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 Présidentielle. Réactions et analyses.
 le 24.04.2017 à 21 h 35 - mis à jour le 24.04.2017 à 21 h 36 Réagir : Partager :        
 

Le second tour de l'élection présidentielle verra, dimanche 7 mai prochain, s'opposer Emmanuel Macron, fondateur du mouvement En marche et Marine Le Pen, candidate du Front National. Le premier est arrivé largement en tête dans la quasi-totalité des communes du pays bigouden avec 30.31% des suffrages. Seule Tréguennec lui a résisté en plaçant Jean-Luc Mélenchon en première position. De son côté, la candidate frontiste arrive en quatrième position  avec 13.52%, derrière La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon (20.68%) et François Fillon pour le parti Les Républicains (17.53%). Quant au socialiste Benoît Hamon, il arrive en cinquième position et recueille, en pays bigouden, 9.74 %.

Nous avons contacté ce lundi des élus et responsables politiques bigoudens et recueilli leurs réactions et analyses quant aux résultats de ce suffrage.

Liliana Tanguy, membre de l'équipe départementale du mouvement En marche pilotée par Pierre Karleskind, conseillère municipale à Combrit Sainte-Marine et conseillère communautaire à la CCPBS :
« Je suis extrêmement contente du résultat d'Emmanuel Macron. C'est une belle victoire. Nous en sommes fiers après une mobilisation importante depuis des mois. C'est une grande satisfaction (...) Et je suis fière qu'à Combrit Sainte-Marine, il ait réalisé son meilleur score en pays bigouden. Ce qui m'a intéressée dans la démarche, puis dans le projet d'Emmanuel Macron - que je suis depuis juillet 2015 - c'est une nouvelle vision d'avenir pour la France, en passant outre les clivages gauche-droite. Il propose une alternative à ce clivage et se nourrit d'un idéal progressiste. Il a un potentiel et une vision pour la France. Par ailleurs, Emmanuel Macron a permis à des personnes, notamment de la société civile, de retrouver confiance dans l'action politique.(...) C'est un homme qui a une réelle indépendance intellectuelle et qui fait preuve de beaucoup de respect. Il ne cherche pas à dénigrer ses adversaires et se place sur le plan des idées. (...) Emmanuel Macron souhaite se nourrir de l'avis des Français et il a recueilli leurs avis dans une démarche participative. (...) Aujourd'hui, notre objectif est de gagner la présidentielle. Le combat continue. Il faut se rassembler autour d'un front républicain, et vaincre l'abstention.»

André Paubert,  membre du comité local du mouvement En marche, adjoint honoraire au maire de Pont-l'Abbé :
« Ce qui est arrivé hier soir (résultats du premier tour du dimanche 23 avril, plaçant Emmanuel Macron en tête) est quelque chose que j'attendais depuis longtemps, à savoir le dépassement de la bipolarité de la vie politique. Emmanuel Macron est en train de réussir et de rassembler les réformateurs des camps de droite, de la gauche et du centre. Au vue des résultats du premier tout, je pense que les Français souhaitaient cela, ce dépassement de la bipolarisation, cette inspiration à un clivage droite-gauche moins fort. Mais, jusqu'à maintenant cela n'avait jamais été vraiment proposé. L'originalité d'Emmanuel Macron est de l'avoir proposé maintenant. Associé à son charisme, à sa capacité à entraîner les gens et à monter une organisation font que l'alchimie a pris. Il est au bon endroit, au bon moment et il a toutes les capacités à réaliser son projet. (...) Maintenant, il ne faut pas baisser les bras, il faut continuer à contrer les idées de Marine Le Pen et ne pas voter blanc au second tour. Le combat n'est pas gagné. (...) Quant à savoir si Emmanuel Macron aura une majorité pour gouverner après les législatives, je ne suis pas très inquiet. Sous la Vème République, il n'y a jamais eu de problème véritable. On élit un président et, aux législatives, les Français accordent de nouveau leur confiance pour qu'une majorité puisse travailler. (...) De mon côté, je vais reprendre mon sac de pèlerin, distribuer des tracts et organiser des réunions publiques. »

