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  Mais qui paye quoi à Tréméoc ?
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   friduzou (106)   le  14/09/2013 à 01h09  
Quoiqu’il en soit, même avec cette répartition, c’est bien l’argent public qui a servi comme investissement de départ. Sur le fait que les nouveaux commerçants vont payer un loyer, cela est dans la logique. De 750 à 1 000 € pour l’appartement cela semble assez onéreux dans une petite ville comme Tréméoc, tout dépend de l’espace mis à disposition, faut-il encore qu’ils en aient l’utilité. Ces 1 000 € mensuels viennent déjà grever le budget mensuel du commerce. Il reste à savoir si un tel commerce peut retirer suffisamment de bénéfices (ou de marges brutes) pour payer les frais. Il n’y a pas que le loyer, il y a les impôts locaux, les charges d’assurances personnelles, les charges d’assurances du local, l’eau, l’électricité. Pour qui connaît le secteur de la distribution, même si les marges semblent assez larges, il y a lieu de les considérer « brutes ». Les marges « nettes » ne sont pas si importantes mais les supermarchés se rattrapent sur le volume, les ristournes, les « marges arrières » des fournisseurs, des prix obtenus auprès d’eux auprès des centrales d’achats via les plateformes de distribution. Un commerçant indépendant n’a pas cette marge supplémentaire ni un volume conséquent pour faire face. Je comprends très bien Annick Le Loch qui s’interroge sur le besoin de faire appel à la « puissance publique » pour créer un commerce en cette commune puisqu’elle-même avait un commerce de réparations et ventes de cycles à Pont-l’Abbé qui n’a d’ailleurs pas trouvé de repreneur. D’ailleurs, elle faisait remarquer que le Centre Leclerc de Pont l’Abbé vendait en 1 semaine autant de vélos que son magasin en 1 an ! Lorsque la CCPBS indique ne pas « financer » un commerce, il n’en demeure pas moins, comme l’a précisé le député, que c’est bien l’argent public qui a servi de base pour la mise en œuvre des travaux, de l’achat du local, de sa rénovation, de l’achat de la licence du bar etc… Or, ce ne sont pas quelques milliers d’euros mais 520 000 € répartis comme cité dans l’article de BigoudenTv. Or cet argent est celui du contribuable. Si l’on revient sur le paiement du loyer de 750 € par mois puis 1 000 € par mois soit 9 000 ou 12 000 €, cela ne représentera même pas un intérêt de l’investissement à 2% ! Or, les collectivités locales sont parfois obligées d’avoir recours à des emprunts de trésorerie près des banques, ces dernières ne prêtant pas gratis l’argent de leurs clients. Cela veut déjà dire que le loyer est une rentrée quasi nulle sur l’investissement. Ceci dit, pour que ce commerce puisse tenir, il faut d’abord qu’il y ait une clientèle fidèle, un stock suffisant afin de pouvoir proposer à la clientèle un éventail de produits. Or, un stock ne peut pas être financé par un emprunt sauf à faire un crédit de trésorerie ou un crédit fournisseur ce qui est moins courant de nos jours, ceux-ci voulant être payés au plus vite, souvent « comptant » pour les nouveaux clients. Si le commerce doit avoir recours à un crédit de trésorerie il trouvera sa marge amoindrie. Comme les prix d’achats proposés au départ seront bien plus élevés que ceux des grandes enseignes, il n’y aura pas d’autres solutions que d’avoir des prix bien plus élevés, ce qui n’est pas pour attirer le client. La proximité des grandes enseignes comme Leclerc, Lidl, Carrefour, Géant, Super U, Casino, Marché U, Carrefour Market, avec un éventail sans comparaisons sur des milliers de produits, « Le Commerce » de Tréméoc ne peut être qu’un service d’appoint pour les habitants de la ville qui, pour la plupart travaillent à l’extérieur, profitent de faire leurs courses dans ces villes à des prix les plus bas possibles. De toutes manières il faut, pour tout commerce, une rotation rapide des stocks par une vente assez rapide afin de produire un chiffre d’affaires. Pratiquer des prix plus élevés sans dégager davantage de marges ne peut qu’asphyxier le commerçant. Pour que ce commerce puisse vivre, il faut un chiffre d’affaires en conséquence. Un commerce ne peut pas vivre de « subventions » encore moins, comme il a été possible de lire dans les réactions de certains internautes, d’une possibilité de « subventionner » un commerce afin d’avoir des prix attrayants. Ce serait une « concurrence déloyale » qui n’échapperait pas aux autres enseignes qui paient plein pot les impôts et les charges. Vouloir dynamiser une ville est une bonne chose. Investir de l’argent public à ces fins demeure un risque pour les initiateurs d’autant que l’argent public sert à concurrencer le commerce traditionnel, que ce soit « supermarchés », « hypermarchés », « supérettes » « hard discounts ». Pourquoi ne pas avoir solliciter les grandes enseignes capables de dépêcher dans une ville comme Tréméoc une succursale de