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 Bernard Berrou, un passager dans la baie.
 le 26.04.2017 à 21 h 34 Réagir : Partager :        
 

Il le présente comme son « livre fondamental qui évoque [sa] Bretagne et [son] territoire fondateur qui est ici, en baie d'Audierne. » Le récit de Bernard Berrou, Un passager dans la baie, initialement paru en 2005 aux éditions La Part Commune (35), vient d'être réédité chez Locus Solus (29) dans une version augmentée : enrichie d'une préface du directeur de la revue littéraire bretonne Hopala ! , Alain-Gabriel Monot,  et d'un texte inédit intitulé Entre dunes et paluds. En couverture, un des dessins de la série Penmarc'h de Marion Zylberman. L'écrivain bigouden, auteur d'une douzaine de livres consacrés notamment à l'Irlande, sera samedi prochain en séance de dédicaces à la librairie Guillemot de Pont-l'Abbé. Rencontre.

La baie, « paysage archaïque fondamental »

Parfois, sourit Bernard Berrou (ci-contre en photo), « j'ai des difficultés à trouver des titres, mais celui-ci m'est venu assez vite.» Un passager dans la baie est une véritable déclaration d'amour de l'auteur à cet espace vaste et naturel qui s'étire de Saint-Guénolé Penmarc'h à Plovan. Un « paysage archaïque fondamental » pour l'écrivain qu'il convient de respecter et de protéger pour ce qu'il est. Une terre nourricière, celle de son enfance, où l'on peut marcher, errer sur des sentiers inconnus, convoquer dans la mémoire les écrivains aimés, et se retrouver face à soi-même. Le passager, explique Bernard Berrou, « c'est bien-sûr moi, puisque je suis ici en permanence, mais c'est aussi un peu tout le monde (...) Nous ne sommes que des vivants, passant ici de façon éphémère, alors que cette baie, qui est millénaire, subsiste dans son entité.»

La baie millénaire, en changement perpétuel

Une baie, « en changement perpétuel », qui laisse affleurer la sensibilité, stimule l'imagination et ouvre à l'écriture. Le récit de Bernard Berrou, écrit à la première personne, associe à la fois ses souvenirs d'enfance et une description poétique de la baie d'Audierne où les tonalités de gris lient le passé et le présent. Le gris, écrit-il, est un « concept poétique » qui se rattache au passé, à l'autrefois. Le gris, sourit Bernard Berrou, « est tout aussi lumineux que le soleil, et donne l'illusion d'aller vers le lointain. »

Un texte inédit, Entre dunes et paluds

La réédition du livre se trouve aujourd'hui enrichie d'un texte inédit d'une trentaine de pages, intitulée Entre dunes et paluds. Il s'agit, explique Bernard Berrou, « de baliser un peu plus le terrain pour les gens qui voudraient venir sur ce territoire » d'une vingtaine de kilomètres, situé entre Saint-Guénolé et Plovan sur mer. Un itinéraire original, non-touristique, entre dunes et paluds, où l'on croise « le bestiaire monstrueux des roches du Trou de l'Enfer »,  l'usine à galets de Tréguennec transformé en monument surréaliste du peintre et sculpteur italien Giorgio De Chirico, « le petit coin d'Irlande » entre Tréogat et Plovan ou encore « la plus petite chapelle du pays bigouden », à Saint-Vio, où sur la pierre phallique au nord de la chapelle,  « les jeunes femmes stériles viennent en catimini s'y frotter le ventre avec des espoirs de de fertilité mêlés d'une délectation retenue.»  Au-delà de cette promenade intemporelle, Bernard Berrou s'engage et pointe du doigt « un mal qui semble devenu incurable », à savoir la culture intensive des bulbes à fleurs sur la baie, source de pollution et de destruction, selon l'écrivain, d'un paysage qui devrait en être mieux protégé.  

 

Pratique :
Rencontre dédicace avec Bernard Berrou
Un passager dans la baie, suivi de Entre dunes et paluds
Editions Locus Solus ; 140 pages ; 12€
Librairie Guillemot de Pont-l'Abbé
Samedi 29 avril de 10h30 à 12h30
Entrée libre

 
 le 26.04.2017 à 21 h 34 Réagir : Partager :        
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