Le Jardin du pays bigouden ouvrait ses portes ce samedi matin. Situé dans la zone du Guirric à Pont-l'Abbé, ce jardin, à vocation d'insertion, a vu le jour début 2000.
Cette porte ouverte est l'occasion, comme le souligne Jacqueline Travigne, la présidente de l'association, de rappeler les 10 ans d'existence, de faire constater l'évolution du jardin. Pas question de fêter cet anniversaire, tient à préciser Mme Travigne, puisqu'il s'agit d'une structure qui accueille un public en difficulté d'insertion professionnelle et souvent personnelle.
La création de cette structure fait suite aux constats effectués depuis plusieurs années par le service insertion du Conseil Général sur la nécessité d'ouvrir un atelier d'insertion dans le pays bigouden. Depuis son installation en 2000, cet atelier fonctionne sur un terrain mis à disposition par la ville de Pont-l'Abbé. Il peut accueillir 8 personnes bénéficiaires de minima sociaux, des personnes très éloignées du monde du travail, en raison de difficultés personnelles.
L'objectif du jardin, est donc, au travers du support de la terre, de proposer aux participants d'acquérir plus d'autonomie sociale, de reprendre confiance en soi, d'adhérer à une activité régulière, de se resituer dans la société...
Certains y restent juste une semaine, d'autres plus longtemps. Côté résultats, 50% passent à l'étape suivante, qui représente l'accès à un travail, ou l'entrée dans un atelier d'insertion dans lequel les contraintes de temps et de rendement sont plus importants. Depuis 10 ans, le jardin du pays bigouden a accueillli près de 140 personnes.
Côté élus, seuls deux représentants sont venus à cette porte ouverte... (le maire de Pont-l'Abbé et sa première adjointe)...a croire que les difficultés de certains bigoudens n'intéressent pas vraiment les décideurs locaux.
Autre bémol, sur les 8 places disponibles dans ce jardin d'insertion, seules 5 sont actuellement pourvues : certains membres de l'association regrettent donc que certains dossiers restent bloqués dans les équipes du Conseil Général en charge de l'insertion. Le conseil Général qui finance pourtant, chaque année, cette structure à hauteur de... 29 000 euros.
Cliquez ici pour découvrir l'interview de Jacqueline Travigne, la présidente, et de Pierre Daoudal, l'encadrant.