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 Un film en avant-goût du Seiwa festival
 le 15.09.2016 à 21 h 30 Réagir : Partager :        
 
Connaissez-vous les indiens Kogis de Colombie ? Il s'agit des derniers descendants des Tayronas, l’une des plus grandes sociétés précolombiennes du continent sudaméricain. Leur histoire, leur rapport à la nature et leur façon de vivre auraient pû rester inconnus du reste du monde, jusqu'en 1987. Cette année-là, un village Kogis sauve d'un oedème pulmonaire, au beau milieu de la Sierra Nevada de Santa Marta, à 5 000 mètres d’altitude, Eric Julien, un géographe français, venu découvrir leur territoire.

L'expérience d'Eric Julien

La rencontre bouleverse profondément le scientifique. Il en écrit un livre et créé en 1997 l'association Tchendukua -là où converge la pensée en langue kogi- dans le but d'aider les Kogis à récupérer leurs terres disparues aux mains des farcs, des paramilitaires mais aussi des investisseurs immobiliers. Son initiative touche de nombreuses personnes dans le monde entier. L'association grandit rapidement et permet le rachat de plusieurs hectares de terres dès 1998. Le documentaire Kogis, le message des derniers hommes, réalisé en 2005 par Eric Julien, donne la parole aux représentants d'un peuple milénaire et nous invite à regarder la nature qui nous entoure à travers leur vision intérieure.

Un soutien à l'association Tchendukua

L'histoire de ce peuple, Jean Christophe Faller(ci-contre en photo) l'a découverte il y a une dizaine d'années, alors qu'il vivait encore en région parisienne : "Les Kogis font appel à l'être humain, dans ce qu'il a de plus originaire." Ce membre du groupe de chanson française Kitoslev décide alors de mettre au profit de l'association Tchendukua, sa connaissance du monde artistique et son carnet d'adresses. Il monte le Seïwa festival -festival de la force en langue kogi- dans le but d'apporter un soutien financier à l'association. La première édition a lieu en 2003. Sept autres suivront, "malgré l'absence de soutien de la part de la mairie" où il réside alors.

Une attache bigoudène

Arrivé en pays bigouden en 2011, le musicien a d'abord pris le temps de découvrir sa nouvelle région et d'y tisser les premiers liens. L'année dernière, avec sa compagne Nathalie Faverais, comédienne et conteuse, ils souhaitent remettre sur les rails le Seïwa festival. Pour cela ils fondent l'association Ecorces et âmes. Ce nom s'inspire de la traduction française de Kervignon, pierre à écorcer, le nom breton du lieu-dit où le couple réside à Plobannalec- Lesconil. "C'était important pour nous de trouver un nom en rapport au lieu" indique JC Faller.

Un éco festival de plus !

En effet, car la prochaine édition du Seïwa festival, le 8 octobre à Plobannalec-Lesconil, poursuivra un second objectif, aux retombées plus locales. En plus de soutenir les Kogis, il servira à "racheter des terres en pays bigouden pour favoriser l'agriculture biologique" indique l'organisateur. Pour cela, Ecorces et âmes s'est rapprochée de l'association bretonne Terre de liens : " nous avons en projet la création d'un groupe foncier agricole pour nous permettre d'établir des bails environnementaux, qui donnent plus d'assurance aux agriculteurs biologiques de conserver leurs terrains sur la durée" transmet JC Faller.

Soutenu par les associations Pont-l'Abbistes E-Ker et Sur un air de terre, le Seïwa festival fait son entrée parmi les rendez-vous éco citoyen nombreux dans le pays bigouden. En attendant de retrouver le détail de la programmation dans un prochain article, vous pouvez venir rencontrer les organisateurs ce vendredi 16 septembre, à 19 h au cinéma Eckmül à Penmarc'h. C'est gratuit !

Pratique :
Projection samedi 16 septembre à 19 h au cinéma Eckmühl à Penmarc'h du documentaire de 56 mn, Les Kogis, le message des derniers hommes, réalisé en 2005 par Eric Julien, le fondateur de l'association Tchendukua.
Entrée gratuite

 
 le 15.09.2016 à 21 h 30 Réagir : Partager :        
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