Le collège Laennec de Pont-l'Abbé, fort de ses 840 élèves, est le plus important du département en terme d'effectifs. Et il dispose actuellement d'un poste de conseiller principal d'éducation (CPE), tenu à temps partiel (80%), non compensé.
Les missions, souvent méconnues, du CPE se décomposent en trois axes :
- la surveillance et la sécurité des élèves
- le suivi individualisé des élèves
- l'animation
Or actuellement, avec un CPE à temps partiel, c'est l'urgence seule qui est gérée, au détriment du fond (suivi et animation), soulignent les enseignants revendicatifs qui, devant le manque de moyens pour encadrer correctement la vie scolaire, ont donc débrayé une demi-heure (de 10h à 10h30) ce mercredi matin.
Ils étaient soutenus dans leur action par la municipalité de Pont-l'Abbé avec la présence de Véronique Blanchet, adjointe en charge de la petite enfance, mais aussi par les parents d'élèves, pour qui la vie scolaire fait partie intégrante de la vie des enfants.
Selon l'Inspecteur Pédagogique Régional de la vie locale, un poste de CPE pour 400 élèves serait la norme.
Cette déficience de soutien à la vie scolaire avait déjà été pointée du doigt lors du conseil d'administration du collège le 19 novembre par les enseignants, puis le 28 janvier par les parents d'élèves.
Autre forte inquiétude des enseignants qui pensent aux 80 000 postes qui devraient disparaître à l'horizon 2012. Selon Louis Guirriec enseignant et responsable FSU local, "tout ceci n'est pas dû à la conjoncture, mais à une politique visant à casser le service public d’éducation."
Voyant d’année en année, dans le budget de l’Etat, la part des dépenses en matière d’éducation baisser, les enseignants estiment que l'éducation n'est plus une priorité nationale.
Aussi, pour porter haut leurs mécontentements et leurs inquiétudes face aux différentes réformes gouvernementales, les enseignants seront en grève le vendredi 12 mars... juste avant les élections régionales.
Un rassemblement est prévu à 10h30 à l'inspection académique de Quimper.