Le Salvador exonérera les investisseurs étrangers du paiement d’impôts sur les gains réalisés grâce à la spéculation sur le bitcoin dans le pays, selon un conseiller gouvernemental, après être devenu le premier pays à reconnaître la crypto-monnaie comme monnaie légale, comme le rapporte l’AFP.

Le Salvador exonère les investisseurs étrangers d'impôts sur les bénéfices en bitcoins

Le Salvador a déclaré le bitcoin ayant cours légal aux côtés du dollar, qui est la monnaie officielle du pays depuis 20 ans.

 

Des experts et des décideurs politiques ont exprimé leur inquiétude quant à la célèbre volatilité de la crypto-monnaie, son impact possible sur l’inflation des prix dans un pays où la pauvreté et le chômage sont élevés, et le manque de sécurité des utilisateurs.

 

Il existe également des inquiétudes quant à son potentiel d’utilisation illégale, en particulier dans le cadre du blanchiment de fonds provenant d’opérations criminelles telles que le trafic de drogue et le financement du terrorisme.

 

« Si une personne a des actifs en bitcoin et fait des profits élevés, il n’y aura pas d’impôt. Ceci (est fait) évidemment pour encourager les investissements étrangers », a déclaré à l’AFP Javier Argueta, conseiller juridique du président Nayib Bukele.

« Il n’y aura aucun impôt à payer ni sur l’augmentation de capital ni sur les revenus. »

 

Selon Argueta, le cyber « portefeuille » qui permet aux Salvadoriens d’acheter et de dépenser des bitcoins depuis leur pays et à l’étranger intègre les « mesures nécessaires » pour assurer la traçabilité. « Nous mettons en œuvre une série de recommandations des institutions internationales contre le blanchiment d’argent », a ajouté le conseiller.

 

Afin de minimiser les conséquences d’une fluctuation excessive des devises, il a déclaré que les transactions en bitcoins seraient temporairement interrompues si sa valeur diminuait un jour.

 

Le gouvernement affirme que l’expérience permettra à de nombreux Salvadoriens d’accéder pour la première fois à des services bancaires et qu’elle économisera des millions de dollars en commissions sur les envois de fonds envoyés de l’étranger, principalement des États-Unis.

 

Plus d’un cinquième du PIB du pays provient des envois de fonds.

 

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