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  pomajo  le  15/11/2016 à 11h37  
14 octobre 2016 après un aimable rappel à l'ordre . . . à Tronoën
Mon cas particulier mais non isolé . . .
Je ne prends pas d'anti-dépresseur, pourtant j'aurais quelques raisons d'y avoir recours : mon mari et moi-même frôlons les 70 ans, un cancer chacun (pas de jaloux), une invalidité à 80% pour l'un et une maladie dégénérative des articulations (polyarthrite rhumatoïde*) pour l'autre. Mon mari ne sort quasiment pas, il ne peut pas marcher beaucoup. Moi, depuis 2005, j'essaie de me maintenir . . . au début, j'accompagnais une amie à cheval le samedi, j'allais à la piscine, je marchais avec mon chien Brume et m'occupais des chevaux jusqu'à ce que les douleurs articulaires m'interdisent toutes ces activités sauf les sacro saintes balades avec Brume et Lola (adoptée « en sauvetage » en 2013) qui m'obligent à sortir et entretiennent notre bonne humeur tant « les filles » sont toujours contentes de se balader, de courir, de rentrer.

* La polyarthrite rend les gestes les plus anodins, pas si anodins. Sortir du lit le matin, se laver les cheveux, s’habiller, éplucher une carotte, ouvrir une boite de conserve, ramasser une pièce tombée à terre, promener son chien, se brosser les dents, ouvrir une bouteille d’eau, j’en passe et des meilleures.

LES INTERDITS
Insidieusement, les interdits se sont mis en place : plus question de se promener sans laisse (je peux à peine en tenir une , alors 2 . . . ) dans notre bois de Roscouré, à Roscanvel, dans le Polder, sur la plage en été (normal), sur la plage toute l'année, au Pouldon, dans les champs vides et que dire des période et des horaires de chasses diverses et variées selon les gibiers (plume, poil, eau . . .), les « battues ». L'an dernier, pour échapper aux chasseurs, nous avions pris l'habitude de nous réfugier à Roscanvel ou en arrière-dune le lundi et le samedi après-midi. Le jeudi et le dimanche, nous allions en Baie d'Audierne et le mardi, mercredi et vendredi, nous avions le choix des balades.
Aucune concertation, aucune gestion cohérente du territoire (qui est propriétaire de quoi et qui gère quoi ? Je vous défie de vous y retrouver) font de nous les boucs émissaires non organisés donc vulnérables.
Malheureusement, nous sommes pris entre le lobby des "amis officiels des oiseaux" sur le sanctuaire du conservatoire du littoral et celui des "chasseurs" qui nous interdisent les réserves . . . Que nous reste-t-il pour voir courir nos chiens ?
La lutte contre les déjections et les déchets humains sont une urgence certainement plus légitime que la stigmatisation de ces compagnons qui nous rendent la vie plus belle ! ... il y a pourtant 7 millions de chiens en France   Serait il possible de s'organiser pour obtenir des espaces où nous pourrions les lâcher lorsqu'ils sont sociabilisés ! Bien sûr, le « vivre ensemble » passe par l'éducation de tous . . . Que dire des VTT qui vous passent au ras des moustaches en vous éclaboussant de boue sans prévenir, ni s'excuser sinon en vous gratifiant d'un agressif « tenez vos chiens en laisse » ou d'un maître à qui vous recommandez de ramasser l'énorme « caca » que son chien vient de poser sur le chemin ou la plage et qui vous répond que « c'est bio-dégradable » . . . Un petit dépliant (ne pas jeter) remis aux usagers ou de jolis panneaux s'intégrant au paysage, ne seraient-il pas plus efficace que tous ces interdits ?

Le point de vue des chiens
Où est-il le temps où nous pouvions vagabonder librement , maintenant c'est Facebook qui diffuse des « perdus » et des « trouvés », la fourrière qui nous traquent, la Spa qui nous veut du bien en palliant la défaillance de nos maîtres . . . Et nous voilà derrière les barreaux sauvé parfois par un « gentil » attendri par nos beaux yeux confiants qui disent souvent « sors moi de là ». Quand, on a de la chance, nos nouveaux amis ont un jardin (clôturé est un « must ») parce que la promenade dorénavant ce n'est que « en laisse » pour protéger les oiseaux, les escargots . . . le biotope défendu sans discernement par les écolos (intégristes) et les technocrates à coup de Natura 2000, parcs, conservatoires, arpentés par des gardes assermentés qui font le travail pour lequel ils sont payés en harcelant les promeneurs dont le chien gambade « hors du chemin », les enfants qui grimpent sur les dunes alors que la plage et souvent la dune sont jonchées de déchets et de mégots, que le séneçon de jacob prolifère . . . Je m'égare . . . Je me trompe de combat . . . J'ai déjà entendu ça de la part d'un « écolo » à qui je montrais mon sac plein de déchets plastiques et qui me reprochait la mort d'un Fou de Bassan qui pourrissait sur la dune !
J'aurais tendance à dire que l'on frôle maltraitance animale et humaine quand on prive un chien et son maître de liberté, qu'on les empêche de courir ou de marcher sur la plage à marée basse et hors saison ou sur des hectares de dunes désertes. Que savent-ils tous ces technocrates à part interdire, du bonheur, quand on est soi-même triste et diminué, de voir son chien joyeux, plein de reconnaissance et d'affection, partir après un oiseau moqueur qui le nargue et qu'il n'attrapera jamais ou courir à perdre haleine au bord de l'eau.
J'étais tellement consciente de ce privilège qui était le nôtre d'arpenter une ou deux fois la semaine, les étendues de Tronoën que j'avais pris l'habitude de payer mon tribut à la planète en ramassant au moins 2 sacs de déchets plastiques sur la dune et la plage aidée par Brume qui me ramenait une bouteille plastique pour une croquette !
J'ai eu l'occasion de croiser quelques écolos intégristes qui n'avaient d'yeux que pour les oiseaux pendant que j'attirai vainement leur attention sur les déchets potentiellement toxiques (un énorme bloc de graisse signalé au CEDRE), des cétacés morts signalés à Pelagis ;) Eux aussi me demandaient de tenir mes chiens en laisse !
Ni poubelles, ni sanitaires (excréments humains et papier toilette un peu partout après la saison) et ce sont nos pauvres chiens que l'on accuse de tous les maux. Je suis révoltée . . . vous me contraignez à rester chez moi ou à aller vivre ailleurs

Le marché de la nourriture pour animaux
Nous ne sommes malheureusement pas organisés et pourtant . . . nous représentons un poids économique considérable sans compter les économies d'anti-dépresseurs que font faire à la communauté nos compagnons toujours contents et plein d'amour.
En France en 2010, près de 18 millions de foyers possédaient un animal domestique. La France se place ainsi à la première place mondiale en proportion d’animaux domestiques par habitant. Ainsi, en 2010, près de 4 .5 milliards d’euros ont été dépensés pour nourrir 8 millions de chiens et 10 millions de chats. Le chiffre d’affaires du marché s’élève à 2.7 milliards d’euros, dont plus d’un milliard d’euros à l’exportation, et le secteur représente plus de 6000 emplois directs. Le budget consacré à l’alimentation animale ne cesse d’augmenter, la plupart des propriétaires dépensant entre 15 et 75 euros par mois. Les propriétaires d’animaux domestiques sont désormais plus de 80% à acheter des aliments préparés industriellement.

Les refuges
Ils sont plein à craquer . . . Quant on en sort un chien, c'est pour lui donner une belle nouvelle vie avec des balades dignes de ce nom.

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