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 Législatives. Réactions en local.
 le 12.06.2017 à 21 h 40 Réagir : Partager :        
 

12 candidats se sont affrontés dans la 7ème circonscription (Pont-l'Abbé - Douarnenez) du Finistère lors du premier tour des élections législatives qui s'est déroulé ce dimanche 11 juin. Deux sont qualifiés pour le second tour de dimanche 18 juin. 

Duel La République en Marche - Les Républicains au second tour

La candidate du parti présidentiel, La République en Marche (REM), Liliane Tanguy, conseillère municipale à Combrit Sainte-Marine et conseillère communautaire à la Communauté de communes du pays bigouden sud (CCPBS), est arrivée largement en tête avec 38.08.% des suffrages exprimés. Loin devant son concurrent dans cette élection, Didier Guillon, investi par le parti Les Républicain, qui remporte 16.98% des votes. Un score bien loin des 22% obtenus lors du premier tour des législatives en 2012.
En troisième position pour ce premier tour, Roland Jaouen pour la France Insoumise qui réalise 14.63% des suffrages exprimés. Il se hisse, notamment dans plusieurs communes du pays bigouden, à la deuxième place. Loin derrière, la socialiste Florence Crom passe en dessous des 10%. Elle remporte 9.11%.

L'abstention grande gagnante

Si Liliane Tanguy, investie par Le République en Marche, fait figure de grande favorite, l'autre grande gagnante dans cette élection est l'abstention avec 43.53%. Bien en-deçà cependant, du taux d'abstention national qui plafonne à 51.29%.

Réactions de candidats et de la députée sortante :

Les réactions de Liliane Tanguy et Didier Guillon ont été recueillies dès dimanche soir. Elles sont à lire en cliquant ici.

Roland Jaouen, candidat pour la France Insoumise :
«Ce qui est d'abord à noter est l'abstention historiquement élevée, signe d'un système politique à bout de souffle. Ca devient catastrophique. Il faut passer à autre chose. Ces élections législatives n'ont été que la validation de l'élection présidentielle. Nous ne donnerons pas de consignes de vote pour le second tour. Il n'y a pas à choisir entre la droite extrême avec Les Républicains et l'extrême finance de La République en Marche. (...) Nous allons continuer, sous la forme d'un mouvement citoyen,  et reconstruire une force anti-libérale, telle qu'elle est présentée dans le programme l'Avenir en commun. Ce qui nous a manqué dimanche, ce sont les jeunes. Ils ne sont pas venus voter, alors qu'ils étaient là pour la présidentielle. Par ailleurs, le score réalisé par Liliane Tanguy n'est pas pensable. C'est le système présidentiel qui veut ça. On a beaucoup entendu sur le terrain 'Il est jeune et il est beau.' Nous avons eu beaucoup de mal à lutter contre ça. Mais on continue à se battre pour faire avancer nos idées.»

Florence Crom, candidate PS :
« Le résultat est forcément décevant, tant sur le plan local que national. Le PS est durement sanctionné. Le résultat de ce premier tour des législatives est une décalcomanie de la présidentielle. Et qui n'a pas tenu compte de la valeur de certains élus, dont je connais et loue le travail. Nous avons entendu, sur le terrain, beaucoup de gens dire qu'ils allaient voter pour un parti et pour un homme. C'est un vote national et non pas local. (...) Nous ne donnerons pas de consigne de vote. (...) Nous avons fait une campagne de terrain, avec mon équipe et forcément je suis déçue. De plus, nous n'avons pas à rougir de qu'à fait le PS en local, tant au niveau du bilan de la députée sortante que le travail effectué par les maires PS. Les élus de terrain font le travail, s'impliquent. La sanction est forte.»

Annick Le Loch, députée PS sortante :
« Nous sommes victimes d'une vague très forte, d'une submersion. L'électorat d'Emmanuel Macron s'est mobilisé très fortement. Il y a une puissance d'adhésion à Emmanuel Macron, à un renouvellement. Nous avons fait une campagne de terrain, mais face à l'électorat d'Emmanuel Macron, il n'y avait rien à faire. En plus, le Parti socialiste n'a pas mené une campagne nationale. Les candidats n'ont pas été accompagnés. Il faut également noter le taux d'abstention tout à fait conséquent, signe d'un refus démocratique naissant. L'abstention grossit en permanence. Les jeunes et les ouvriers ne sont pas allés voter pour ce premier tour. C'est inquiétant pour l'avenir. Quant au Parti socialiste, il est laminé. Je ne pensais pas que ce serait à ce point-là. Il y a des personnalités locales, notamment Jean-Jacques Urvoas, qui ne résistent pas à des inconnus investis par La République en Marche. Ce premier tour (des élections législatives, ndlr) est un troisième tour de l'élection présidentielle. C'est une élection nationale et non pas locale. (...) Je trouve extrêmement dur et violent ce qui s'est passé. Je respecte profondément l'électeur mais c'est ingrat et peu reconnaissant du travail effectué. Il ne suffit pas de dire 'On dégage les vieux, les anciens et ça ira mieux.' C'est d'une violence incroyable. Je pense qu'il y a aussi un ras-le-bol des campagnes électorales, des affaires. La seule consolation, est que le Front National obtient un faible score. Pour le reste, c'est irrationnel. Affaire à suivre.»

Christophe Roumier pour l'Alliance centriste ( qui a obtenu 4.46% des suffrages exprimés) n'a pas donné suite à nos demandes téléphoniques.

 
 le 12.06.2017 à 21 h 40 Réagir : Partager :        
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