cette matinée de questions réponses, des enfants aussi ont pris la parole : Qu’est ce qu’on va faire cet été ? Que vont devenir les TAPs ? Que vont devenir les animateurs ?
Qu’est ce qu’on peut faire pour sauver le Malamok a-t-on aussi pu entendre ce samedi matin.
Tout comme, « Pour moi le Malamok ne peut pas mourir, déjà le Guilvinec est assez mort, alors sans le Malamok. ».

Après une heure et demi d’échanges entre salariés, membres du bureau de l’association et adhérents, les motivations du Guilvinec et de Plomeur restent insaisissables.
Prochaine échéance, le vote, ou pas, par le Conseil d’Administration du Malamok de la situation de cessation de paiement. Le CA aura lieu le jeudi 13 avril au Malamok.

 

 
 le 08.04.2017 à 21 h 04 Réagir : Partager :        
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