leurs diverses marques ou enseignes avec une plateforme commune d’achat comme cela se fait dans des grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux ou autres. Le Pays Bigouden, dans son ensemble est un bassin d’un peu plus de 55 000 habitants. Beaucoup d’entre eux font leurs courses dans les hypermarchés. Citer Lelerc de Pont l’Abbé en tête n’est que rendre à ce supermarché la réalité de son savoir-faire. Très souvent, le magasin effectue des prix coûtants sur des produits d’appel comme le poisson, les légumes, les fruits ou autres (pour ne parler que d’alimentation), étant connu que le consommateur va prendre d’autres produits permettant de relever la pesée des marges. Un commerçant indépendant ne peut pas procéder à ce genre de promotion ni de têtes de gondoles à longueurs d’années. Les années 2012 et 2013 ont été des années difficiles pour les porte monnaies du fait de l’augmentation massive des impôts par l’actuel gouvernement. Comment les élus du même parti ont-ils pu imaginer un montage sur fond public de cette manière même s’il s’agit d’une volonté des habitants (tout ceci étant relatif) ? La même question se pose sur l’investissement du futur cinéma où il reste à savoir si l’argent public va aussi être mis dans le projet, à quelle hauteur afin de savoir quel retour sur investissement il peut y avoir. L’interrogation ou le questionnement de la députée semble tout à fait raisonnée et logique à partir du moment où l’élue « nationale » se bat à l’Assemblée aux fins de réduire les déficits publics. Or si toutes les communautés de communes s’interposent ou se substituent au privé pour créer des commerces en leurs lieux et places, le contribuable ne trouvera pas son compte, pointera du doigt les initiateurs d’un tel projet dont la responsabilité n’est que toute relative car s’il n’y a jamais de retour sur investissement, cela passera en pertes et profits aux dépends des contribuables. Avancer que le financement ait été fait par la Commune, la Communauté de Communes, le Département, la Région ou toute autre organisation utilisant l’argent public ne change rien. Le contribuable paiera sur sa feuille d’impôts quelques centimes ou euros supplémentaires dans chaque case réservée à cet effet. Cet investissement montre que certains élus n’ont pas l’idée réelle du commerce. Certains socialistes peuvent-ils penser, puisqu’ils sont à l’initiative de ce projet, que l’économie se décrète, se dirige ou se cadenasse comme une sorte de « collectivisme » désormais dépassé dans l’économie libérale ? Si l’investissement est d’ordre « social » comme la racine de leur dogme il reste à savoir si les habitants du Pays Bigouden Sud vont laisser une telle équipe continuer à dépenser l’argent qu’elle n’a pas en puisant dans les poches des contribuables ? Cela va même plus loin que le Pays Bigouden puisque toutes les parties sont concernées (Département, Région etc…). A l’heure où il devient nécessaire de faire des économies sur les fonds publics, que Bruxelles ne va tarder à remonter les bretelles au Ministre de l’Economie, pour son manque d’énergie à réduire les dettes, ce n’est pas le moment aux collectivités locales ou territoriales de balancer un demi million d’euros dans une cause aussi risquée, augmentant ainsi la dette de la France puisque l’argent est sorti des caisses. Le contribuable n’est pas « inépuisable » à souhait. Les socialistes démontrent que leur addiction à la dépense publique (c’en est une ici encore) n’est toujours pas assouvie. La réserve apportée par la députée montre un malaise dans ce système. Elle se trouve entre le marteau et l’enclume dans cette histoire, mise devant le fait accompli. A cela s’ajoute dans cette ville de Tréméoc des travaux effectués aux abords de ce commerce rendant difficile l’accès par ces étranglements de la route principale menant vers le carrefour central. Cela ne donne point d’envie de s’y rendre, la place laissée libre n’est que de quelques emplacements de parking, rien à voir avec l’étendue du parking Leclerc, Super U, Carrefour et tous les précités. Au final, il y a lieu de souhaiter une bonne fréquentation en y associant d’autres activités capables de générer une valeur ajoutée à ce commerce. Quant au bar, il restera à démontrer que les Tréméocois se déplacent en masse pour faire tourner la boutique, inutile de penser à ce que les habitants des communes y viennent, ceux-ci étant pourvus d’activités dans leur propre ville. A l’aube des nouvelles élections municipales le contribuable donnera son avis dans les urnes sur la manière dont son argent ou ses impôts sont utilisés. Cela pourrait aboutir à une censure collective au parti ayant initié ce système « social » un peu risqué. L’opposition risque bien de saisir la balle au bond. Ce ne sera plus une partie de « ping pong » dont la raquette a si longtemps fait l’honneur de Tréméoc.
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