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 Présidentielle. Réactions en local.
 le 08.05.2017 à 22 h 38 Réagir : Partager :        
 

Emmanuel Macron, fondateur du mouvement En marche !, a été élu ce dimanche 7 mai avec 66.10% des suffrages exprimés, contre 33.90% pour Marine Le Pen, la candidate du Front national. En pays bigouden, Emmanuel Macron est arrivé en tête dans l'ensemble des 22 communes, avec 78.31% des suffrages exprimés ; son score se situant entre 71.68% (au Guilvinec) et 87.18% (à Tréguennec). Marine Le Pen totalise 21.69% ; elle obtient son score le plus élevé au Guilvinec (28.32%) et son score le plus faible à Tréguennec (12.82%). La participation, en pays bigouden, est de 80.09%. Les votes blancs et nuls représentent 12.49%. 

Nous avons contacté ce lundi 8 mai des élus et responsables politiques bigoudens et recueilli leurs réactions et analyses.

André Paubert, membre du comité local du mouvement En marche, adjoint honoraire au maire de Pont-l'Abbé :
« La victoire d'Emmanuel Macron est une victoire historique, dont l'ampleur est sans bavure. C'est une victoire au-delà de ce que nous avions espéré. Nous sommes bien au-delà des 60%, notamment en Finistère et en pays bigouden. C'est un succès réel. Les 66.10% qui ont voté pour lui, ne sont pas nécessairement tous des soutiens d'Emmanuel Macron, mais c'est le candidat de la démocratie contre l'extrême droite. (...) Quant à la comparaison avec l'élection présidentielle de 2002 (où Jacques Chirac l'avait emporté sur Jean-Marie Le Pen avec 82.21% des suffrages, ndlr), il faut analyser la situation européenne. L'extrême-droite en Europe a, aujourd'hui, atteint un niveau qu'elle n'avait pas il y a 20 ans. La montée de l'extrême-droite n'est donc pas une spécificité française, mais elle est européenne. Par contre, il y a, aujourd'hui, me semble-t-il, un affaiblissement du comportement républicain. Voter républicain n'est plus une priorité. C'est une nouveauté. Néanmoins, on craignait que Marine Le Pen puisse faire un score à 40% et on ne l'a pas eu. Le débat télévisé de l'entre-deux-tours a joué dans ce sens un rôle important. Il a montré qu'un certain nombre de fondamentaux de l'extrême-droite était toujours là. (...) Maintenant, il faut préparer et s'investir pour la troisième étape, après le premier et le deuxième tour de l'élection présidentielle. C'est à dire le premier tour des élections législatives. Il s'agit d'élire une majorité pour le président élu. Cette majorité sera absolue ou relative, nous verrons. Il ne faut pas anticiper mais nous battre pour qu'il y ait le plus possible de députés d'En Marche ! Les candidats désignés et investis seront connus en milieu de semaine (ce jeudi 11 mai, ndlr). Ca va aller vite.»
 

Liliana Tanguy, membre de l'équipe départementale du mouvement En marche pilotée par Pierre Karleskind, conseillère municipale à Combrit Sainte-Marine et conseillère communautaire à la CCPBS :
« Je suis bien entendu très satisfaite de la victoire d'Emmanuel Macron. Nous avons obtenu un score supérieur à 65% (66.10%, ndlr). C'est la victoire de la démocratrie et elle nous oblige. C'est une étape. Il va falloir continuer le rassemblement. Il y a un an et un mois, le mouvement En marche ! naissait. On disait alors beaucoup que c'était une bulle qui allait exploser. Aujourd'hui, nous avons la preuve que ce mouvement a une colonne vértébrale. On a montré que nous étions un mouvement qui pouvait mettre un frein, faire obstacle au Front national, même si son score est encore trop important. Emmanuel Macron a été capable de faire obstacle, autour d'un programme qui rassemble. (...) Quant à la comparaison avec l'élection présidentielle de 2002 (où Jacques Chirac l'avait emporté sur Jean-Marie Le Pen avec 82.21% des suffrages, ndlr), oui le Front national a progressé. On n'a pas su, les politiques, les gouvernements successifs, entendre le désarroi de la population. On sait que le nationalisme, le Front national, se nourrit du désarroi des gens. Il faut lutter le plus fermement possible contre cette progression du Front national et donner des réponses concrètes à ceux qui sont dans le désarroi, notamment en protégeant les personnes qui sont dans des situations de désespoir (...) Concernant la nouvelle étape qui s'annonce (les législatives, ndlr) je continue à être en marche. Les scores en pays bigouden, et notamment dans ma commune de Combrit-Sainte-Marine sont très encourageants (84.83% pour Emmanuel Macron ce dimanche, ndlr). Je suis plus motivée que jamais. Il faut donner une majorité au président élu pour gouverner. C'est maintenant que tout commence. Les candidats seront connus cette semaine. Je suis depuis le début fidèle au mouvement et je le resterai. J'accompagnerai Emmanuel Macron et son projet jusqu'au bout. Afin que la France puisse rayonner, au niveau européen et mondial en défendant les valeurs portées par Emmanuel Macron, de démocratien d'humanisme, de progressisme. »