Annick Le Loch, députée PS de la 7ème circonscription du Finistère :
« Ce résultat est moins pire que ce qu'il aurait pu être, c'est à dire que Marine Le Pen n'est pas en première position. Néanmoins, le Front national obtient un score très haut sur le plan national. Un score qui m'interpelle et que nous n'avons pas réussi à contrer jusqu'ici. Plus de 20% pour le FN, c'est considérable. Quant à l'élimination des parties de gouvernement, le message est clair : c'est un coup de balai, à droite comme à gauche. Et il faut le dire, nous n'avons pas fait une campagne très active pour Benoît Hamon. Ce qui pose la question de la pertinence de la primaire. Ceux qui ont voté pour Benoît Hamon à la primaire, ce sont les plus radicalisés, la gauche de la gauche. Son programme ne représentait pas la majorité socialiste. Il y a eu une radicalisation du vote. (...) Quant à Emmanuel Macron, il y a encore deux ans, il était inconnu, son mouvement a un an. Il a sans doute senti les choses et a réussi à entraîner du monde derrière lui, dont de nombreux socialistes. Ce qui est un abandon et une trahison pour le parti. (...) Pour la suite, je suis perplexe. Emmanuel Macron n'est pas un homme providentiel. (...) Néanmoins, pour le second tour, j'appelle à voter Macron. Le danger majeur reste le Front National. »

Emmanuelle Rasseneur, déléguée PS de la 7ème circonscription du Finistère, maire de Gourlizon, vice-présidente à la CCHPB, conseillère régionale :
« Oui ma déception est grande mais ce n’est pas une surprise. Les derniers sondages étaient constants depuis une semaine. On a pu avoir un espoir avec un taux de participation en hausse mais finalement non. C’est une double déception, puisque Mélenchon n’est pas au second tour et il était mon deuxième choix. Je considère que la gauche n’est pas présente au second tour, c’est ça la plus grosse déception et que Marine Le Pen y soit, c’est encore pire (…) J’avais voté Chirac en 2002, je voterai Macron ce coup-ci, mais pas de gaieté de cœur. Parce que je pense que ce sont des politiques libérales et capitalistes qui font le lit du Front national. Dans son projet, je n’ai pas entendu quelque chose qui me tient à cœur et qui concerne la question du partage des ressources et qui est fondamental pour un projet d’équité sociale. (..) Quant à l’élimination des deux partis droite et gauche, sur les marchés, pendant la campagne, on nous a dit que nous avions trop déçu. Les gens nous ont dit, voilà, on vous a essayé tous les deux, et maintenant on change. On essaie autre chose. Le vote pour Macron et Le Pen n’est d’ailleurs pas forcément un vote d’adhésion mais une volonté d’essayer autre chose. (…) Quant au Front national qui fait un score important à Gourlizon (19.17%), j'avoue que je ne comprends pas très bien cette percée du FN dans ma commune. Est-ce que c’est lié au fait qu’il y ait eu un vol avec dégradations à l’école il y a quelques jours ? Cela fait monter le sentiment d’insécurité. En plus de l’attentat récent sur les Champs Elysées. Il y a aussi un sentiment d’abandon par manque de services publics qui peut peut-être expliquer cela. Et pourtant, nous beaucoup de choses à Gourlizon. »

