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 Le Malamok est mort.
 le 03.05.2017 à 23 h 24 - mis à jour le 03.05.2017 à 23 h 33 Réagir : Partager :        
 

Le Malamok, anciennement CLC (Centre des Loisirs et de la Culture), a été créé en 1988 avec une gestion associative. Près de trente ans plus tard, ce mercredi 3 mai 2017, le conseil d'a dministration extraordinaire (CA) a, après vote, autorisé la vice-présidente de l'association du Malamok à remplir le dossier de cessation de paiement pour l'adresser au Tribunal de Grande Instance. Ce dernier nommera ensuite un mandataire, qui devrait rapidement liquider l'association.

Après 1h30 de réunion ce mercredi soir, les élus de Tréffiagat sont descendus les premiers : « on est désolé. On n'a pas réussi. On est tout seul » ont-ils déclaré à la trentaine d'adhérents encore présents, qui avaient auparavant manifesté avec d'autres, une nouvelle fois, leur soutien au centre socioculturel. Jean-Luc Tanneau, maire du Guilvinec, Gaëlle Berrou, première adjointe à Plomeur et Marie Thérèse Gouzien, adjointe aux affaires sociales à Plomeur sont ensuite sortis sous les hués des adhérents.

« Un centre social, ils ne savent pas ce que c'est » a regretté Marie Cariou, membre du bureau du Malamok à la sortie du CA, ajoutant qu’ « on est ici pour créer du lien entre les gens ». « Ici, c'est de l'action sociale » a poursuivi Maryse Rousseau, administratrice de la CAF. Cette dernière a tenu à préciser qu'entre 2012 et 2014, la précarité a augmenté de 21,67% sur le pays bigouden sud. Philippe Kuriata, délégué de la fédération des centres sociaux de Bretagne, a abondé en ce sens : « Ici, il y a besoin de lien social, il y a besoin de créer de la mixité sociale ».

« Plus jamais de centre social au Guilvinec »

Selon Maryse Rousseau, « Monsieur Tanneau a dans l'idée de construire son centre social ». Mais pour l'administratrice de la CAF, pour mettre sur pied un tel projet, il faut actuellement un minimum de 15 000 habitants. Donc, selon elle, « il n'y aura plus jamais de centre social au Guilvinec, à Penmarc'h ou ailleurs ». De plus, Maryse Rousseau précise que la liquidation va faire tomber automatiquement tous les agréments du Malamok (ALSH, famille,..). Et cette dernière de répéter encore « le Malamok sert d'amortisseur social, il vaut mieux que les gamins soient encadrés par des professionnels, que par la gendarmerie ».

Quid des salariés : ils sont au nombre de 21. Les salaires de mai devraient être payés par un fond de garantie. Les licenciements devraient intervenir courant juin. Si les communes avaient l'idée de reprendre à leur compte des services identiques proposés par le Malamok, elles devront reprendre les salariés, ces mêmes qui viennent de vivre 6 mois d'incertitude.

« Hier on était devant le précipice, aujourd'hui on a fait un pas en avant ».

Quid du matériel du Malamok : il devrait certainement être vendu aux enchères. Cela concerne le mobilier, ordinateurs, ... Tout le matériel d'éclairage de la salle de spectacle devrait aussi rapidement trouver preneur.

Le comité de soutien souhaite lui rester actif pour notamment « mettre le doigt sur ce désastre économique ».
Et pour conclure cette soirée, cette phrase de Maryse Rousseau résume la situation : « Hier, on était devant le précipice, aujourd'hui on a fait un pas en avant ».

 

 
 le 03.05.2017 à 23 h 24 - mis à jour le 03.05.2017 à 23 h 33 Réagir : Partager :        
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