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 Un festival qui se veut ludique et populaire.
 le 03.05.2017 à 23 h 43 Réagir : Partager :        
 

Nouvelle édition, nouvelle affiche réalisée par TnV Design (ci-dessous), nouvelle présentation du programme et des auteurs invités dans un livret original d'une vingtaine de pages... Pour sa XVIIe édition du festival international de la littérature et de la bande dessinée noire et policière qui s'annonce dans moins d'un mois, le Goéland Masqué se refait une beauté. Mais préserve l'essentiel : son amour pour le livre, évidemment, pour le calambour et les mots d'esprit, assurément, et son irrésistible envie de faire la fête, à tout moment. Bienvenue à Penmarc'h où, du 1er au 5 juin - avec une mise en appétit dès le 27 mai - le Goéland va se déployer autour d'une programmation qui promet.

Un festival qui veut « décomplexer le rapport au livre »

Le programme s'annonce donc dense et alléchant, concocté comme de coutume par une équipe de bénévoles passionnés. Parce que oui, toutes celles et tous ceux qui travaillent pour le Goéland - et qui sont une centaine tout de même au plus fort du festival - le font à titre gracieux... Avec cette programmation, expliquent Marie-Françoise Plouzennec et Roger Hélias, respectivement présidente et président d'honneur du Goéland, « il s'agit de décomplexer le rapport au livre» en y apportant « un côté un peu ludique et populaire.» Ainsi, jeux littéraires masqués, dictée noire (en français et en breton), lectures publiques dans des lieux insolites, concerts, soirées chansons réalistes et aussi cinéma, exposition et bien entendu les rencontres avec les auteurs français et étrangers invités, permettront d'aborder la littérature sous des angles différents. C'est bien pour cela aussi, précise Roger Hélias, « que nous parlons de festival du Goéland Masqué et non de salon » à la connotation plus intrinsèquement commerciale de vente de bouquins. Et la formule plaît visiblement aux festivaliers qui sont, selon les chiffres des organisateurs, entre 4 500 et 5 000 à faire le déplacement à Penmarc'h chaque année. Une belle fréquentation qui fait du Goéland Masqué le premier festival dans le genre littéraire noire du département indique Roger Hélias et qui se hisse même, selon le président d'honneur, dans le top 5 des festivals français de la littérature policière.

Murder party au musée de la préhistoire, « là où il y a des os....»

Le festival, qui se déroulera à la pointe bigoudène du 1er au 5 juin, connaîtra cette année une mise en appétit avec l'organisation, au musée de la préhistoire finistérienne situé à Pors Carn, d'une murder party le samedi 27 mai. Un jeu de rôle grandeur nature, « là où il y a des os » sourit Roger Hélias, dont le scénario a été confié à l'auteur Stéphane Jaffrézic, bien connu du Goéland où il vient tous les ans et qui a, de plus, une longue expérience dans ce travail d'écriture spécifique où il s'agit d'intéresser toutes les générations. Une soixantaine de participants est attendue pour cette soirée. Les inscriptions seront prises au musée de la préhistoire à partir du 15 mai. La participation demandée - 1€ par joueur - sera ensuite, précise Marie-Françoise Plouzennec, reversée au musée.  

Thème du festival. Mémoires collectives et territoires partagés

L'ouverture du festival se fera le jeudi 1er juin, au cinéma Eckmühl, avec la projection du film espagnol El Verdugo (Le bourreau) réalisé en 1963 par Luis Garcia Berlanga. Un long-métrage qui, sous des dehors satiriques, décrit Roger Hélias, est une critique virulente du franquisme dans les années 50 et 60. La projection sera  suivi d'un débat avec le romancier, scénariste et dialoguiste de bande dessinée espagnol, Antonio Altarriba, un des auteurs invités cette année. Ses deux romans graphiques, précise Roger Hélias, en charge de la relation avec les auteurs, racontent son histoire familiale, celle de ses parents et de leurs difficultés à vivre sour le régime franquiste. Un passé familial qui devient mémoire collective de tout un peuple et dont parleront aussi quatre BDéastes espagnols invités du Goéland.  La question du territoire, celui que l'on partage ou qui se ferme, sera également abordée par les auteurs lors de rencontres. « Notre volonté était de privilégier de jeunes auteurs au niveau national et international, permettant de capter ce qui se passe ailleurs » témoignent les organisateurs. A l'image d'une Cloé Mehdi, Lilja Sigurdardottir ou encore Collin Niel. Attendu également avec impatience et gourmandise, l'américain Lance Weller, dont le roman Wilderness est considéré comme un petit chef-d'oeuvre. 

 

Pour découvrir l'ensemble de la programmation, cliquez ici.

Pour aller plus loin :
Le site internet du Goéland Masqué en cliquant ici ; sa page facebook en cliquant là

 


Les prix 2017 du Goéland Masqué :

Le prix littéraire 2017- qui distingue un premier roman, noir ou policier, paru l'année précédente - est décerné à Stéphane Jolibert pour son livre Dedans ce sont des loups (janvier 2016, 288 pages, éditions Du Masque).  Le jury de l'association Le Goéland Masqué est présidé par Jean-Bernard Pouy. La remise officielle du prix, doté de 1 000€, se déroulera lors de l'inauguration du festival, le samedi 3 juin à la salle Cap Caval de Penmarc'h.
Dedans ce sont des loups : 
« Aux confins du Grand Nord, dans un paysage de glace et de neige, une bourgade survit autour de l’activité du Terminus : hôtel, bar et bordel. Nul ne sait à qui appartiennent les lieux mais ici se réfugie la lie de l’humanité et ici s’épanouissent les plus bas instincts.
Dans ce milieu hostile, Nats fait son boulot avec application, jusqu’au jour où débarque un homme au visage familier, et avec lui, une flopée de mauvais souvenirs. Dès lors, tandis que la neige efface le moindre relief du paysage. Tandis que la beauté de Sarah chamboule son quotidien. Tandis que le vieux Tom lui raconte le temps où les loups tenaient les chiens à distance. L’esprit de vengeance tenaille Nats, impérieux, dévorant.»

Le prix Mor Vran de la BD 2017 - qui distingue une BD noire ou policière - est décerné à Jean-Claude Göttig (au scéanrio et au dessin) pour Wartertown (janvier 2016, 96 pages, éditions Casterman). Le jury est co-présidé par François Bourgeon et Alain Goutal. Le prix Mor Vran, doté de 1 000€, sera remis officiellement lors de l'inauguration du festival.
Wartertown :
« La dernière fois que je vis Maggie Laeger, c'était un lundi matin.
Je passais comme à mon habitude dans la pâtisserie de Monsieur Clarke pour y acheter un muffin que je mangerais sur le chemin du bureau.
Lorsqu'en payant, je lançai « À demain Maggie », elle répondit : « Non... Demain je ne serai plus là. » »

1er Prix de France Bleu Breizh Izel : 

Le jury du 1er Prix France Bleu Breizh Izel, présidé par Patrick Raynal, s’est réuni fin avril pour décerner le prix du meilleur livre noir ou polar édité en poche en 2016. Le nom du lauréat sera révélé lors de l’inauguration du festival du Goéland Masqué.

 
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