Roland Jaouen, membre du mouvement La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, conseiller municipal d'opposition à Plonéour-Lanvern, membre du mouvement La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et candidat aux élections législatives :
« Nous nous félicitons de la participation à cette élection. Plus de 80% dans la 7ème circonscription, c'est important. On pourrait penser qu'il y a un dégoût de la chose politique, alors que non. (...) Concernant notre position pour le second tour, c'est ni Macron, ni Le Pen. Mais c'est la révolution citoyenne. Il y a quatre tours : deux pour la présidentielle, deux pour les législatives. Nous voulons que notre projet soit porté à l'Assemblée nationale. Nous allons résister. (...) Les résultats du premier tour qui placent Macron et Le Pen en tête est le résultat d'un système médiatique et financier. La fusée Macron a été lancée par la presse. Macron, c'est l'hologramme d'Hollande. C'est la continuité de la politique de Hollande. Quant au score de Marine Le Pen, il vient du fait qu'elle ait pu capter les classes populaires oubliées par la mondialisation. Les gens se sont tournés vers Le Pen parce qu'ils ont un sentiment d'abandon, il n'y a plus de services publics par endroits. (...) Le score élevé de Jean-Luc Mélenchon à Tréguennec (30.36%) est le résultat de notre travail de terrain. Nous avions organisé notre première réunion publique là-bas. Nous avons capté le vote contestataire, qui peut suffire pour les législatives. (...) Il y a un rejet du système politique. Nous devons aller vers la 6ème République et redonner confiance. Nos résultats sont porteurs. Le travail que nous avons fait dans l'Ouest porte ses fruits. Nous porteront notre projet aux législatives.»

Michel Canévet, sénateur-maire UDI de Plonéour-Lanvern, président de la CCHPB :
« J'avais soutenu la candidature d'Emmanuel Macron et les résultats locaux et nationaux sont donc un sujet de satisfaction. Tout comme le taux de participation à ce premier tour. Le taux de participation est élevé, notamment ici à Plonéour-Lanvern (où il est de 86.1%). Les électeurs se sont donc mobilisés et ont envoyé un message clair. (...) Emmanuel Macron est celui qui, à mon sens, propose la voie la plus intelligente pour la France. Il a marqué sa différence avec François Hollande. Il ne s'est pas appuyé sur le PS. Et surtout, Emmanuel Macron a promis un rassemblement des forces vives qui veulent agir pour notre pays, alors que la France ne se trouve pas dans une situation réjouissante. Emmanuel Macron prend en compte la liberté d'entreprendre, tout en garantissant des solidarités auprès des plus fragiles et il plaide pour une Europe forte et non en recul. Et l'Europe doit peser pour que les choses évoluent positivement. Il y a des enjeux planétaires colossaux. (...) Mais rien n'est acquis. Une élection n'est jamais gagnée d'avance. Il faut rester mobilisés et convaincre ceux qui ont encore des doutes. J'espère que dans deux semaines, le résultat sera encore plus significatif pour Emmanuel Macron. (...) Quant à l'élimination des deux partis de la gauche et de la droite, il me semble que c'est aussi lié à la mise en place de primaires. C'est un véritable désastre. Il faut tirer des enseignements à ce niveau-là. »

Didier Guillon, candidat Les Républicains sur la 7ème circonscription pour les prochaines élections législatives.
« Le premier point est que les sondeurs ne se sont pas trompés. Ils ont été assez proches de la vérité. Concernant le résultat lui-même, je ne peux pas dire que je suis étonné. Cela me semble assez conforme à l’esprit de la campagne, une campagne de caniveau. Ceci étant, il y avait une offre politique radicalement différente cette fois. On était dans une situation atypique avec un candidat atypique, en dehors des circuits habituels, donc je pense que cela a fait beaucoup. Et puis, il y a l’attrait de la nouveauté. Ce qui m’ennuie un petit peu c’est le côté tout nouveau tout beau. Quand je regarde ce que propose Macron -  pour le peu qu’on en connaît d’ailleurs, il a été relativement discret sur son programme - je peux m’y retrouver. Si je suis élu, je ne me sentirais pas mal à l’aise. Je trouve qu’il a des idées intéressantes, certes je ne partage pas tout, mais… cela va peut être apporter le renouveau que tout le monde attend. On verra. Ce n’est pas ma chapelle, mais je vois l’affaire avec bienveillance puisque de toute façon, il va falloir faire avec. (...) Quand au second tour, j'espère qu’on fera un second tour républicain.»
 

 
 le 24.04.2017 à 21 h 35 - mis à jour le 24.04.2017 à 21 h 36 Réagir : Partager :        
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