Michel Canévet, sénateur-maire UDI de Plonéour-Lanvern, président de la CCHPB, soutien d'Emmanuel Macron :
« Je me réjouis de cette victoire d'Emmanuel Macron. Son score est élevé. Il arrive nettement en tête. Il faut faire confiance à la jeunesse. Ce n'est certainement pas le plus inexpérimenté, mais celui qui est capable de représenter notre pays sur le plan international. C'est le plus à l'aise dans les relations européennes, son message est profondément pro-européen. Sur le plan économique, il va inciter nos entreprises à entreprendre. (...) Quant à la comparaison avec l'élection présidentielle de 2002 (où Jacques Chirac l'avait emporté sur Jean-Marie Le Pen avec 82.21% des suffrages, ndlr), le Front national est aujourd'hui dédiabolisé. Et il y a beaucoup de nos concitoyens qui sont désabusés. Il y a de vrais problèmes dans notre pays. 6 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi et de l'autre côté des entreprises qui ne trouvent pas les collaborateurs dont ils ont besoin. Ce qui pose la question de la formation professionnelle, notamment. Il faut remettre de l'ordre. Et le discours le moins clivant, est celui d'Emmanuel Macron. Il veut rassembler ceux qui veulent agir pour sortir notre pays de la situation de désespérance dans lequel il est. Emmanuel Macron a le discours le plus positif et un programme qui permet de rassembler, plutôt que de diviser comme le font beaucoup d'autres. (...) Quant aux législatives à venir, le président élu aura une majorité. Il faut coopérer pour dépasser les clivages et travailler ensemble. Je prône pour la candidature de Christophe Roumier qui est le mieux placé pour défendre la majorité présidentielle.»


Annick Le Loch, députée PS de la 7ème circonscription du Finistère :
« C'est une belle victoire d'Emmanuel Macron. Un espoir aussi au regard de l'enthousiasme qu'il a suscité en France et à l'étranger. Il est jeune, plein d'ambition et  a fait, dimanche soir, à son QG de campagne, un beau et grand discours. C'est aussi une satisfaction de voir qu'il a été bien élu, avec plus de 66 % des suffrages. Il fallait que ce soit net, face au Front national, à l'extrême droite. Maintenant, la situation politique est inédite. On va devoir changer de logiciel politique et se l'approprier. Ce n'est pas si évident pour des gens de ma génération par exemple qui, depuis plus de 20 ans, sont membres d'un parti politique. Je suis socialiste et je le resterai. (...)  Quant à la comparaison avec l'élection présidentielle de 2002 (où Jacques Chirac l'avait emporté sur Jean-Marie Le Pen avec 82.21% des suffrages, ndlr), Marine Le Pen a réussi à faire passer l'idée que le Front national est un parti comme les autres. C'est une dédiabolisation du Front national. Marine Le Pen a presque normalisé ce parti, qui est xénophobe, raciste, d'extrême-droite. Mais attention, on ne va pas contenir la montée du Front national jusqu'à la prochaine fois. J'espère donc que Emmanuel Macron, avec son gouvernement et sa majorité, prendra la mesure de ces défis à révéler, afin que la France soit plus apaisée, plus sereine et dans laquelle chacun puisse trouver sa place. Il faut aussi une mobilisation de toute la société afin que l'on oublie personne et surtout pas les Français qui ont voté blanc ou qui se sont abstenus.(...) Quant à la question des législatives à venir, je vois que Jean-Yves Le Drian est à la manoeuvre en Bretagne. Il se passe des choses en coulisses. Il faut une majorité à Emmanuel Macron . Autrement, c'est un échec. De mon côté, je soutiens Florence Crom (PS) bien évidemment. Nous saurons cette semaine qui seront les candidats investis par En marche ! J'appelle à un rassemblement, à une assemblée constructive et positive. »

 


Annick Le Loch a souhaité, en marge de sa réaction à l'élection présidentielle, faire part de sa vive émotion suite au décès brutal vendredi dernier 5 mai de Corinne Erhel, députée socialiste des Côtes d'Armor et rendre hommage à une amie : « Je suis sous le choc. Corinne Erhel était une amie depuis 2007. Elle était dans ma commission à l'Assemblée nationale depuis 10 ans. J'ai partagé beaucoup de choses avec elle. On se voyait toutes les semaines. Corinne a tout de suite rejoint le mouvement d'Emmanuel Macron et nous avons beaucoup échangé à ce sujet (silence). Son décès est tellement brutal, c'est tragique. C'est un véritable effroi. »Les obsèques de Corinne Erhel seront célébrés ce mercredi.  

 
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